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| papipoete
24/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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classique
Un portrait en forme de triptyque, célébrant trois soeurs que Dame Nature gâta particulièrement, de beauté pure, de sagesse, de caractère bien trempé mais... la troisième ; elle a tout, sur le corps et son esprit est si noble ! Je l'adore, mais n'ose pas... Trop tard, elle est partie ! NB une véritable broderie que ce travail contemplatif, en présence de personnages rares, où rien ne semble ternir le tableau ? je ne reste pas de marbre, et rosis... Ce serait trop difficile de détailler chaque peinture, alors je porte ma préférence sur la 3e strophe ; mais tout autre vers est un délice ! Des heptasyllabes en habit classique, sont parures seyantes à ces si beaux vers ! papipoète |
| Lebarde
31/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Il nous est présenté une poésie classique d'une forme très peu usitée qualifiée de "Odelette antiquisante?" dans l'exergue, à la composition très curieuse et originale sur laquelle mes recherches infructueuses ne m'ont pas renseigné, comportant:
- cinq strophes de six vers au mètre de sept et trois syllabes - six quatrains en heptasyllabes. Bon.. je suis forcement interpelé, intéressé et perplexe par cette forme fixe? et pour moi inconnue... L'auteur nous dira ce qu'il faut en penser. L'écriture est particulièrement fluide et soignée, les rimes bien correctes, et le vocabulaire sobre rendant la lecture facile, plaisante et agréablement rythmée. Pourtant et quel dommage, j'ai relevé trois e non élidé et fautifs en classique qui ont échappé à la vigilance de l'auteur(e). Sur le fond, le sujet "Trois sœurs et trois caractères, Trois manières", dont le pouvoir charmeur, Zeus en est témoin, dépasse celui des "trois Grâces de la Grèce," et l'auteur(e) se donne tout le poème pour flatter les particularités, la beauté, la grâce et la délicatesse de chacune d'elles, pour au final arrêter son choix et sa préférence sur l'ainée, il est vrai la plus belle, la plus parfaite, la plus attirante mais justement celle qu'il n'a pas sue retenir... "Puisque je l’aimais sans bornes J’aurais dû la retenir," L'"odelette" est délicate, légère et délicieusement écrite. J'aime beaucoup cette poésie. Bravo En EL Ed: Aurai-je donc rêvé à propos des e non élidés que j’ai signalés en EL? Je ne les vois plus… Il n’y aurait rien d’étonnant en effet car de plus en souvent maintenant mes neurones font des noeuds !!! Mille excuses. |
| Donaldo75
27/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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J’ai trouvé ce poème laborieux et assez daté. Déjà, utiliser les divinités grecques pour parler de jolies femmes, il y a quand même plus original. A pas mal d’endroits, le poème frôle le cliché, tangente le poussiéreux. Côté rythme, mélanger vers courts et plus longs passe quand il y a une forme de musicalité, ce que malheureusement la rime pauvre ne permet pas, entre autres. Les métaphores utilisées ne sont pas toutes heureuses, quand elles ne virent pas à la surenchère.
« Mais des trois la plus splendide, En qui tout est précieux, C’est l’aînée – elfe, sylphide Et comète de mes cieux ! » Rien que ça ? Et la fin, elle ne m’a pas permis de changer mon impression de lecture. En fait, tout ceci aurait plus d’impact en essayant de sortir des sentiers battus ou au moins de ne pas tomber dans le convenu, le scolaire cochant certes les cases de la rime et du rythme mais manquant de drive et de modernité. Ou alors, c’est un pastiche. Ou juste un exercice à la mode d’un poète de la Troisième République ou du Second Empire. |
| Pattie
31/1/2026
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Je suis sensible aux histoires racontées par les textes. Voici ce que m'évoque celui-ci : le narrateur rencontre sur son chemin de vie trois soeurs. Il les met en rang d'oignons pour mieux les jauger, les comparer et faire son petit marché. La première regarde les garçons de haut, donc non, la seconde a du caractère : non plus. Il choisit la benjamine, parce qu'elle a une belle tresse. Le narrateur ne comprend visiblement pas pourquoi elle part, et peut-être en effet que dans l'espace-temps de ce personnage comparer des soeurs n'est pas une goujaterie, et que fonder une relation sur des cheveux est une base solide.
