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Poésie classique
Lebarde : Vieille dame à l’ombrelle
 Publié le 29/06/20  -  13 commentaires  -  716 caractères  -  244 lectures    Autres textes du même auteur

Grâce et beauté n’ont pas d’âge pour charmer.


Vieille dame à l’ombrelle



Vois cette vieille dame habillée en dentelle,
De son pas hésitant promener sa langueur.
Elle écoute son pouls pour gérer sa lenteur
Afin d’aller là-bas, s’asseoir sur la margelle.

En écran au soleil elle ouvre son ombrelle
Qui conserve à sa peau l’éclat de sa blancheur
Et donne à ses cheveux des reflets de blondeur.
Sur mon luth affolé vibre la chanterelle.

Son souffle court s’apaise à l’haleine du puits.
Je sais que cette scène enchantera mes nuits,
Dans sa robe à froufrous son corps est si gracile.

Elle sourit encore aux charmes de l’été
En offrant son odeur délicate et subtile.
Le temps ne peut ternir son exquise beauté.


 
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   Hananke   
13/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Un sonnet français qui se laisse lire en nous vantant les charmes encore vivants de cette vieille dame qui sait se protéger du soleil.
D'un point de vue prosodique, j'aime moins le pouls pour du vers 3,
le En écran au soleil, à sa peau, à sa blancheur (beaucoup de à).
J'aime bien le dernier tercet même si son odeur délicate et subtile
ne fait pas très délicat, justement.

Au final, un sonnet qui est plaisant à lire dans son ensemble
mais qui mériterait, de mon point de vue, un retravail par endroit.

   Miguel   
14/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une idéalisation de la vieillesse ... qui relève bien de la poésie. Le réalisme de Baudelaire à propos de ces "Èves octogénaires" me semble plus convaincant. Mais enfin la seule faiblesse, selon moi, de ce texte, serait dans l'emploi un peu technique du verbe "gérer". Le reste est plein de charme, même si l'on n'y croit pas trop ... avec de fort beaux vers, comme 8, 9, 10, 12 et la chute.

   Eclaircie   
29/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Poème classique (dont je ne sais si tous les critères sont conformes- "habillée en dentelle" ne fait-t-il pas hiatus ?) que je dirai d'un autre âge.
Délicieusement décrite, cette vieille dame allant se reposer au puits, me semble issue d'un tableau de Renoir (titre compris).
Le luth très souvent associé à la poésie ajoute à cette impression XIX siècle.
Le mot "odeur" est moins dans le registre du poème.
Élégant poème agréable à découvrir.

Merci du partage,
Éclaircie

Édit le 29.06, je commence juste à connaître la règle du "e" muet, pas très logique à mes yeux ni à mon oreille.

   Harvester   
29/6/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Lebarde

J’aurais aimé que l’on me fit ressentir qu’il s’agissait d’une dame âgée plutôt que cette entrée en matière assez commune qui me prend par la main (dès le titre) avec une redite au premier vers et ne me laisse aucune chance d’exercer ma sagacité.

L’intention qui se dégage du poème est vertueuse mais exprimée avec tant de maladresses, hélas !

Elle écoute son pouls pour « gérer » sa lenteur afin de etc.

Tout cela est bien lourd et emprunte un chemin sémantique étonnant avec ce verbe « gérer » qui détonne selon moi dans un tel contexte.

Que l’ombrelle conserve à la peau l’éclat de son teint serait plus pertinent que cette « blancheur » étonnante qui correspondrait mieux à l’ombrelle elle-même. Les reflets de blondeurs me semblent ne conclure le vers suivant que pour rimer avec « blancheur » et me semblent hors de propos.



Je ne comprends pas pourquoi le second quatrain, consacré à décrire le sujet principal de ce poème, chute sur l’affolement de la chanterelle d’un luth arrivé là on ne sait pourquoi.

C’est d’autant moins compréhensible que le premier tercet reprend le descriptif abandonné au quatrain précédent avec ce souffle court de la belle qui aurait précisément pu trouver sa place au quatrain précédent. Tout cet ordonnancement me semble bizarre.

Quant à « l’odeur délicate et subtile » du dernier tercet, disons pour faire court que ce n’est guère gracieux bien que je comprenne vos bonnes intentions.

