Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Lebarde : Regards de saison
 Publié le 25/03/20  -  17 commentaires  -  1677 caractères  -  164 lectures    Autres textes du même auteur

N’y voir que des clins d’œil sur quelques petits événements saisonniers.


Regards de saison



Sur les arbres l’hiver accroche des guirlandes
Que le pâle soleil effleurant l’horizon
S’efforce d’allumer bien plus que de raison.
Il livre au jour naissant ses frimas en offrandes.

Près de l’étang gelé grelotte le colvert
Oubliant les lapins qui piétinent la neige
Où les premiers crocus sont encor pris au piège
Attendant de sortir leurs écus du couvert.

Mais voilà le printemps, la nature s’excite,
Jonquilles et ajoncs explosent leur couleur,
Le saule enchatonné s’offre au merle siffleur,
Dans le ruisseau chuintant, étincelle une truite.

Les amours des poissons troublent le fond des eaux,
La foulque sagement sur son nid flottant couve.
Le héron est figé en reflet sur la douve
Attentif aux goujons fouillant dans les roseaux.

Les roses du matin transpirent leurs fragrances,
C’est maintenant l’été qui fournit ses faveurs
Avec ses fruits sucrés, rouges, pleins de saveurs
Qui préparent déjà les prochaines vacances.

Un orage soudain, sur le vallon doré,
Pose un voile ondulant. Ces ondées passagères
Ravissent l’escargot sous les sombres fougères
Et redonnent fraîcheur au feuillage essoré.

L’automne généreux remplit greniers et caves
De pommes et de grains, de cidres et de vins
Et ramène au bercail les troupeaux de bovins
Qui pour le long chemin sont dispensés d’entraves.

Le ciel couleur fusain anticipe le soir.
Aidées par des vents froids qui rident la rivière,
Les feuilles sur le sol attrapent la lumière
Incitant à rentrer devant l’âtre s’asseoir.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   poldutor   
10/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour
Très belle poésie du déroulement des saisons. J'ai vraiment aimé tous les vers : ils décrivent avec précision, justesse et poésie les changements de couleurs, la percée des crocus, le foulque couvant, le héron immobile, le parfum des roses...
Tout le poème serait à citer.
Et un dernier quatrain rempli de poésie, on se verrait bien assis près de l'âtre.
Merci pour ce poème.
Cordialement.
poldutor en E.L

   sympa   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Labarde,

C'est un plaisir de lecture matinale cette poésie déclinant les saisons.
De beaux vers quasi classiques ( dommage qu'un hiatus se soit invité dans le 3è vers du 4è quatrain), la prosodie est maîtrisée et les images abondantes et bien choisies.
Aucun quatrain en préférence, je prends tout .

Bravo.

   Hananke   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Une belle balade au fil des saisons mais souvent en pareil cas,
je regrette que l'auteur ne s'en tienne qu'à la description, qui,
aussi belle soit-elle, ne remplace pas la réflexion.
Car les images sont à la portée de tous mais des pensées plus profondes du texte ouvriraient bien d'autres perspectives.

Quelques images :

Le saule enchatonné s’offre au merle siffleur
Les roses du matin transpirent leurs fragrances

Au final, un texte qui se lit avec facilité et plaisir mais qui, pour moi
n'atteint pas les hauteurs auxquelles l'écriture poétique
doit pouvoir prétendre.

   Cristale   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lebarde,

Un joli poème descriptif où tous les sens sont évoqués.
Il me manque un peu l'émotion de l'observateur...mais tout est écrit avec fraîcheur et le tableau bucolique se dessine devant les yeux du lecteur.

Proche du classique, je vois le travail très soigné sur les finales, encore un peu plus et vos rimes gagneront en variété mais ne privilégiez pas la variété au détriment du sens et de la poésie.
Boileau écrivait : "Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément."

***"chuintant" s'écrit en diérèse "chu-in-tant",*** "figé-en" fait hiatus, "ondées" comporte un "e" muet non élidable.

De bien petits détails (que je relève parce que je sais que cela vous intéresse) par rapport à la longueur de votre poème.

De belles images "déconfinentes" :)

Bravo et merci Lebarde.

