Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
LenineBosquet : La polka des kapos (21 juin 1943)
 Publié le 07/02/16  -  6 commentaires  -  2094 caractères  -  144 lectures    Autres textes du même auteur

"Tout argot est métaphore, et toute métaphore est poésie." (Gilbert Keith Chesterton)


La polka des kapos (21 juin 1943)



Oui c'est lui le Prince des baloches de Pantruche
Pantalon à pince, chapeau à plume d'autruche.
C'est pour lui qu'elles en pincent, les moches, les greluches
Y en a bien qu' ça fait grince, les plumeaux, les pauv' cruches.

Avec ma douce on guinche sur un air d'accordéon
On en oublie la machine, la guerre et ses embûches.
Mais l' Prince ramène sa frime sous toutes ses fanfreluches
Et m' pousse à la grinche en tâtant d' ma Manon.

Faut dire qu'il y craint pas, la bigorne, la baston
Et quand il tape dans l' tas, restent tes dents sur l' béton.
Les freluquets, les p'tits gars du cap Horn à Meudon
Ont tous fui le combat bien avant l'Armageddon.

Donc j' suis seul d'vant l' mastar qui m'arrache la ruche
Bien qu' j' lui décoche un d' ces frontal dans l' menton.
Quand s' décroche ma mâchoire, qu' mon nasal part en pluche
Je m'étale sur l' trottoir, le moral tout chiffon.

Ah ben tiens v'là l' moment que s' radinent les matuches
À coups d' pied dans l' fondement et grands coups d' bâton.
On touche au firmament quand approchant l' Baron
Ils le saluent poliment et s' dandinent les paluches.

La racaille et les bourres c'est rien qu' la même engeance
Ils s'entendront bien toujours pour engluer les bonnes gens
Alors j' crie sans détour que serait juste vengeance
Qu'on les pende haut et court dès ce soir de la Saint-Jean.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Vincendix   
7/2/2016
De l’argot pour illustrer un fait historique dramatique, j’avoue que je ne vois pas le rapport ?
Avec un autre titre, j’aurais mis une appréciation plutôt favorable, la scène décrite à des allures de cinéma des années 30.

   Pimpette   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est la langue ici qui me réjouit!
Cet argot qui vient tout droit de Trignol ?
- Pantruche ou les Mémoires d'un Truand?

De toute façon, la langue, tout au long du texte est si gouleyante, si bien maîtrisé que c'est un vrai régal!!!

""Avec ma douce on guinche sur un air d'accordéon
On en oublie la machine, la guerre et ses embûches.
Mais l' Prince ramène sa frime sous toutes ses fanfreluches
Et m' pousse à la grinche en tâtant d' ma Manon.'""

la prosodie est sans doute approximative mais on s'en fout...la poésie s'en fout aussi

   PIZZICATO   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Derrière cet humour argotique (un peu poussé à mon goût) et grinçant se cache une réalité bien plus sombre.

Une simple histoire de baston ? Attention, un train peut en cacher un autre...
Les " baloches de Pantruche " remplacent, ici, d'autres lieux et situations qui ont marqué les mémoires.

"C'est pour lui qu'elles en pincent, les moches, les greluches "

" Y en a bien qu' ça fait grince, les plumeaux, les pauv' cruches."

" Ont tous fui le combat bien avant l'Armageddon. "

" On touche au firmament quand approchant l' Baron
Ils le saluent poliment et s' dandinent les paluches."
Il faut fouiller un peu pour définir le vrai sens de ce texte.

   henriette   
7/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
texte gouailleur , ça sent la Commune ou le port d'Amsterdam
ou de Le Havre , ça rime comme l'océan , superbe !!!
par contre , je n'ai pas compris le titre par rapport à mon ressenti
mais j'aimerais écrire avec autant de talent
Merci

   Anonyme   
10/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je salue le style, comme relevé dans un autre commentaire, 'gouailleur', en même temps ce n’est pas un sujet facile et c’est vraiment bien ficelé.

Donc bravo pour le sujet et le texte, un petit bémol pour le titre qui m’a évoqué les camps de concentration et pas les bals populaires.

À vous relire.

   Raoul   
16/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime assez le langage, la gouaille "parigote", les mots à moitié gobés (ne manquent que les R roulés des chansons réaliste…), le mélange avec quelque ref. certainement quelque peu contre nature - "Armageddon" ou "cap Horn" - fonctionne bien. Je trouve également le répertoire des rimes très savoureux.
Le seul bémol, et d'autres que moi l'on déjà exprimé, c'est le titre trop en décalage… Fallait-il vraiment une "justification" historique ? Pas sûre, le texte se suffit à lui-même.
Merci pour cette lecture.


Oniris Copyright © 2007-2018