Le sujet, mieux traité, et c’est encore faisable, serait charmant et pourrait me plaire mais avec un (re)travail sérieux sur les choix sémantiques de certains passages ainsi que sur certaines constructions un peu faibles à mon goût.

Désolé de ne pas avoir été charmé.

Merci néanmoins de ce partage.

   ANIMAL   
29/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très joli portrait de cette vieille dame pleine de dignité. Prendre de l'age, c'est cela aussi. J'ai connu plusieurs de ces charmantes femmes très âgées, d'apparence gracile comme des oiseaux, en particulier une que je voyais toutes les semaines. Elle était déterminée à rester élégante jusqu'au bout de sa vie. Elle passait du temps à s'habiller de beau, à s'arranger, et dégageait une délicieuse odeur de poudre de riz.

Dans ce texte, je retrouve une très jolie description de ces personnes âgées marchant à petits pas, dignes et précautionneuses. Et oui, elles sont belles car elles n'ont pas abdiqué devant les outrages du temps.

Dans le poème, certes, le mot gérer est un peu trop moderne. Quelque chose comme rythmer serait mieux adapté, ou alors il faut revoir le vers. De même, je suis intriguée par ce luth qui arrive sans prévenir et détone dans l'ambiance.

Mais j'aime cette ombrelle bienvenue, qui protège la fragile personne des ardeurs du soleil car elle tient à garder ce teint de lait qui faisait sa fierté étant jeune. Et quelques rayons malicieux jouent avec sa chevelure, redonnant l'illusion de cette blondeur qui devait être la sienne autrefois.

C'est un plaisir de lire ce très beau portrait qui, pour une fois, ne parle pas de décrépitude mais porte une vision agréable et réaliste de la vieillesse.

Un bel hommage à celles et ceux qui ne renoncent pas.

   papipoete   
29/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Lebarde
Cette dame bien que vieille, sur son allure veille. Et tout dans son port n'est qu'élégance, que le poids des ans n'a nullement altéré.
Le puits lui prête sa margelle, et tranquillement, reprenant son souffle après sa promenade, offre un sourire à la vie ; ou bien à qui passant par ici, saura le cueillir telle rose du matin éclose...
NB sans vouloir offusquer celle que la nature ne gratifia pas d'une grande beauté, ne dit-on pas, voyant une femme aux " nombreux printemps "...elle est encore belle ou bien - elle dut être belle cette femme ! "
Et puis, il y a l'allure altière, l'ombrelle, sa dentelle...
Certes, il faut se plonger au temps des troubadours, quand le luth faisait vibrer la chanterelle ; mais louer la femme est intemporel, et même face à une Cosette adulte, on rêvera...
Eh bien, voilà un sonnet classique sans faute !
Il n'est que dans ce 3e vers, la sonorité " pou/pou " ( on ne parle pas ici de coureur cycliste/je rigole ! )
un bien agréable poème au charme suranné !

   Davide   
29/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Lebarde,

On dit souvent que l'amour n'a pas d'âge, mais on oublie parfois de dire que la beauté (d'une femme) non plus, n'en a pas.

C'est une bien belle attention que cette révérence poétique adressée à une "vieille dame" dé-voilée sous son ombrelle.

Pourtant, j'ai été rebuté maintes fois par un certain prosaïsme dans les images convoquées, telle celle du vers 3 ("Elle écoute son pouls"), ainsi que par l'émersion d'un érotisme mal à propos, ou plutôt, trop criant, manquant de pudeur en considération de la tonalité générale et du charme "classique" du poème (et ce, même s'il s'était agi d'une jeune femme !) :

v8 : "Sur mon luth affolé vibre la chanterelle."
v10 : "Je sais que cette scène enchantera mes nuits"
v13 : "En offrant son odeur délicate et subtile."

Dans le détail, la formulation du vers 6, sans être vraiment fautive, est un peu... surprenante ; pour éviter les confusions, j'aurais vu plutôt : "Préservant, de sa peau, l'éclat de la blancheur". Le vers suivant commencerait donc ainsi : "Et donnant aux cheveux...".

L'écriture est soignée, très soignée, même si les rimes associent systématiquement un nom avec un autre nom, un adjectif avec un autre adjectif. J'ai beaucoup aimé le vers final, simple mais impactant :

"Le temps ne peut ternir son exquise beauté."