Cristale

Edit : Anje a raison, "chuintant" fait deux syllabes..j'avais en tête "ruinant" et "bruinant" qui en comptent trois.
La prosodie a bien assez de règles et j'ai l'audace d'en ajouter !!!
Certains suivent et ça fait plaisir, la relève est assurée :)
Bravo Anje !

Cristale
qui va de suite confiner diérèses, hiatus et acolytes ^-^

   Queribus   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

La bonne surprise du matin: un texte qui décrit avec plein de poésie mais aussi avec un langage que tout le monde comprend le déroulement des saisons. Au point de vue prosodie, tout est parfait, ce qui témoigne sans doute d'une longue pratique de l'écriture poétique mais aussi d'un long travail sur la langue.

En résumé, que du bon pour commencer la journée dans une période"difficile" avec de beaux écrits comme le votre qui rendent la vie un peu plus joli.

Bien à vous.

   Anje   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je crois savoir que l'auteur vise la catégorie classique aussi me permettrai-je quelques remarques prosodique.
- "figé en" est vraiment dommage. Mais ces méchants petis hiatus se glissent vraiment partout où l'on ne ne les attend pas.
- "ondées", "aidées" dont les e ne peuvent être élidés font trois syllabes.
- Si j'aime bien la réptition du son in (grains-vins) 26ème vers car je le trouve très musical, je le trouve moins agréable au 28ème avec chemin aussi à l'hémistiche, puis à le sstrophe suivante avec fusain. Ce n'est pas une faute mais ici, pour ma part, je comprends bien ce que cette répétition peut avoir de bon et de moins bon.

Pour ce qui concerne le fond du sujet, il est bien agréable mais reste descriptif et manque peut-être un peu d'émotion. Il est bien difficile d'inclure de l'émotion dans une description alors ce n'est surement pas un reproche.

Je lis le commentaire de Cristale et, avec tout mon respect pour son talent et ses connaissances prosodiques, je fais aussi confiance à Littré qui donne chuin-té en deux syllabes. De la discussion jaillit la lumière.

N'ayant pas besoin de dérogation, je vais dans mon jardin écouter exploser les bourgeons.

   papipoete   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Lebarde
Grâce à vous, nous pouvons sortir au-dehors, et vous suivant nous nous régalons de tous ces aspects, que les saisons nous montrent. Et la nature semble sous votre plume, se découvrir d'un voile qui sur elle, l'habitude de notre façon de vivre avait jeté !
Je n'ose parler de côté narratif voyant ce buccolique parcours... mais certains lecteurs le verront sans doute ainsi... alors qu'à moi cette déambulation m'enchante, par ce côté justement ! l'auteur semble dire " voyez ici, voyez là ! écoutez ceci, écoutez cela ! humez et remplissez vos poumons de ces fragrances ! "
NB chaque strophe vaut le détour, et l'on pourrait comme au feu d'artifice de juillet, crier des oh, des ah !
des lignes étincelantes comme " les crocus attendant de sortir leurs écus du couvert " et " le saule enchatonné... " et le héron " attentif aux gougeons " est plus vrai que nature !
la 6e strophe telle douche matinale, nous réveille et nous nous voyons, cherchant les escargots... au temps où les pillards n'existaient pas ! ce quatrain est mon préféré, mais les autres ne pâlissent aucunement !
je vois ce poème comme un recueil botanique, dans lequel la faune et toute vie s'invite ; un régal !
Un poème dont la " grande " longueur n'est pas du tout un handicap ; au contraire, j'en re-demande !
techniquement, je vois des alexandrins avec leurs 12 pieds, bien césurés ; il n'est que dans l'ultime strophe " aidées par des vents... " je ne sais jamais si " aidées " en classique se découpe en " ai/dé/es " ? et " ondée " même remarque et dans la 4e strophe " figé/en " qui fait hiatus
Ce sont là de si infimes bémols, que je qualifierais votre poème de " super néo-classique " !
EDIT après avoir lu les autres commentaires, m'étant assuré des diérèses et synérèses, le Littré prononce bien " chui/tant "

   Castelmore   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La description du paysage rural tout au long des saisons
est généreuse
sans grandiloquence ni, à l’opposé, niaiseries naturalistes...

Elle parle à tous nos sens sans métaphores (ou presque) dans une belle langue mélodieuse, simplement descriptive mais délicatement poétique.

Les saisons vont leur cours... pour le plaisir du poète ... et le nôtre...

blottis devant l’âtre accueillant.

