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Poésie contemporaine
LEPOETEPOETE : Les vautours
 Publié le 16/09/18  -  9 commentaires  -  831 caractères  -  189 lectures    Autres textes du même auteur

J'ai déjà publié ce texte dans une anthologie française.


Les vautours



Ils sont venus, parbleu, comme des prédateurs
Pour feindre d’entourer la pauvre moribonde
Aux portes de la mort dans ses pensées profondes
Elle rêvait en souffrant de souffles salvateurs.

L’ancêtre était bien là, allongée dans la peine
Dans les affres certains des dernières douleurs
Et la troupe atterrée par des relents de peurs
Considérait la fin comme une pieuse aubaine.

L’héritage est en vue sans le moindre merci
On fait fi pour un temps du côté querelleur
On s’active à la vente, on parle de valeur,
On se console, c’est vrai, en alignant des prix.

Mais tour à tour viendra le jugement de l’âme
Sans pouvoir échapper à leur funeste sort
Oublieux du passé et des paroles en or,
Se souviendront alors de leur conduite infâme.


 
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   izabouille   
24/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est tellement vrai, tellement parlant... Cette pauvre moribond attend des souffles salvateurs et elle ne reçoit que des vautours à son chevet. C'est habilement mené, avec des mots justes et choisis. Bravo à vous pour avoir été publié!
Quoi qu'il en soit, j'ai bien aimé votre poésie et la conclusion qui dit que tout finit par se payer un jour.
Merci pour ce bon moment de lecture

   Gemini   
27/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'exergue engage au respect.
En première lecture, à mon oreille, les rimes en "eur" sont trop nombreuses, le poème ne sonne pas élégamment. Par contre, ces rimes rajoutent à l'allitération générale en "r", qui, je pense, sert le thème de la rapacité.
Je n'ai pas compris le rôle de "certains" v6 ; qu'il qualifie l'ancêtre ou les affres, je le vois mal accordé.
Je n'ai pas trouvé le sujet de "se souviendront" v16.
Erreur de mesure aux vers 4, 12 et 15 (13 syllabes). V8 aussi, mais c’est pour la diérèse.
Comme vous faites rimer singuliers et pluriels, pourquoi n'avoir pas laissé "peurs" v7 au singulier ?
Pour le sujet, la métaphore des vautours en charognards est bien décrite dans les trois premières strophes, tandis que la quatrième prend des allures de prophétie du jugement dernier, comme un réquisitoire divin (malgré le « parbleu » du premier vers !), avec l’espoir que la conscience des damnés les rattrape. C’est pas joué d’avance.

   Miguel   
29/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Ce texte me semble présenter beaucoup de faiblesses. Le "parbleu" fait un peu cheville et manque de classe, le vers 4 a 13 syllabes, le mot "ancêtre" me semble ici malvenu, il y a une rupture syntaxique au vers 9, le vers 12 a 13 syllabes, comme le vers 15, et on cherche en vain le sujet de "se souviendront". Au reste, cette dénonciation des héritiers avides fait un peu cliché. Il y a aussi des tas de gens qui pleurent sincèrement le départ de leurs proches.
Ce texte me rappelle une scène de "Milou en mai", qui n' est pas mon film préféré.

   Brume   
1/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Je ne vais pas commenter les techniques de la poésie classique, je n'y connais rien.

Parbleu...décidément les auteurs de poésie classique aiment vraiment les expressions dépassées. Je trouve que ce terme dénote avec le reste; il fait "enjoué " parmi ces vers aux accents sentencieux.

J'ai aimé la vivacité de chaque strophes, des vers bien choisis pour nous offrir un poème enflammé. Le ton est sidéré, vous réussissez à ne pas tomber dans l'excès. L'expressivité sied bien pour pointer du doigt les vautours.

Pas besoin de points d'exclamations, l'émotion passe très bien grâce aux vers qui claquent et à leur forte tonalité.

   papipoete   
16/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour LEPOETEPOETE
presque " collègue " cher poète, et allons je vous prie voir de quoi retourne votre récit !
Ils sont venus, ils sont tous là, elle va ... bientôt lâcher les clés de son coffre ; enfin, ou plutôt " Dieu ait son âme ! " elle est partie ; qu'est-ce qu'elle a souffert la pauvre !
Ce n'est pas le tout, faudrait voir à partager le pactole ! enfin, veiller à ce que l'état ne lui prenne pas tout ! elle a tant trimé pour son or, son trésor ! Mon Dieu, que nous l'aimions et elle a tant souffert ...
NB c'est en exagéré ( à peine ) que j'ironise sur la mort de l'aïeule, dont l'héritage affûte les envies comme rémouleur en foire !
C'est pas bien, et un jour viendra où tremblant sur leur lit d'agonie, les mécréants se souviendront peut-être qu'ils eurent un temps, le bec bien crochu !
La 2e strophe me semble la meilleure, parbleu ! dans ce poème croquignolesque !
Comme je le dis dorénavant, ne sachant pas la forme originale choisie, il ne sert à rien que je vérifie le côté technique de ce " contemporain " !

   Donaldo75   
16/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour LEPOETEPOETE,

J'ai bien aimé ce poème, son tableau bien tourné sur la petitesse de certains de nos pairs dans une telle situation. La travail de versification est vraiment réussi; la tonalité fait penser à des peintures du dix-neuvième siècle.

Bravo !

Donald

   PIZZICATO   
16/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Certes ce genre de comportement n'est pas rare, pour ne pas dire assez fréquent ; ce, sans distinction de classe sociale.

Ceci dit, pour parler du texte lui-même, je reste assez mitigé.
La situation est assez bien décrite mais je n'ai pas été séduit plus que ça.
Je n'ai pas trouvé le titre très original. La répétition des "on", dans le troisième quatrain, m'a gêné.

" Elle rêvait en souffrant de souffles salvateurs " image intéressante.

   jude-anne   
17/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Poetepoete,
On comprend aisément le message que vous voulez faire passer dans votre poème et j'apprécie soyez en sûr l'exercice de style.
Il me manque toutefois les transports lyriques du poète comme si vos qualités poétiques étaient freinées par le cadre imposé de la rythmique en alexandrins.
Je suis certaine que vous pouvez nous proposer encore mieux et j'attends avec impatience vos prochaines publications.
A vous relire.

   erratum   
25/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir Poetepoete !
Ce sonnet propose certains alexandrins "boiteux" (13 pieds) vers 4, 12, 15), les participes passés féminins sont à proscrire en poésie classique dans le corps des vers (pensées, allongée, atterrée, vue), répétitions de sons semblables qui choquent l'oreille (là, allongée..., passé et, vrai/en) ; le vautour n'est pas un prédateur car il se nourrit d'animaux morts, affres est du genre féminin et il faut mettre certains au féminin aussi, "tour à tour" se rapporte probablement aux héritiers mais la tournure de phrase est boiteuse et le dernier quatrain est obscur, à mon avis, et on cherche le(s) sujet(s) absents.


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