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Poésie contemporaine
LioText : Faucheuse chômeuse
 Publié le 26/07/17  -  5 commentaires  -  1859 caractères  -  77 lectures    Autres textes du même auteur

Quand nous comprenons que tout est fini…


Faucheuse chômeuse



Les boules de coton éclataient à la lueur du soleil.
Le village respirait l'air brûlant d'un mois de juillet.
Les cigales, de leur douce alarme naturelle, signalaient leur réveil.
Les vagues de la mer déferlaient sur le sable, inondant les pourpiers.
On pouvait sentir l'odeur d'une tarte aux mures et fraises vermeilles,
Qui essayait de refroidir dans la chaleur de ce grand brasier.

Une jeune fille sortit d'une des petites maisons, le sourire aux lèvres.
Elle traînait, avec elle, un crâne humain, attaché à une fine ficelle.
Elle courait, sautait et dansait avec son ami dans les genièvres.
Le crâne la regardait, regardait le ciel, se mit à rire d'elle.

Une somptueuse comète glacée vint frapper le village des rêves.
Elle poussa les grosses pierres de granite et fit danser les chênes.
La tarte fut partagée en plus de parts que ce qu'il fallut, sans grève.
Même que son jus se retrouva sur toutes les bouches, sans gêne.
La Terre étincela d'une vive lumière pendant une durée si brève
Que l'on ne voyait plus rien, aveuglé, même pas le crâne d'ébène.

La fille marchait, sillonnait entre les débris. Un crâne à la main,
Aida les derniers mourants à partir rejoindre les cieux.
Elle observait avec dégoût et peine ce massacre inhumain,
Et versa une larme en voyant son ancien crâne, noir, fendu en deux.

La Mort avait perdu la guerre contre ses pires ennemis,
Alors que les dirigeants, rois, empereurs, mouraient sous la brume.
Elle pleurait la mort de ces centaines d'âmes à jamais endormies.
Elle ne servait plus à rien dans ce monde où l'on s'entretue, se fume.
La faucheuse de vie s'approcha de la mer, retira son long voile gris,
D'une morsure mortelle, versa dans l'eau son sang, noir d'amertume.


 
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   Brume   
28/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Bonjour

Votre poème aurait été superbe si vous ne l'aviez pas blindé d'adjectifs et de pléonasme qui souvent n'apportent rien, relèvent d'une évidence, et cassent l'imaginaire du lecteur. Exemples :

- " fraises vermeilles" - qu'elles soient vermeilles ou incarnats tout le monde connaît la couleur des fraises, pourquoi préciser ?

- "Les cigales, de leur douce alarme naturelle " - il est évident que le chant des cigales est naturel, inutile de le préciser.

- " attaché à une fine ficelle " - "attaché à une ficelle" tout simplement, préciser qu'elle est "fine" est sans intérêt.

Etc...

Et je ne compte plus le nombre de pléonasme :

- " dans la chaleur / de ce grand brasier"
- " La Terre étincela / d'une vive lumière "
- " la mort de ces centaines d'âmes / à jamais endormies"
- " s'entretue / se fume"

La dernière strophe compte 4 synonymes du mot " mort ", ces répétitions sont d'une grande lourdeur:

La Mort avait perdu / mourraient sous la brume / Elle pleurait la mort/ D'une morsure mortelle.

Etc....

Quand au fond la 4 ème strophe me pose question : la jeune fille aide les mourants à (partir) rejoindre les cieux mais par contre verse une larme pour son crâne ? Bizarre. Bon peut-être que ce crâne a une valeur affective mais c'est trop space. Mais chacun sa logique.

Et pourtant je vois une belle écriture, le fond est très intéressant, un récit apocalyptique qui surf sur le style surréaliste.
Votre poème est à retravailler. Il faut supprimer les nombreux adjectifs et répétitions.

Autre chose, pourquoi avoir classé votre poème en catégorie poésie libre alors qu'il comporte des rimes systématique?

EDIT : je constate que votre poème a été déplacé dans la catégorie poésie contemporaine. Bien.

   Marite   
14/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" La Mort avait perdu la guerre contre ses pires ennemis ..." c'est à la lecture de ce vers que j'ai fait le rapprochement avec la jeune fille souriante de la seconde strophe, celle qui sortait d'une maison, satisfaite apparemment, en traînant un crâne humain derrière elle ... alors j'ai tout relu et tout compris. L'alternance des rimes choisies se perd un peu, enfin pour moi, dans la suite des évènements : l'arrivée de la comète ... la vive lumière ... le massacre inhumain ... la larme versée par la jeune fille au vu de son "jouet" fendu en deux.
Une étonnante vision qui condamne la Mort au chômage. Ce texte aurait pu être présenté sous forme d'une prose poétique sans perdre de sa densité.

   papipoete   
26/7/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour LioText,
La mort qui frappait quand bon lui semblait " se trouva fort dépourvue " quand la main de l'homme " fut venue " prenant sa place ; on décapitait, on empoisonnait, on affamait à tour de bras ! Pleine d'amertume, la faucheuse replia sa lame et disparut dans les abysses de la mer .
NB j'ai cru comprendre cela au sujet de la mort, mais la scène jouée par la fille m'égare et ne saurais en parler !
Je suis mal placé pour vous l'avouer, mais je trouve votre écriture par moment trop prosaïque, et les assonances apparaissent souvent portées par l'écho de leurs précédentes .

   PIZZICATO   
26/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Faucheuse chômeuse " : la Mort, personnifiée par cette jeune fille qui traîne un crâne humain, est spoliée. L'idée est originale.
Est-ce un bombardement qui l'a évincée ?
" La Mort avait perdu la guerre contre ses pires ennemis," je trouve cette image très éloquente ; de même que cette tarte aux mûres qui éclate et se transforme en sang des victimes.

Il y a de belles idées de fond dans ce texte qu'il faudrait peut-être alléger de certaines images pas très utiles , à mon sens : " alarme naturelle " " Les vagues de la mer "...
.

   Marie-Ange   
26/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je vous ai lu, relu et relu à nouveau, sans pour autant à avoir un avis tranché.

Je suis très mitigé, l'ensemble de ce récit ne m'a pas entièrement transporté, par moment il me déconcerte, mais dire ou et comment, cela n'est pas très flagrant.

Un écrit déconcertant, la mise en scène voulue par l'abondance d'adjectifs paraît rassurante en particulier dans la première strophe, c'est très visuel, mais j'ai eu soudain un peu plus de mal dès que vous évoquez "cette jeune fille trainant un crâne humain", là, je suis désolé mais l'image m'est insupportable.

Pourtant j'ai poursuivi ma lecture, voulant comprendre, j'aime bien le fait d'un descriptif généreux de la situation, à l'aide de tous ces qualificatifs, ils campent bien le moment, dans ces moindres détails. Même si cela me chamboule profondément.

Je dirai de ce texte qu'il est désarmant.

Il y a là "Faucheuse chômeuse", une idée intéressante, qui interpelle.

Cependant dans notre fort intérieur, l'évocation de la Mort, déclenche un certain malaise, quel que soit la façon de l'aborder.

Je ne pense pas avoir tout saisi de ce que vous vouliez nous dire.
Les rimes sont là, mais le côté poétique m'échappe, c'est pour moi, un peu plus comme un écrit de "science fiction".


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