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Poésie néo-classique
LenineBosquet : Diméthyltryptamine [concours]
 Publié le 19/12/19  -  15 commentaires  -  980 caractères  -  358 lectures    Autres textes du même auteur

Quantize – Dimethyltryptamine


Diméthyltryptamine [concours]



Ce texte est une participation au concours n°28 : Un vide vertical... de toutes les couleurs
(informations sur ce concours).





Un vide vertical, un abîme béant,
Je me chute en dedans au fin fond de la faille
De mes vices cachés, arrachés au néant
Aussi soudainement que flambe un feu de paille.

Ce cruel éclairage éclate en l'océan
De mon cerveau cerné, jaillissant où que j'aille
Tel l'écueil lacérant d'un geste de géant
Mon grêle et frêle ego battu dans la bataille.

Lors, l'angoisse s'estompe et prend place la paix ;
Une harmonie émane en volumes épais
Quand le son s'illumine et semble poésie.

Les tons, formes et chants sont de mêmes valeurs ;
Tout est fusion, tout est sens et synesthésie
Dans ce maelström marbré de toutes les couleurs.


 
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   placebo   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,
Une description de la prise de cette substance je suppose, je ne connaissais pas.
J'ai du mal avec certaines constructions qui me semblent lourdes, comme si la structure avait trop contraint la forme : le 2ème vers par exemple.
Le poème possède une certaine puissance cependant, et je le trouve meilleur sur la fin, je préfère les tercets.
Bonne continuation,
placebo

   Lebarde   
19/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Le sujet autorise tous les propos, les plus décalés, les plus irréels, les plus illuminés, les plus éblouissants, les plus improbables, les plus hallucinés.
N'étant pas plus informé que cela sur l"expérience de mort imminente" (EMI), je n'entrerai pas davantage dans le vif du sujet qui pourrait susciter tant et tant d'élucubrations stériles.

Pourtant je dois avouer qu'il ressort de ce sonnet néo-classique a priori sans faille technique ( excepté le hiatus sans gravite:" harmonie émane") , une atmosphère poétique que le titre ne permettait pas d'espérer.
J'y est repéré bon nombre de vers bien équilibrés d'une grande fluidité, et seulement de rares associations de sonorités gênantes:"vices cachés arrachés..., "mon cerveau cerné..", "mon frêle et grêle ego.."

Beau travail.
Certainement l'oeuvre d'un(e) auteur(e) possédant une bonne maîtrise de l'écriture et de la poésie que je ne me permets pas de commenter plus avant.

Ed

   papipoete   
19/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour concurrent ( e )
j'ai visionné votre extrait sur youtube, et j'avoue que celui-ci n'incite guère à en savoir davantage sur ce monde où tout est fusion !
J'imagine un formidable bazar tout au fond du " moi " du héros, qu'une pilule bleue ou rose, ou un rail blanc sur un coin de table, viendrait alors rendre zen, formidablement zen...
NB pardonnez-moi de ne pas vouloir embarquer pour ce voyage, et me laisser bercer par le chant des petits oiseaux, m'éveiller sous les coups de l'Angélus, lire du monsieur De la Fontaine...
Un sonnet ne me semble guère approprié pour traiter ce sujet ; j'aurais plutôt vu des " haïkus, des vers libres " !
au 2e vers " je/me chute " ; je vois ce que vous voulez dire, mais avouez que cela puisse choquer ?
au 6e vers " cerveau/cerné " put être plus mélodique ?
les dodécasyllabes me semblent justes ; à part le mot " maelström " dont je ne sais pas décomposer les syllabes !

   Davide   
19/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Très bien trouvé ce recours aux psychotropes pour s'accommoder de la contrainte du concours : le gouffre du vide vertical à l'euphorie psychédélique. Bravo !

La charpente du sonnet est plutôt solide, mais n'est peut-être pas la plus adéquate, car la rupture s'opérant à l'entame du premier tercet et assez soudaine, trop tranchante à mon goût (pour un sonnet).

J'ai beaucoup aimé le soin apporté à l'écriture, et particulièrement, à la sonorité des vers ; plein d'allitérations et d'assonances ("fin fond de la faille"/"flambe un feu", "jaillissant où que j'aille", "geste de géant", "grêle et frêle", "battu dans la bataille" etc.) symbolisant à merveille le thème des drogues hallucinogènes, le flou perceptif et l'angoisse qui sourd du néant : sonorités proches, en écho, repères qui s'estompent...

L'affleurement de la synesthésie dans le dernier tercet est bien à propos, avec les sens qui se confondent : "le son s'illumine".

En revanche, même si le thème s'y prête, quelques lourdeurs dans l'écriture en certains endroits, pas bien graves : "je me chute en dedans", "en l'océan / De mon cerveau"...

Un poème essentiellement descriptif, sans arrière-plan, mais convaincant et dont l'écriture exhale une saveur musicale et signifiante plutôt engageante.

