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Poésie libre
Provencao : L'aube
 Publié le 12/03/26  -  13 commentaires  -  608 caractères  -  141 lectures    Autres textes du même auteur

Un secret qui invite à la confidence.


L'aube



Le fleuron de février accueille
Le chemin blanchi,
Un chemin qui vibre l'aube.

L'eau de la rivière miroite,
Le contre-jour de la truite fait silence
Et l'aube
Clignant des yeux
Siffle en secret
La gaîté du monde.

Règne de douceur
Que rien ne peut bouleverser
Peut-être.

Règne dont seule l'aube
Apprécie le chemin,
L'aube savoure
Rouge et sauvage
Le délicat des groseilles.

Ce secret qui invite les pas,
Et l'aube, merveille,
Délie la confidence


D'une candide beauté.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
4/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
libre
On peut dire que l'aube vous inspire ?
Un entretien entre Elle et Vous, lorsque ses couleurs vous inspirent de jolis vers, dont la 4e strophe me plaît particulièrement.
NB ce mot clé AUBE répété avec insistance, mérite cette mise en avant, et je suis confondu " d'une candide beauté "
papipoète

   Lebarde   
4/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Une évidente recherche de poésie et d'élégance dans cette "Aube" qui secrètement " invite à la confidence", pourtant à mon sens, gâtée et même gâchée par une syntaxe incertaine, une volonté de bien faire parfois contrariée par des associations de mots mal choisis et des répétitions trop nombreuses dans un poème aussi court qui saturent un peu la " candide beauté." de "l'aube.

Soit mais dommage quand même.

En EL

   Polza   
6/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
J’ai dû m’y reprendre à 2 ou 3 fois pour saisir l’essence de ce poème, la ponctuation ne m’y a pas aidé.

Si je devais comparer ce poème à une autre forme d’art, je comparerais en disant que c’est l’œuvre d’un (d’une) artiste peintre, j’ai eu l’impression de lire un tableau de maître…


Il émane une grande douceur de ce poème, c’est rassurant, réconfortant, régressif.

« L’aube savoure
Rouge et sauvage
Le délicat des groseilles » je trouve qu’une virgule après savoure et après sauvage rendrait ce passage encore plus doux qu’il ne l’est déjà.

« Ce secret qui invite les pas,
Et l’aube, merveille
Délie la confidence


D’une candide beauté. » ce n’est sûrement pas ce que vous vouliez écrire, mais je me suis dit quel dommage de ne pas avoir écrit :

« Ce secret qui invite les pas… (les points de suspension c’est mon péché mignon, mais au moins un point à la place de la virgule)
Et l’aube merveilleuse
Délie la confidence


D’une candide beauté. » c’est un petit rien, mais pour moi ça change tout, mieux ou moins bien, je ne sais pas, mais j’aurais préféré lire ça…

   Vincent   
12/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Provencao

S'installer tôt le matin

avec tout son matériel de peinture

comme ont fait tous les grands artiste

Et capter point par point ce merveilleux moment presque mystique

Vous le faite à merveille

   Passant75   
12/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
On l’aura compris, tant le mot est répété, l’auteur apprécie l’aube. Elle fait briller la nature et rend le monde joyeux, doux et coloré. Mais s’il est un secret qui inviterait à la confidence, il m’est difficile d’imaginer que candide soit la beauté. Celle-ci, comme Baudelaire l’a si bien chanté « trône dans l’azur comme un sphynx incompris ». Elle n'est guère simple et conserve une part importante de mystère. Mais ce n’est là que ma propre vision !

Ce poème est donc bien plus une peinture naïve que le tableau d’un impressionniste. La beauté, du moins telle que je l’imagine, doit troubler, bouleverser, interroger tous le sens. L’aube, passage du sombre de la nuit à la clarté du jour, est donc rassurante. Peut-être l’est-elle un peu trop !

   Luron   
13/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Après une première lecture, j'allais en rester là car je ne suis pas assez sensible à la poésie libre lorsque le dernier vers "D'une candide beauté" m'a enchanté. J'ai senti que le tableau "sifflait en secret" la beauté de l'aube. J'ai relu et je cite ce magnifique passage " Et l'aube clignant des yeux/ Siffle en Secret/La gaîté du monde". Très opportune allitération en S : siffle, secrets. Par contre les groseilles de février sont un peu trop rouges pour moi mais "l'aube les savoure" tant mieux. La magie des mots, "ce secret qui invite les pas", m'a conquis. Merci pour le charme procuré par cette poésie.

   LeChevalier   
12/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Je trouve ce texte très difficile à comprendre, je remarque que je ne suis pas le seul. À quoi cela tient-il ? Je ne sais pas exactement mais il me semble que les mots sont choisis de telle manière qu'aucun parmi eux ne soit prévisible ; après le sujet, on trouve un verbe auquel on n'aurait pas pensé, après un nom, on trouve un adjectif inattendu etc. Parfois, même l'ordre des mots est bouleversé alors qu'on est en poésie libre et l'auteur n'est pas contraint par la versification.

Ainsi, la ligne qui contient l'adverbe « peut-être » est elle-même étonnante. Dans un texte rempli seulement de « pensées positives » ce « peut-être » détonne. Et je trouve qu'il a raison, car le monde n'est pas aussi beau qu'il paraît et les truites n'y peuvent pas grand-chose.

Permettez-moi un point d'humour : il est heureux qu'on ne soit pas dans le cadre de la poésie rimée car pour « aube » je n'ai que la rime « daube » en tête !

   Boutet   
12/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Une aube sur une autre planète ? parce qu'en ce moment les aubes sur la Terre broient plutôt du noir.
Mais bon, en faisant abstraction des infos, on peut passer un bon moment de lecture.

   EtienneNorvins   
12/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
‌Des images en train de naître à la lumière, encore parfois dans le flou, pour dire toute la magie de l'aube.

Ma préférence va à

L'aube savoure
Rouge et sauvage
Le délicat des groseilles.


dont les sonorités, les couleurs et la texture suggérée me régalent !

   Mangrove   
12/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Temps suspendu,, voix apaisante, on aimerait pouvoir faire de longs allers-retours dans cette aube amatrice de groseilles. L'aube est répétée comme un mantra, ce qui me gênais un peu à la première lecture, mais on finit par se dire que l'aube aime juste un peu trop le son de son propre nom et que ça fait partie de son charme. Un gros bémol sur "vibre l'aube (non, en fait, je viens de comprendre, le bémol du coup est sur "fleuron de février qui reste obscur et abstrait)

   Cristale   
12/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
En voilà une aube qui n'est pas atone ^^

Bonjour Provencao,

"Et l'aube
Clignant des yeux
Siffle en secret
La gaîté du monde."

La vue, la voix, le goût, le geste et même la pensée... ni atone, ni pâle, mais vivante, votre aube se pare des plus belles couleurs de la toile poétique.

Un ravissement de lecture.

   Uyimbube   
13/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Léger, nature, sans s'attarder, un poème en chemin qui ne demande qu' à passer !
Bonne journée

   Myndie   
13/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Provencao,
j'ai juste envie de dire que dans votre poème, tout n'est que calme et volupté !
J'en ai aimé la délicatesse, la fluidité et les petites touches chromatiques et lumineuses qui nous font ressentir avec acuité le moment suspendu et feutré où la nature s'éveille. Ce n'est pas de la description pure, c'est un ensemble de sensations qui diffusent une douceur quasi onirique.
Mon vers préféré, sans conteste :
«  Le contre-jour de la truite fait silence »
Une bien jolie lecture.


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