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Poésie néo-classique
LenineBosquet : Ad nauseam
 Publié le 27/03/19  -  16 commentaires  -  787 caractères  -  218 lectures    Autres textes du même auteur

Hagard au bar.


Ad nauseam



Hagard au bar, j'ai la berlue,
Autour de moi tout se dilue
Dans les glaçons des apéros,
Dans le jargon des trois blaireaux
Zonant au zinc l'air ironique :
Ont-ils si bien connu Monique ?!

Je coule au fond de mon cerveau,
J'y vois tout noir, c'est un caveau.
Je pense à rien – sinon à elle,
Comme un étron sous ma semelle.

Le cœur en vrac, roi des cornards,
J'irai vomir sur ces connards,
Sur leurs cancans de mecs débiles,
Dans leurs carcans en fils de biles.

Je suis si soûl si vous saviez,
Ils me l'ont fait sec aux graviers ;
Encore un verre et tout s'écroule,
C'est sur mon mal que je m'enroule.

Hagard au bar l'hurluberlu
Boit sur son sort, c'est son salut.


 
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   Eki   
2/3/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Monique, ben oui pour la rime avec ironique...
Sinon, il y avait Véronique...mais ça fait plus de syllabes.

rhooooo ! on n'a le droit de rire...surtout lorsqu'on zone au zinc.

Bon, faut que j'argumente...Ici, c'est le mot clé !

Bobard au bar aurait pu être un bon départ...mais en citant Socrate en titre...
Alors, "Hagard au bar" est en corrélation avec le texte.

Même pas une brève de comptoir comme un cocktail qu'on sirote.
Je vois une réalité absordée dans un mélange cru et un hurluberlu qui ravale l'amer de ses roulis alcoolisés...

C'est la traversée du verre/vers solitaire...bon, je n'ai pas dit "ver" non plus...

"Sec aux graviers"...si encore c'était avec un Gaillac blanc Les Graviers, je comprendrais mieux...Une subtilité que j'ai imaginée de loin...

Les rimes de la troisième strophes ne sont pas enivrantes
cornards/connards - débiles/biles...ni les suivantes, je trouve saviez/graviers - s'écroule/roule...

Au fond des tournées peu glorieuses, que reste t-il ?

Même pas un vice qui pousse à la damnation...pour la poésie !

Désolée...me suis enlisée dans la glace ou les glaçons

   papipoete   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
néo-classique
J'aurais pu faire comme elle, moi le cornard, me consoler entre les cuisses d'une autre ! mais non, je l'aime trop et c'est dans la picole que je me console ! Allez, encore un verre et je ne me souviendrai plus de rien, même pas du pourquoi je suis si bourré...
NB à en avoir la nausée, le héros noie sa détresse dans l'alcool, et son chagrin émeut...on boirait presque un coup avec lui, pour alléger sa peine !
je vois un " hurluberlu " aux octosyllabes parfaitement classiques ;
papipoète

   Corto   
6/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
"Tournée générale" a-t-on envie de crier d'une voix pâteuse en direction de patron de ce bar.

L'ambiance ivrogne est bien rendue même si on se demande pour qui pour quoi il faut se mettre dans un état pareil.

Les expressions bien trouvées participent à cette ambiance comme ce: "Je coule au fond de mon cerveau, J'y vois tout noir, c'est un caveau".

Bon, il est peut -être temps de laisser cuver le personnage qui "Boit sur son sort, c'est son salut".

   STEPHANIE90   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

j'ai beaucoup aimé cette lecture. Votre poème est honnête, sans chichi, comme cette cuite que l'on prend pour oublier l'inacceptable, l'insurmontable. C'est moderne, tout en utilisant des mots anciens, j'ai dut aller chercher la définition d'étron. Merci d'ajouter une pierre ronde à ma culture. Lol !
Un seul petit accroc peut-être pour moi, je trouve les rimes peut-être un peu "faciles". Mais je reconnais qu'en octo, il est souvent très ardu de jongler avec la contrainte métrique.
Alors bravo...
Merci pour cette lecture, j'aurai presque envie d'aller partager un verre avec cet infortuné,

StéphaNIe en EL

   bipol   
27/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

j'ai pris beaucoup de plaisir à lire votre texte

surtout pour l'ambiance qui est très bien rendue

je me met facilement à la place du narrateur

pour son tempo, et pour sa musique

bravo

   TheDreamer   
27/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
"Jusqu'à la nausée". Le titre me parait bien trouvé. Noyer son désespoir amoureux, noyer son chagrin dans l'alcool. Boire pour oublier... et ne finir par penser qu'à ce que l'on veut précisément fuir : "Je pense à rien. - sinon à elle".