   CORRY   
20/12/2019
Modéré: voir point 6 de la charte.

   Michel64   
19/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le truc à ne pas consommer, quoi.

J'ai beaucoup aimé les allitérations tout au long de votre poème, on voit qu'elles ont été systématiquement recherchées, avec bonheur la plupart du temps :

"De mon cerveau cerné, jaillissant où que j'aille"
"Mon grêle et frêle ego battu dans la bataille."
pour n'en citer que deux.
Par contre "Je me chute en dedans au fin fond de la faille" n'est pas très heureux. Peut-être :
"Je m'enfonce en mon fors au fin fond de la faille" ?

Le fond ne m'intéresse que très peu mais je reconnais à la forme de belles qualités malgré ce hiatus déjà cité (mais autorisés en néo-classique).

Comme déjà dit aussi, je crois, sur un autre commentaire, les contraintes sont bien intégrées au propos.

J'espère avoir l'occasion de vous relire, peut-être sur d'autres thèmes.

Merci pour le partage.

Michel64

   Donaldo75   
19/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai oublié de le redire dans mon précédent commentaire mais ce concours a décidément de la tenue, des participants aux œuvres variées et originales souvent, allant d'une forme classique tout ce qu'il y a de traditionnel à une forme libre débridée. C'est vraiment agréable pour un lecteur comme moi.

Ce poème ne déroge pas à cette règle; il a du corps, de la matière et va au-delà même des conventions que pourrait suggérer l'incipit. Il n'y a pas de surcharge, c'est assez sage et pictural, loin du délire psychédélique que j'aurais pu imaginer. C'est reposant ce soir.

Merci pour le partage.

   Eclaircie   
20/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Un sacré titre ! Je suis allée consulté le net pour en connaître le sens.
Ensuite le lien audio, j'avoue l'avoir ouvert mais refermé assez vite, tant les sonorités que l'aspect visuel m'ont dérangée.
Hors à la lecture, on s'aperçoit que cette composition musicale est assez indispensable au texte.

Le poème, en lui-même me paraît assez heurté :
"Je me chute en dedans" est vraiment disgracieux.
Les allitérations, sont les bienvenues.
"Une harmonie émane en volumes épais
Quand le son s'illumine et semble poésie." "les volumes épais" ne me convainquent pas et le mot "poésie " ne me semble pas très bien choisi.
J'ai aimé :
"Ce cruel éclairage éclate en l'océan"

Merci du partage,
Éclaircie

   sympa   
20/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Outre le fond qui me laisse perplexe, les contraintes du concours sont respectées et la notion de vide vertical cohérente.

Concernant la forme, l 'auteur(e) maîtrise plutot bien la prosodie.
Les alexandrins sont de bonne facture et agréables à lire.

Concernant le fond:

Le CE a donné son accord pour une parution, il estime donc que ce poème respecte la charte.

Pour ma part, c' est un pari risqué .
Je ne pense pas que ce soit pour promouvoir les produits de ce type.
Je pense plutôt que l auteur(e) tend à démontrer les effets néfastes et destructeurs de la drogue, écrit à but préventif.
C'est ce que j espère en tout cas mais il ou elle nous en dira probablement plus ultérieurement.

Personellement, j' aurais préféré une poésie sur le thème du paranormal : ( le témoignage de l'expérience de mort imminente avec ce fameux tunnel qui garde son mystère par exemple).
Mais bon, mes goûts ne sont pas forcément ceux des autres.

Pour conclure, ok pour la forme plutôt réussie , mais plus de réserves concernant le fond .

   Robertus   
21/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" de mes vices cachés " ... " ce cruel éclairage " ... " mon... ego battu ". On ressent totalement l'effet d'une vie qui défile devant les yeux rappelant des actes honteux, cachés que tous nous avons probablement si l'on met à nu notre vie entière et nos pensées intimes.

Je trouve intéressant le deuxième vers " je me chute en dedans... " comme si le narrateur avait décidé de se lancer pour le regretter la seconde d'après.

Dans les deux premiers vers du deuxième tercet, ma sensibilité personnelle du rythme a un peu tiquée, dans le sens où ils représentent le moment de " remontée " vers le bien-être et pourtant rythmiquement ils sont moins fluide que la plupart des autres vers précédent qui sont sensés représenter le côté désagréable de l'expérience. " formes et chants ". On est obligé de le prononcer " Formezé chant " pour respecter le bon compte de syllabes.
Et la répétition de " tout " dans la suivante, selon ma sensibilité, scinde le propos qui se veut justement fusionnel et fluide.

Dans le dernier vers " maëlstrom " se lit en deux syllabes, c'est sûrement comme ça qu'on doit le prononcer dans la langue originale. Ma langue de français à dû s'y essayer à deux fois, héhé.