Une fois l'histoire en tête, il ne m'est plus possible de goûter une éventuelle poésie dans ce texte, même antiquisante. L'histoire est trop datée. Seuls les deux derniers vers me semblent intéressants. |
| Ornicar
27/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Dans l'ensemble, j'ai bien aimé ce poème qui ne prétend pas révolutionner le genre. Comme il est dit dans l'incipit, ce n'est qu'une "odelette" après tout. J'ai trouvé l'écriture plaisante, fluide et musicale. A deux endroits néanmoins, j'ai senti que les contraintes de la prosodie classique avaient pesé avant de dicter certains choix d'écriture. Mais rien de grave.
- ainsi à la strophe 1 ("Zeus, confesse, / N’ont pas ce pouvoir charmeur !") : cette tournure ne sonne pas naturellement et j'ai du reprendre ma lecture pour en saisir le sens véritable qui est : "Zeus, confesse le". Faire un rejet et modifier le vers suivant, l'auteur ne l'a pas souhaité. Il est parfois des "choix" dont aucun des termes n'est satisfaisant. - de même à la strophe 5 ("Par un trait d’humour charmant") : le sens voudrait qu'on lise "des traits d'humour charmants" car si cette "amazone" n'en a qu'un seul à sa disposition, on ne peut pas vraiment dire qu'elle "brille" par sa vivacité d'esprit. Mais pour cela, il aurait fallu faire rimer un pluriel avec un singulier ("impunément"). Ô sacrilège ! J'ai surtout aimé le rythme irrégulier en 7/3 des cinq premières strophes et après y avoir goûté, j'aurais bien voulu le conserver jusqu'à la fin. Mais sans doute cela n'était-il pas possible. |
| Provencao
31/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour LeChevalier,
"Puisque je l’aimais sans bornes J’aurais dû la retenir, Or j’écris ces rimes mornes, Ces fantômes de plaisir." J'ai bien aimé "ces fantômes de plaisir" qui portent à mon sens ce climat, avec son rythme propre, qui nourrit le poème. Belle originalité. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Luron
31/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Les Trois Graces, ces fantômes de plaisir, sont une fois de plus une belle source d'inspiration. L'agréable lecture de ce poème donne l'envie d'aller voir l'un des ces tableaux.
Les strophes se succèdent et virevoltent avec une légèreté et un charme qui sied bien au sujet des trois graces. L'exercice est réussi. Mes strophes préférées sont la deuxième et la troisième en particulier "Ils boiront l'eau que parfume/ D'amertume/ L'amande de ce bel œil. |
| Cristale
31/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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De ce que je crois savoir, l’odelette (ou petite ode) antiquisante (antique) est un petit poème basé sur le lyrisme moderne au style épuré et musical, dans un décor à l’ancienne imitant la façon d’écrire des trouvères
Ici le lyrisme s’exprime avec modernité dans le langage, avec des références mythologiques, les sentiments, le désir, la beauté, les gestes, bien que le fond « antique » ne m'apparaît pas fortement marqué, (à moins de regarder le tableau en lisant), sauf dans le style « pastichisant » les troubadours d’antan, l’imaginaire peut situer la scène dans un décor précieux. Perso je vois des colonnes de marbre, des fontaines, des jets d’eau, des buis taillés… (défauts dus à mon romantisme XVIIIè (siècle, pas arrondissement^^) Un ensemble bien composé malgré le manque de quelques éléments de décor. L’alternance en deux parties des quintils layés qui décrivent les « Grâces » et des quatrains qui expriment les sentiments du narrateur est judicieuse. Évidemment de nos jours cela peut sembler « cavalier » : le mâle imbu de sa virilité qui pense pouvoir se permettre un choix entre trois sœurs, comme des morceaux de viande en vitrine (celui-ci est juteux, celui-là trop gras, l'autre a la chair généreuse) prêts à se faire manger, mais bien fait pour lui, sa préférée s’est fait la malle ! Na mé ho ! Qu’est-ce qu’il croyait ce macho ? Trêve de tout, ce poème qui raconte une histoire cavalière, avec un grand sourire pour les jeux de mots que je sens sous les vers, se distingue à mes yeux par sa composition, il y a du travail et j’aime ça. Voilà, c'est tout. |
| Boutet
31/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ce n'est pas trop ce que je préfère en poésie même si l'écriture est impeccable et la forme originale.
