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| Polza
6/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Je ne suis pas le meilleur en ce domaine, mais je pense que techniquement, ce poème est parfait !
Si j’ai bien aimé, voire beaucoup aimé l’ensemble, le premier tercet m’a quelque peu perdu, il m’a demandé un effort de compréhension dont je n’avais pas besoin jusque là, il rompt la fluidité (j’espère que ce n’est pas un poème de LeChevalier :lol: ) entre les 2 quatrains et le dernier tercet je trouve… « M’endormir au pays de vos charmes !... La nuit S’écroule parfumée au-delà des collines Où la forêt reçoit dans ses branches câlines La dernière mésange et le jour éconduit. » J’ai beaucoup aimé l’enjambement et surtout l’idée d’une double lecture possible avec : « M’endormir au pays de vos charmes !... La nuit » « La nuit S’écroule parfumée au-delà des collines » « Où la forêt reçoit dans ses branches câlines La dernière mésange et le jour éconduit. » Très belle image, c’est une réussite pour moi ! « Se devine soudain la présence d’un fruit… Défendu ? L’ombre est riche en vibrations fines Qu’il répand – doux alcools, flots de joie, endorphines – Et ce trouble divin qui s'immisce et s’enfuit. » Joli rejet bien amené avec « fruit…Défendu ? » L’ambiguïté est bel et bien présente, selon la sensibilité du lecteur qui peut rester dans un monde champêtre ou dans un monde plus sensuel (je préfère la deuxième option) « Je tâche de fixer au fond de ma mémoire L’essaim d’impressions, la séduisante moire D’appels par le néant déjà presque couverts, » Le fameux tercet en question. J’ai beaucoup apprécié « L’essaim d’impressions ». J’imagine que l’ambiguïté est poussée à son paroxysme dans ce tercet. Il y a des termes liés au travail du textile (tisserand/moire, teinturier/impressions) que je ne saisis pas trop. En même temps le mot « impressions » peut désigner une impression générale comme une impression sur tissu (moire) et moire peut désigner une étoffe comme l’une des trois Moires (mais il aurait alors fallu écrire Moire qui est un nom propre…). Je n’ai pas vraiment saisi à quoi se rattachait « D’appels ». « Rêvant de m’endormir sans glisser dans le rêve, Pour pendre en équilibre entre deux univers : Le vide et votre voix dont la douceur m’élève. » « Rêvant de/dans le rêve », je me demande ce que donnerait « Songeant à m’endormir sans glisser dans le rêve, » qui éviterait le radical « rêv » « Pour pendre en équilibre entre deux univers : Le vide et votre voix dont la douceur m’élève. » Très belle conclusion je trouve. C’est du presque parfait en ce qui me concerne, mais le premier tercet me gêne un peu. Avec des explications convaincantes, je me laisse le droit de changer mon « aime bien » en « aime beaucoup » après publication… |
| Vincent
17/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour LeChevalier
Je ne suis pas bon du tout en français compte tenu que je n'ai aucune scolarité pour des raisons que tout le monde ici connait Mais mon intuition me dit que votre texte est harmonieux est que je suis charmé par sa musicalité |
| Donaldo75
17/10/2026
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J'ai essayé, promis, de trouver ce poème à mon goût. Cela ne veut pas dire que je le trouve mauvais. Si je devais tenter un parallèle avec la peinture, je dirais que les natures mortes ne sont pas ma tasse de thé, ne m'inspirent pas mais que je les regarde sans déplaisir au musée d'Orsay ou d'ailleurs. J'en ai même une exposée chez moi, cadeau d'un ami peintre parti depuis vendre des petits miquets aux Etats-Unis d'Amérique.