Merci pour cette expérience de lecture intéressante avec de belle images et un beau mouvement dans la première partie.

   Beaufond   
22/12/2019
C'est plutôt plaisant comme sonnet.
Les rimes alternées rendent très bien l'effet géométrique des hallucinations, la forme brève sied au propos, et je vois très bien l'évolution de la petite peur vers le laisser aller que peuvent provoquer les psychotropes. Il y a peut-être de la caricature dans l'angoisse, et tant mieux. Le réalisme m'ennuie.
Les tercets m'interrogent quant à l'expérience que l'auteur a pu faire de cette substance : jamais le son n'a eu sa place dans ces échappées pour moi, et je n'ai jamais entendu de récit rapportant un effet synesthésique après prise de diméthyltryptamine, et sais même quelques déceptions quant à la musique lointaine, s'absentant, contrairement à ce que produisent d'autres molécules dans la perception du réel. Bizarre, donc, et je me demande si je lis mal ces vers, ou si autre chose.

   plumette   
23/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
je ne connais pas ce monde, mais je le trouve bien rendu par ce poème.

le deuxième quatrain est celui qui a ma préférence et j'ai été sensible à toutes les allitérations qui semblent être ici une marque de fabrique .

quant aux contraintes du concours, elles s'intègrent particulièrement bien au propos

   Lariviere   
28/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Sur la forme, rien à dire ; j'ai trouvé le rythme et l'écriture sonnetique maîtrisés, plutôt fluides et agréables.

Sur le fond, je connaissais déjà (pas toujours personnellement, fort heureusement), le LSD, le MDMA, le GHB (et oui...), la psylocybine, le THC et la mescaline, ainsi que beaucoup d'autres psychotropes pharmaceutiques ou de drogues alcaloïdes, mais je ne connaissais pas ce DMT, visiblement assez intéressant dans sa conception culturelle et chamanique, donnant à ce texte un intérêt inattendu, comme une passerelle ethnologique entre des addictions sévères, des rites modernes assez étranges et dévastateurs et d'autres rites tout aussi étranges et fascinant remontant depuis la nuit des temps...

Sur l'ensemble, je n'ai malheureusement pas trouvé, en dehors de mon imagination, un lien quelconque, une articulation cohérente avec toutes ces suggestions de lecture ; car les images évoquées même bien construites sont à mon avis bien trop générique en terme de "perdition de la psyché" pour que le lecteur non initié ne retrouve vraiment dans le texte, cette distorsion de perception spécifique à l'expérience ou même devrais dire, à l'épreuve, en tous cas à ce qui pourrait la rendre "attrayante" dans une poésie...

J'aurais aimé retrouvé ce type de rendu qui ponctue très bien la fin du poème, mais à partir du début :

" Les tons, formes et chants sont de mêmes valeurs ;
Tout est fusion, tout est sens et synesthésie
Dans ce maelström marbré de toutes les couleurs."


Pour finir, il manque certainement à ce texte, quelques éléments d'incarnation du contexte quel qu'il soit (préparation du breuvage, réf. amérindienne, plongée en soi plus sensitive, etc...)

Les pistes sont nombreuses, non exhaustive et tout azimut.... Bien sur, c'est à l'auteur et à lui seul de voir par la suite... les pistes d'améliorations ne donnent pas le sentier lumineux clef en main, mais des directions envisagées et possibles, et c'est bien mieux ainsi ^^

En tous cas, merci pour cette lecture, pour l’originalité ("acide house" du thème ;)) et pour la tenue très "clean" de l'écriture... bonne continuation et bonne chance pour le concours !

   solo974   
6/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

Un titre plus qu'étrange, mais en parfaite harmonie avec le reste du poème : nous voici plongés dans l'univers des stupéfiants, des "vices cachés" d'un narrateur en proie à des angoisses telles qu'il s'y réfugie comme malgré lui ("Mon grêle et frêle ego battu dans la bataille" pour y trouver un peu de répit :
"Lors, l'angoisse s'estompe et prend place la paix ;
Une harmonie émane en volumes épais
Quand le son s'illumine et semble poésie."
J'ai personnellement aimé cette tonalité qui n'est pas sans rappeler Baudelaire (Spleen, Les Paradis artificiels), auquel me semble du reste explicitement faire référence le mot "synesthésie".
Le lien musical - psychédélique à souhait ! - donne encore plus de poids à certaines de vos expressions : "éclate en l'océan", "Tel l'écueil lacérant", "ce maelström marbré".
Gros bémol par contre - me concernant - sur l'expression "Je me chute en dedans", qui fait tache en raison de son caractère prosaïque.
Bonne chance pour le concours, en tout état de cause !

   Robot   
12/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un sonnet néo-classique dont j'ai apprécié le rythme donné par les allitérations et le découpage varié des alexandrins qui cadence la lecture. Un vrai plaisir à l'oral.

(Texte commenté en publication anonyme)


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