J'aime mieux lorsque le poème délivre un message mais c'est une question de goût. On se raccrochera à l'écriture fine et délicate même s'il me manque quelque chose. |
| Passant75
31/1/2026
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Tant le fond que la forme m'ont désorienté et, malgré trois lectures, n'ont pu accrocher mon attention.
En conséquence, je me vois mal donner une appréciation. |
| Polza
31/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Victor Hugo disait des odes : « C’était sous cette forme que les inspirations des premiers poètes apparaissaient jadis aux premiers peuples. »
J’aime beaucoup les références antiques en poésie, cela donne parfois une certaine solennité ou une certaine légèreté selon le contexte. Pourtant, et c’est paradoxal, si j’ai aimé de Heredia lorsque je l’ai découvert, j’ai un peu plus de mal avec ses poèmes aujourd’hui. Si la technique reste parfaite, je lui reproche de souvent ne pas assez mettre de sentiments dans ses sonnets, à part ceux sur la Bretagne peut-être. Si j’ai dans son ensemble apprécié votre poème et sa rythmique, j’ai néanmoins trouvé qu’il s’étalait un peu trop en longueur. Certains passages m’ont semblé soit superflus, soit il aurait fallu développer un peu plus en rajoutant des quatrains. Ce n’est au final pas tant la longueur du récit qui m’a gêné, mais plutôt le manque de cohérence (à mon sens) à partir de « Suis-je fou si je l’adore ? (j’y reviendrai plus loin.) L’exergue est parfaitement choisi quant aux diverses références mythologiques. « Trois sœurs et trois caractères,/trois manières » j’ai trouvé judicieux de répéter trois 3 fois, c’est malin. « Les trois Grâces de ta Grèce » je n’ai pas compris s’il s’agissait d’une faute de frappe, j’aurais plutôt vu « de la Grèce », si c’est bien « ta » à qui s’adresse ce déterminant ? (explication plus bas en édition) « Non, car elle porte/Le prénom le plus sonore/Et le plus cher à Phébus. » je n’ai pas compris ce passage, le lecteur doit deviner le prénom, mais je n’ai pas bien compris les indices. Au début, j’ai pensé à la Esmeralda, mais dans notre dame de Paris c’est Phœbus. De plus que viendrait faire Phœbus dans un poème antiquisant ? Du coup, je suis retourné du côté d’Apollon, mais il a eu plusieurs amours (plus ou moins heureuses) comment deviner laquelle ? Daphnis ? Je suis peut-être passé à côté de quelque chose. Ensuite, cette sœur s’en va, mais il n’y a aucune transition, aucune explication qui pourrait orienter le lecteur (enfin je crois). Cela arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. La suite va dans la même logique, il aurait dû la retenir, mais on ne sait déjà même pas comment ni pourquoi elle est partie… Ce poème reste malgré tout très agréable à lire et l’écriture est soignée, mais j’aurais aimé beaucoup plus encore… Édition Je ne lis les autres commentaires qu’après avoir écrit le mien, ça m’évite d’être influencé. Pour « Zeus, confesse », je voulais vous le dire, mais j’ai oublié, tout comme Ornicar, je n’ai pas trouvé la tournure très naturelle non plus… « Les trois Grâces de ta Grèce,/Zeus, confesse, » OK je viens seulement de comprendre le « ta », je n’avais pas saisi le rejet ! Mais ça ne me plait toujours pas, même en ayant compris ! Je partage l'avis d'Ornicar avec confesse-le... « Les trois Grâces de ta Grèce,/ Zeus, confesse,/ N’ont pas ce pouvoir charmeur ! » je pensais qu’il y avait une coquille avec ta au lieu de la, je n’avais compris que c’était Zeus qui confessait que les trois Grâces n’avaient pas ce pouvoir charmeur et non « Les trois Grâces de ta Grèce,/Zeus, confesse-le,/N’ont pas ce pouvoir charmeur ! »… |




