Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
Lebarde :  Amours sans fin
 Publié le 19/02/20  -  15 commentaires  -  706 caractères  -  245 lectures    Autres textes du même auteur

Que peut-on craindre avec un aimable bâton de vieillesse ?


Amours sans fin



À l’heure où le soleil sur l’horizon décline
Libérant les esprits qui commercent la nuit,
D’un reste de clarté conservons l’usufruit,
Pensons encore à nous, gardons l’humeur badine.

Si j’étais musicien avec ma mandoline
Pour toi je chanterais en triomphant du bruit,
Le bonheur absolu sans cesse reconduit
Que tu sais me donner quand tu te fais câline.

La jeunesse d’antan a jeté son meilleur
Atténuant d’un coup nos reliefs de vigueur
Sans chasser nos émois et sanglots ridicules.

Devant nous le chemin devient bien caillouteux,
Il sera plus aisé de l’achever à deux,
Attentifs aux lueurs de nos froids crépuscules.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
3/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
alors que sur notre ardeur d'antan l'horizon décline, Cupidon montre encore quelque humeur câline, mais si le chemin devient maintenant caillouteux, je continuerai à l'arpenter ta main dans la mienne, car je t'aime...
NB on peut faire la grimace devant un " j'ai pas envie... " et se souvenir de ces " viens vite, j'ai envie... ! "et savoir accepter les augures de la vieillesse, qui endort les volcans !
" je t'aimerai jusqu'à la fin de ma vie... " ne doit pas être vaine parole ; ce fut un serment !
le premier tercet semble une affirmation dite au creux de l'oreille, murmurée...
je vois un SONNET parfaitement classique !
papipoète

   Hananke   
4/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Un bien beau sonnet classique sur les amours et la vieillesse,
lorsque la tendresse se substitue à la passion.
De bien belles images un peu partout comme ces esprits
qui commercent la nuit ou la mandoline célèbre.
Il n'est juste que la rime meilleur/vigueur qui eût du être un peu
meilleur ou ces reliefs mais j'avoue qu'il n'y a pas grand-chose
de poétique pour remplacer ce mot.

Au final, un très beau texte classique qui atteint bien son but.

   Gabrielle   
10/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le Spleen de Maupassant s'exprime dans ce texte qui est une invitation au bonheur.

L'auteur(e) pose ici la question de la possibilité d'être heureux dans un monde en perdition où le nihilisme est présent.

Merci à l'auteur(e) d'aborder des questions existentielles dans cette époque troublée.

Belle continuation.



Gabrielle

   Corto   
10/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le poids de l'âge, la complicité à deux, sont ici joliment traités.

"A l’heure où le soleil sur l’horizon décline": belle image pour parler de cet âge qui avance toujours, complété par une volonté positive "Pensons encore à nous, gardons l’humeur badine."

Le ton est donné, la vie n'est pas finie même si elle avance un peu vite "Si j’étais musicien avec ma mandoline
Pour toi je chanterais en triomphant du bruit".

La tendresse est encore au rendez-vous et les souvenirs sont désormais abondants.

Le final est superbe, construit sur le projet "Il sera plus aisé de l’achever à deux".

Une force de vie comme Jean Ferrat la chantait déjà:
"Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui c'est beau, c'est beau la vie."

Bravo à l'auteur.

   Michel64   
19/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Lebarde,

J'ai beaucoup aimé votre poème tant pour le fond que pour la forme.

Vos vers, ce que j'apprécie le plus dans une poésie, coulent tout seul, ils sont agréables à l'oreille. A l'exception peut-être du dixième avec ce "reliefs" qui me plait moins (allez savoir pourquoi), peut-être aurais-je préféré lire "notre belle vigueur" ? *

Un beau sonnet dans lequel le premier quatrain a ma préférence.

Bravo !

* Je ne sais toujours pas s'il est judicieux de faire des suggestions. Personnellement j'aime bien en faire et en recevoir (et je m'en sers parfois), mais certains pourraient trouver cela très présomptueux, peut-être. J'espère que ce n'est pas le cas pour vous. Je trouve que le lecteur avec son recul et son oeil neuf sur le texte a un petit avantage sur l'auteur souvent un peu pressé d'envoyer son texte.

   Anje   
19/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les ll mouillés de meilleur et le g dur de vigueur ne me semblent pas être d'identique efficacité pour appuyer le eur.
Le hiatus est minime et d'aucuns le discutent mais "antan a" ne se lient pas. On ne dit pas antana. Toujours est-il que çà fait une suite de a qui ne permet pas de refermer la bouche. Si le mot est joli, son emplacement n'est pas idéal ici.
Dans le même esprit, par le fruit d'expériences parfois vexantes, j'évite au maximum d'accoler deux sons identiques (devient bien, ien-ien) ou des syllabes prêtant trop facilement au calembour (maman doline).

Hormis ces toutes petites observations, je trouve que ce sonnet marche parfaitement sans canne. L'amour toujours se lit, se relit de l'horizon qui décline aux froids crépuscules en passant par les matins et les tantôts, sans fin.
Merci et bravo pour votre travail.

   Davide   
19/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Lebarde,

Ode à la vieillesse et à la pérennité crépusculaire de l'amour. J'ai aimé la sincérité de ces quelques vers, l'intimité du couple, cette tendresse à donner et à recevoir, sans cesse renouvelée.