Merci pour ce partage.

   Provencao   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Près de l’étang gelé grelotte le colvert
Oubliant les lapins qui piétinent la neige
Où les premiers crocus sont encore pris au piège
Attendant de sortir leurs écus du couvert."


Belle approche de la nature en lien avec ces regards sur la saison.

Vos vers sont délicieux.

Juste, j'aurais aimé y retrouver dans cette unité de Dame nature votre perception intime, très privilégiée à mon sens, dans l'essence même de notre existence.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Annick   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel beau poème descriptif : couleurs, mouvements, sensations de froid, de chaud... Les êtres humains semblent presque gommés. A peine, les évoque-t-on en filigrane, et c'est tant mieux :

L’automne généreux remplit greniers et caves
De pommes et de grains, de cidres et de vins

Ou encore :

Avec ses fruits sucrés, rouges, pleins de saveurs
Qui préparent déjà les prochaines vacances.

Un raccourci des saisons habilement mené. Une promenade que j'ai aimée, dans ce beau paysage sauvage, isolé, loin du brouhaha, de l'effervescence des villes.

Un tableau vivant où la poésie se mêle harmonieusement au réalisme des évocations.

Merci pour cette bouffée d'oxygène.

   Michel64   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lebarde,
Ces regards parmi tant d'autres possibles sont bien agréables à lire.
Quelques petites choses qui m'ont un peu gêné :
"...explosent leur couleur" pas super à mon goût, exploser une couleur ? Etaler ou exposer peut-être ?

"Incitant à rentrer devant l’âtre s’asseoir." Sans ponctuation cela fait un peu... bizarre.

J'ai beaucoup aimé :
"Un orage soudain, sur le vallon doré,
Pose un voile ondulant. Ces ondées passagères
Ravissent l’escargot sous les sombres fougères
Et redonnent fraîcheur au feuillage essoré."

Globalement un beau poème même si, comme déjà relevé, uniquement et intentionnellement descriptif.

Merci pour le partage.

   apierre   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Un joli poème sur un thème pas très original.Une lecture agréable tout au long de ces saisons ,un peu gênée quand même de temps en temps par la répétition des "que" et des "qui" notamment dans la 5ème strophe:"qui fournit" ,"qui préparent".Merci à l'auteur .

   emilia   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une jolie promenade au fil des saisons avec leurs diverses « offrandes » en deux quatrains attribués à chacune d’elles, où le monde végétal se mêle au monde animal pour dépeindre quelques caractéristiques saisonnières sous le regard tendre et serein du narrateur…

   Marite   
26/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Enchanteur ce poème où se succèdent les visions des saisons. La régularité du rythme, la douceur des rimes et les images évoquées sont si plaisantes que l'ensemble nous réconcilie avec les humeurs de Dame Nature.
Difficile de donner ma préférence à l'un ou l'autre quatrain ... mais "le saule enchatonné" qui "s'offre au merle siffleur" m'a charmée tout particulièrement.

   dream   
26/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Lebarde, Bonjour,

Dans un délicieux patchwork, le poète nous entraîne dans la ronde étourdissante des saisons. Je ne relèverai pas les « erreurs prosodiques », d’autres savent faire cela beaucoup mieux que moi. Seule m’importe la musique de cette jolie mélodie, qui, après plusieurs lectures, me laisse un foisonnement d’images impressionnées sur ma rétine, d’odeurs et de sensations.

« Le saule enchatonné s’offre au merle siffleur »
« La foulque sagement sur son nid flottant couve »

Un grand Merci au poète !
Dream

   Robot   
31/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
En observateur attentif le narrateur nous offre une vision ramassée des saisons dans des vers ornées de belles images trés descriptives. Pas de philosophie ici. Simplement un parcours auquel le regard nous convie.
Dommage que quelques hiatus empêche le classique, notamment celui-ci auquel souvent je me laisse prendre moi aussi: "et / ajoncs" puisque la règle veut que "et" ne soit pas suivi d'une voyelle en classique.

   Kantique   
4/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quelle précision dans la description ! C'est la marque d'un oeil attentif. La lecture est facile et fluide. On se laisse porter par le rythme de vos vers, au gré des saisons. Beaucoup de douceur émane de ce poème.


Oniris Copyright © 2007-2020