Merci du partage !

   sympa   
29/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Labarde,

Charmant ce sonnet classique ( le second me semble s'il -bravo).
C'est un joli portrait de cette vieille dame qui, grâce à son ombrelle sait se protéger du soleil et conserve ainsi toute sa beauté malgré le poids des ans.
Une dame peut être âgée, elle n'en reste pas moins coquette en prenant soin d'elle , et conserve ainsi son charme et sa beauté.
Beaucoup d'élégance et d'optimisme dans cet écrit : c'est appréciable.
C'est beau, l'écriture est soignée .

   Angieblue   
29/6/2020
Bonjour,

Il y a de très beaux vers: v. 1 et 2, v.5 et 6, v. 8 et v.14.
Par contre, dans le vers 1 ça sonnerait mieux de dire "habillée de tendelle", et ainsi, on évite le hiatus.

Dans le dernier tercet, j'aurais trouvé plus subtil de dire que c'est l'été qui sourit encore au charme de la vieille dame.

Il y a certes quelques petites maladresses comme l'utilisation du mot "gérer" ou les vers 10 et 11 qui sont un peu trop simples, mais dans l'ensemble, ça se tient.

Juste un conseil, dans votre prochain sonnet, essayez de travailler davantage la richesse des rimes.
Mais bravo pour l'alternance rimes féminines/rimes masculines et aussi pour les rimes pour l'œil.

   Myo   
30/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Lebarde,

Je suis un peu perturbée par ce contraste étonnant entre les pas hésitant, la langueur et ... ce corps si gracile.
Il est certain que le charme n'a pas d'âge ...mais la beauté, je crains que si. Ici, j'ai l'impression que la description ne concerne pas la même personne.

Le 3e vers n'est vraiment pas très glamour si je puis dire, tout comme "l'haleine du puits"
Quant au luth affolé, il apparaît de nulle part pour servir la chanterelle.

Personnellement, j'aurais mis plus en avant l'élégance et le raffinement du personnage.

Désolée, malgré le gros travail de versification, je ne suis pas convaincue.

   PPeronne   
2/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

j'ai rencontré il y a longtemps "votre" dame alors âgée de 87 ans. Sa beauté intemporelle m'avait stupéfié. Un quart de siècle s'est écoulé et je n'ai pas oublié le bleu cristallin de son regard, l'ondulation de sa chevelure blanchie et l'ambré de sa peau comme un pied-de-nez aux années.
Alors oui, votre vieille dame à l'ombrelle est peut-être idéalisée par votre plume, mais moi je sais qu'elle existe.
Votre sonnet est de très belle tenue... ce serait pinailler que de s'arrêter sur tel mot ou tel vers. Le premier du premier tercet peut ne pas emporter l'adhésion de tous les lecteurs, mais comme vous l'aurez compris... votre texte m'a parlé et m'a touché.
Qu'en attendre d'autre... sinon le plaisir d'une relecture !

PPeronne

   Cristale   
3/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien ces images très XIXème, moitié XXème siècle et le langage des auteurs d'un chic que d'aucuns diront "suranné" mais qui me plait bien que je sois d'une époque plutôt moderne.
Je ne puis que constater les progrès de l'auteur en ce qui concerne le choix de la versification et je sais combien il travaille ses textes pour offrir au lecteur la meilleure chanson de sa plume et dans ce sens l'encourager.

Les quatrains et les tercets portent leurs alexandrins avec beaucoup de charme. Quelques variations sur le nombre des syllabes et leur genre à la rime gagneront en puissance sur l'aspect mélodique.

Merci pour cette jolie lecture !
Cristale

   Sadbutfun   
3/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Salut !

Je suis venu lire ce poème, à tout hasard, et malgré quelques "accrochages" qui m'ont fait perdre le rythme, j'ai bien aimé le portrait présenté là. J'ai trouvé quelques rimes un peu faciles, mais rien de grave, et je trouve que la force de ce texte se tient dans son ensemble ; c'est selon moi l'un des plus gros défis en poésie.

Bref, je ne suis pas enchanté, mais ta plume m'intéresse, je reviendrai certainement te relire :)


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