Il y a pourtant quelques petites choses qui ont gêné la fluidité de ma lecture :
v1 : "sur l'horizon décline" m'apparaît comme un pléonasme pour parler de la course du soleil ; de plus, la préposition "sur" ne s'oppose-t-elle pas à l'idée du déclin ? "vers l’horizon" ou "à l'horizon" me semblent plus à propos pour évoquer l'imminence de la finitude.
v2 et v3 : les mots "commercer" et "usufruit", aussi inventifs soient-ils, sont venus troubler la beauté de cette déclaration d'amour. Hors propos, je trouve. C'est dommage !
v9 : selon moi, le mot "jeté" ne rend pas compte du "meilleur" de "leur jeunesse d'antan" ; j'aurais préféré : "La jeunesse d’antan a chanté/donné/vécu son meilleur"
v10 : "d'un coup" est une locution adverbiale franchement familière ; que penseriez-vous de : "Atténuant bien tôt…"

Puis, ces crépuscules, ce sonnet les as peints avec ses couleurs les plus chaudes, à la lumière caressante d'une touchante déclaration. Pourquoi seraient-ils "froids" ?

Un sonnet que j'ai eu plaisir à lire et à relire. Bravo Lebarde pour ce premier classique !

   sympa   
19/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Labarde,

Vous briguiez la catégorie classique et c'est chose faite, qui plus est au travers d'un très beau sonnet où se mêlent amour et tendresse malgré l'âge avançant.
C'est beau, que dire de plus?
Votre travail et votre acharnement ont payé.
J'ai une préférence pour le premier quatrain, mais légère, l'ensemble est très bien écrit .

Bravo.

   Cristale   
19/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Votre premier sonnet, en classique, alors bravo Lebarde !

Ce soir j'ai égaré mon détailloscope mais je reste sur une bonne impression et puis ça parle si joliment d'amour que je ne vais pas faire la fine bouche.

Je prends tout et vous dis : recommencez quand vous voulez.

Au plaisir de vous relire,
Cristale

   Provencao   
20/2/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
" Devant nous le chemin devient bien caillouteux,
Il sera plus aisé de l’achever à deux,
Attentifs aux lueurs de nos froids crépuscules."

Merveilleux chemin inversé de la réciprocité positive,
Comme si aveuglément, avec les années passées ensemble, chacun conserve en soi le doucereux souvenir de cette réciprocité positive quasiment perdue.

Reste en vos délicieux vers à effeuiller la marguerite sur l'horizon où le soleil décline en "je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai" en restant "attentifs aux lueurs de nos froids crépuscules."

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Donaldo75   
20/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lebarde,

J’aime les sonnets, surtout quand ils sont bien composés ; je me souviens d’un poète qui m’a beaucoup aidé sans le savoir le jour où il m’a expliqué que le sonnet était la forme poétique de la chanson il y a longtemps. Depuis, je les lis différemment du temps où j’étais écolier à subir les récitations de vieilles œuvres rouillées, sous la conduite de braves instituteurs venus nous enseigner comment devenir de bons petits citoyens de la belle république française. Du coup, le tien, que je trouve très bien composé, m’a procuré une agréable expérience de lecture même si je ne suis pas féru du thème.

Bravo !

Donaldo

   Vincente   
20/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème à "l'humeur badine". J'y ai trouvé le ton très accordé à l'attitude évoquée. Étant donné que la facture classique se laisse gracieusement assouplir par un phrasé léger, la lecture en est bien agréable.
L'on ne s'ennuie pas à redécouvrir tout ce que l'on sait déjà de l'amour qui vieillit mais n'en fini pourtant pas, loin de là, malgré quelques lassitudes éparses. Rien ne m'a gêné dans ces vers où même l'hiver rigoureux, arrière-plan inconditionnel matérialisé dans l'encadrement du premier et dernier vers, arrive à apparaître en douce révélation pour peu, et c'est tellement…, que "l'on l'achève à deux"…
En final, pourquoi pas de "notre froid crépuscule" ?

   BernardG   
21/2/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je n'ai évidemment pas parcouru toute votre oeuvre mais de ce que j'ai lu, c'est le poème le plus abouti.

J'ai aimé la fluidité de l'ensemble mais aussi ce thème du couple qui
avance dans l'âge.

Le second tercet est vraiment réussi avec le derniers vers en apothéose tel que l'exige le sonnet.

Les vocables "usufruit" et reliefs" cassent la poésie de l'ensemble.

"Que tu sais me donner quand tu te fais câline."
Pour moi bien sûr, mais le fait qu'il y ait 2 fois le son que dans ce vers en atténue l'harmonie et c'est flagrant dès lors qu'on le déclame.

Cordialement

Bernard G.

   Queribus   
22/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un sonnet quasi parfait sur lequel tout a été dit. Le thème est très classique mais vous avez su le traiter à votre façon sans paraphraser tous ceux qui ont écrit avant sur le sujet. On pourra toujours trouver quelques petites "irrégularités" par rapport au classique: rime meilleur-vigueur; personnellement j'ai trouvé des rimes intérieures à éviter: esprits et nuit, pour toi je chanterais-que tu sais me donner mais ce sont des broutilles de pinailleur et non des fautes prosodiques.

Bravo pour l'ensemble fonds et forme.

Bien à vous.

   Miguel   
25/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'arrive un peu tard après tant de louanges méritées de ce poème, mais je ne saurais m'abstenir pour autant. Le lyrisme en sourdine de ce texte, où le fatal constat du cheminement vers la fin s'exprime sans détour, rachète ce qu'il peut y avoir de triste. Les vers mélodieux au rythme alangui traduisent les deux à la fois. La vieillesse et la perspective du fatal dénouement ne peuvent détruire ni l'amour ni, par conséquent, le bonheur.


Oniris Copyright © 2007-2020