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Poésie contemporaine
Castelmore : Quand [Sélection GL]
 Publié le 15/09/18  -  10 commentaires  -  2142 caractères  -  130 lectures    Autres textes du même auteur


Quand [Sélection GL]



Quand le chasseur aux brumes de septembre attend,
Sombre halo sous la voûte automnale... pas de drame.
Du profond des clairières, de langueur le cerf brame.
Dans les effluves lourds des futaies, l'homme entend...
le souffle de la forêt.

Quand de verte oasis en oueds desséchés,
D'hamadas de rocs noirs en plateaux inconnus,
Des dunes jusqu'aux cieux s'élève des tribus
La flûte touarègue portée par l'alizé...
chante le souffle du désert.

Quand le marin respire l'océan qui s'anime,
Les muscles de ses bras tendus sur les haubans,
Que la houle se ride et crissent cabestans,
La voile soudain claque... et ses yeux s'illuminent,
au souffle de la mer.

Quand le vieillard usé, harassé de douleur,
Sur le bord de la tombe se tourne, souriant,
Pour une fois encor regarder des enfants
Qui crient et jouent et rient et dansent le bonheur...
hurle le souffle de la vie.


 
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   izabouille   
24/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est beau, on voyage d'une forêt à un désert pour arriver à l'océan, ensuite on atterrit sur une tombe, mais c'est une tombe joyeuse avec ces enfants qui jouent tout près. Je trouve cette dernière strophe un peu étrange, elle n'a rien à voir avec les trois autres qui s'enchaînent fort bien. Cela dit, cela n'enlève rien à la qualité de cette poésie, elle m'a emportée et c'est ce qui compte. Merci pour le voyage

   Miguel   
28/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème ne respecte pas du tout les règles de la poésie classique ; il n'est cependant pas sans mérites, avec de belles images touchantes ; le "hurle" du dernier vers me semble cependant inapproprié, sans grâce.

   Gabrielle   
29/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De merveilleux instants de vie sont retracés dans ce poème.

Le lecteur se laisse transporter et participe à l'hommage rendu.

Un très bel exercice réalisé par une très jolie plume.

Merci à vous.

Au plaisir de vous lire à nouveau.

   papipoete   
15/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Castelmore
Voici la première parution d'un " nouveau-venu " onirien, qui risque de voir sa plume souvent éditée, si d'elle coule encore une si belle encre !
" Quand " sous bois rée le cerf, on entend souffler la forêt .
" Quand " dans le désert, retentit la flûte touarègue, on entend le souffle du désert .
" Quand " ... bien plus loin, juste à côté, le vieillard avant de périr regarde les enfants jouer et rire ... " Quand "
NB chaque lieu où naît le souffle du vent et celui où il s'éteint, est comme peint en musique , et c'est un ravissement de lire de tels vers . ( dans les effluves lourds des futaies ) j'ai souvent ressenti cet effet, surtout quand on n'entend plus le moindre bruit !
La strophe maritime nous chatouille les narines, avec son air iodé si présent !
Je ne puis noter le côté technique, ne sachant pas si " contemporain " est la forme originale .
Bravo " graine de poète " !

   Yavanna   
15/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La première strophe ne m'avait pas convaincue... en tout cas les deux premiers vers. Ce "... pas de drame" notamment, posé là en fin de phrase ne me plaisait pas. Je suis donc partie avec un à priori un peu négatif.

Mais...
Mais j'ai par contre été progressivement séduite par la suite. Déjà à la fin de la première strophe, j'étais interpellée. Et la suite n'a fait que confirmer cette impression de plus en plus agréable.

J'ai lu le texte à haute voix, et sa musique m'a portée loin en imagination. De belles sonorités au service de belles images.

J'aime beaucoup l'évocation de ces milieux si différents, la forêt, le désert, l'océan... et puis la vie. Tous ces souffles en un seul.

Tout ceci est très prometteur, merci beaucoup.

   PIZZICATO   
15/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De belles images pour décrire des endroits et situations qui les animent.
" le souffle de la forêt " (sans le chasseur...), celui du désert et celui de la mer.
" La flûte touarègue portée par l'alizé "
" Que la houle se ride et crissent cabestans "

Et puis " le souffle de la vie ", cette dernière strophe qui a ma préférence.

   Donaldo75   
15/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Castelmore,

J'ai beaucoup aimé ce poème scandé par le mot-titre, avec des instants de vie dépeints comme dans des tableaux du dix-neuvième siècle, en tout cas c'est l'impression de lecture que je retiens.

Et j'aime également le "souffle" décliné à chaque strophe.

Bravo !

Donaldo

   Luz   
16/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai bien aimé.
Peut-être que la première strophe est plus faible que les autres.
A la fin : "hurle" me paraît un peu discordant.
En tout cas c'est un très beau poème.
Merci.

Luz

   JcJaZz   
17/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Chacun des souffles est décrit avec détails avec son âme propre, ses sensations, ses images, ses odeurs, ses sons, ...
On en perd aucune miette, comme "avalé" dedans
Le 4ème strophe n'est, selon moi, pas tout à fait à la hauteur de l'ensemble
Je n'ai pas vraiment ressenti le "souffle de la vie" aussi intensément que les autres
Merci

   MFAYARD   
18/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Dans une première lecture rapide je suis passé à côté.
Et puis, à la relecture, j'ai pris un grand plaisir pour plusieurs raisons:
J'aime le procédé consistant à dépayser le poème à chaque strophe, j'aime la langue et j'aime le rythme.
Le texte a, sans doute, été très travaillé mais il lui reste une spontanéité qui, pour ma part, emporte toujours mes suffrages.
Je me dis qu'on pourrait ainsi, selon ses inclinations, poursuivre le poème ad-libitum.
Bref, j'ai beaucoup aimé.
Merci.


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