"M’endormir au pays de vos charmes !… La nuit S’écroule parfumée au-delà des collines Où la forêt reçoit dans ses branches câlines La dernière mésange et le jour éconduit." Il faut dire que ça commence fort. Si je reviens à l'analogie picturale, je sors de la galerie consacrée à Joan Miro et je rentre dans celle des classiques français du dix-septième siècle, avec Madame la Marquise de Machin Bidule Truc Chose courtisée par Monsieur le Baron de Pétaouchnoque sur Bozon. Plus moderne serait un extrait de "au théâtre ce soir". "Qu'importe le flacon, tant qu'il y a l'ivresse", nous disait notre professeur de français au début des années quatre-vingts, quand nous étions interdits devant des poèmes d'un autre temps dont nous ne saisissions pas vraiment les subtiles forcément subtiles fragrances. "Rêvant de m’endormir sans glisser dans le rêve, Pour pendre en équilibre entre deux univers : Le vide et votre voix dont la douceur m’élève." Ce tercet me fait penser - il est bien tourné au demeurant - à Claude Brasseur courtisant Danièle Lebrun dans la série télévisée "Vidocq". |
| Passant75
17/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ce poème entretient soigneusement ses zones d’ombre, parfois jusqu’à l’excès. Le « fruit défendu », le « trouble divin », le « rêve » et le « vide » esquissent un réseau d’images suggestif, entre sensualité, abandon et aspiration spirituelle. Mais ces différentes pistes restent difficiles à départager. Si l’atmosphère me séduit, je reste parfois sur ma faim sur le plan émotionnel.
La langue me paraît raffinée, certaines images sont belles, notamment cette « nuit » qui « s’écroule parfumée ». D’autres, plus abstraites, semblent prolonger le mystère sans lui donner une consistance sensible. Les enjambements participent, eux aussi, à cette impression de flottement. Le poème retient l’attention par sa musique et son pouvoir de suggestion. Si son ambiguïté ouvre des perspectives intéressantes, l’émotion me semble parfois s’effacer derrière le mystère. Au moins peut-on reconnaître qu’il porte bien son nom ! |
| Cristale
17/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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On parle de quoi ? Ou de qui ? Dans les deux suppositions, la nature est omniprésente dans ce qu’elle a de bucolique dans le premier quatrain, mais aussi de charnelle, dans le second quatrain. La frontière est ténue entre les images et les sensations qui se confondent ; une nébulosité que j’imagine voulue par le narrateur qui parle d’ambiguïté.
« L’essaim d’impressions », image sur laquelle je suis restée quelque peu perplexe avant de la comprendre, me semble une métaphore évoquant les parfums, les émotions, « le trouble divin », ressentis à la frontière du sommeil, sensations évoquées au second quatrain. Perso, je vois deux amoureux au repos entre veille et sommeil, la nébulosité du désir, la torpeur cotonneuse due aux endorphines. Le narrateur, selon le premier tercet, utilise sa mémoire visuelle, olfactive, sensuelle, mais ne touche pas. « M’endormir au pays de vos charmes ! » Le dernier tercet évoque bien l'"entre deux univers". Mais chacun sait que je suis une grande romantique née au XVIIIe siècle Techniquement, (attention à la répétition de "m'endormir", première et dernière strophe), j’ai apprécié le jeu varié des rimes, et ce rejet fabuleux qui m’a fait sursauter de plaisir : « ...la nuit S’écroule……. » Et cet autre : « …un fruit défendu ? ... »" Trop beau ! |
| jf2
17/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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La forme est irréprochable.
La description du crépuscule à la première strophe est très bien rendue, on s’y croirait, en particulier l’image de la mésange dont le cri s’éteint. Dans le deuxième quatrain, on observe une transition douce et harmonieuse avec des sensations amoureuses. J’ai bien aimé les « doux alcools ». Ensuite l’auteur décrit avec beaucoup de finesse, cet état suspendu au seuil de l’abandon amoureux. Je ferai cependant deux reproches : Les enjambements me semblent retirer de la fluidité sans réel apport. L’accumulation d’expressions poétiques (jour éconduit, branche câlines, fruit défendu, flot de joie, séduisante moire, trouble divin…), donne un petit aspect artificiel qui éloigne un peu le poème du réel. À mon sens, Il n’était pas indispensable de dorer chaque vers à l’or fin. |