Une poésie viscérale pour dire le mal être. Le principal acteur de la scène semble s'en vouloir et se sentir responsable.

   Provencao   
27/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Hagard au bar l'hurluberlu"ne montre rien, n'invoque rien, ne permet rien possible...si ce n'est cet instant d'équilibre entre réalité et folie du comptoir..

Sensible à l'écriture j'y ai lu une histoire à la fois personnelle et collective qui remémore de multiples souvenirs, souvent destructeurs, et dont tout un chacun se moque des multiples pans.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Robot   
27/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A la fois agressif et atrabilaire comme souvent se présentent les personnes sous l'influence de l'alcool, ce texte néo-classique se prête bien aussi à la déclamation, comme un slam.

   Cristale   
27/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Je vois surtout un écrit basé sur des jeux d'assonances et d'allitérations. Des rimes faciles bien sonnantes et...assez trébuchantes pour certaines au point de rater la première marche du classique ^-^ (hips !)
L'auteur s'est sans doute bien amusé en élaborant ses octosyllabes.

Un texte sympathique qui pourrait trouver chanteur et musique à son pied (?)

Si je n'aime pas trop le fond, bien que mes convenances personnelles ne doivent pas entrer en ligne de compte (oir), je note le travail et la recherche sur les sonorités.

Cristale

   Vincente   
27/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une histoire de nausée, d'ivresse, qui a de la tenue. Si ça zigzague dans l'expression, c'est l'atmosphère du pochetron qui l'imprime ainsi.
J'ai bien aimé la tendre dérision avec ses ironies sans illusions ; même le "Monique" ne m'a ps dérangé dans son incursion improbable.
Car rien n'est bien raisonnable dans cette dissolution alcoolisée.

   PIZZICATO   
27/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
A priori, Monique semble aimer qu'on la...pratique.
Et le pauvre " cornard " "hagard" noie son cafard au bar.

L'état d'âme est bien rendu.
" Je pense à rien – sinon à elle,
Comme un étron sous ma semelle." On a la considération que l'on mérite (sourire)

" Je suis si soûl si vous saviez "
" Boit sur son sort, c'est son salut." Belles allitérations.

Un texte amusant ; certainement pas pour le héros nauséeux...

   senglar   
27/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour LenineBosquet,


Un poème dont le contenu est en adéquation parfaite avec son titre : "Ad nauseam" avec les deux derniers vers isolés qui en assènent la montée :
"Hagard au bar l'huluberlu
Boit sur son sort, c'est son salut."
Au point que me demande si la pauvre Monique n'est pas un prétexte et que je me dis que, ben oui, elle l'a échappé belle.

- pas aimé : "étron sous ma semelle"
- bien aimé : "C'est sur mon mal que je m'enroule." Je verrais très bien de plus une barre à striptease dans ce bar...

Tout de même il y va fort votre pochard !... Et si on le planquait dans le "caveau" de son "cerveau" ? lol


Senglar

   dom1   
27/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bel écrit qui donne envie d'en boire un avec le poète...
Bien évoqué le son des connards qui fend l'atmosphère nébuleux...

domi...

   Quidonc   
1/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour LenineBosquet,

J'ai beaucoup de tendresse pour ce pauvre garçon qui va noyer son chagrin d'amour au bar. Le langage est très savoureux et me fait penser à du Michel Audiard.
Le voilà donc cocu, la belle affaire. Alors buvons à sa santé une fois pour toute, et qu'il reprenne sa vie puisqu'on la lui a rendue.

Merci pour ce moment de détente

   BlaseSaintLuc   
4/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis saoul sous ce balcon de bar , es-ce barbizon?
Pas peint avec le dos du pinceau l' hagard du nord !
Elle colle aux galoches la Monique qui roule sa caisse, c'est un caca,le veau, la vache et les cochons ...
Pas si facile de tirer les ficelles pour gagner son pain (d'éloges) avec le thème du téteur de biberons pleurnichard .
Jeux de mots de falot, dans la tétine point de salut au port.

   krish   
19/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très bien Monique, très bien...faut avoir l'habitude des conversations de comptoir. J'ai beaucoup aimé le portrait des piliers de bar vus par un gars "aveugle" tant il a bu et tous les sous entendus qui ne manquent pas d'humour. Le lecteur est dans la situation mais, en même temps, il la vit avec un certain recul ce qui rend la scène amusante en dépit du drame humain qui se joue.


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