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Poésie néo-classique
Lo : Ça mord ?
 Publié le 12/07/17  -  11 commentaires  -  703 caractères  -  224 lectures    Autres textes du même auteur

Coup de pêche.


Ça mord ?



Ce dimanche à la pêche des poissons-poèmes,
Je m’assis sur la berge d’une feuille-étang,
Moulais du chènevis que je mêlais au sang
D’un poulet – pas de vin – les gardons sont abstèmes.

Ce dimanche comme esche, habillais l’hameçon
D’un vers blanc, c’est ainsi, doutant, que je boette :
Carassin, Moby Dick, distique ? Le poète
Adore l’inconnu de sa page-avançon,

Affairé à ferrer, quand bientôt la brunante
Oblige le regard à devenir perçant,
Quand les oiseaux de nuit invitent de leur chant
L’égaré dans le temps, sur une danse lente,
À lever la bourriche, à fermer son carnet,
À sourire à la tanche, à l’omble, au poissonnet.


 
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   hersen   
1/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Intéressant comment l'auteur mélange l'appât pour la pêche et l'inspiration pour l'auteur. Une fois qu'on a compris "boette", on est ferré ! ça se lit avec plaisir et il y a un côté amusant d'être à la pêche, donc, au bord d'une feuille étang.

   Grange   
12/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Ce dimanche comme esche, habillais l’hameçon
D’un vers blanc, c’est ainsi, doutant, que je boette


J'imagine une scène d'été à la manière du Déjeuner sur l'herbe où un groupe d'amis partagerait tout à la fois la chère, le vin et les poèmes. Ce texte serait comme un défi ou un gage lancé à l'auteur de commettre pour ses amis un poème mêlant le vers à d'autres appas.

Il en récolterait les sourires entendus des messieurs rompus à cet exercice et les œillades énamourées des dames égayées d'un vin de guinguette.

Merci pour ce partage.

   Arielle   
12/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un savoureux mélange que cette pêche à la rime ! Une fois qu'on a mis de côté les arêtes des mots techniques on se régale de la friture subtile de ces poissons-poèmes au clin d'oeil rafraîchissant
Merci pour ce beau dimanche au bord de l'eau !

   Anonyme   
12/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Guinguette d'un dimanche spécial au bord de l'eau, la rime se joue des vers de la pêche.

Votre bonheur à taquiner les mots à propos est une évidence.
"Je m'assis sur la berge d'une feuille-étang", un moment de poésie intense.

L'heure où le carnet se referme invite "À sourire à la tanche, à l’omble, au poissonnet."

   papipoete   
12/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Lo,
une partie de pêche qui m'en rappelle certaines ; la brunante obligeant à plier bientôt plier les gaules !
NB j'aime bien le rythme du poème, et l'ultime strophe particulièrement, mais auparavant les termes techniques ralentissent la lecture de ces aventures !

   LenineBosquet   
12/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'aime bien ce poème pour sa prosodie soignée déjà, puis pour les mots rares ensuite et surtout pour cette idée si originale de marier la recherche poétique et celle du poisson au bout de la ligne.
Vraiment sympa, merci.

   archibald   
12/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C’est vrai ; j’avais déjà un peu mordu en EL. Curieusement d’ailleurs, car outre mon inintérêt pour la chose halieutique, ce texte m’a semblé parfois obscur. Je passe sur le vocabulaire technique, mais la “feuille-étang” ? Pourtant, la forme classique, les gardons abstèmes, “affairé à ferrer”, le pêcheur-poète -ou l’inverse- , et puis le charme indéniable d'une atmosphère très bien rendue…
“A vous relire”, dit-on ici.

   Absolue   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Le thème de la pêche ne me parle pas trop.
Voir les poissons agoniser hors de l'eau ne m'a jamais paru poétique.
Je reconnais que le vocabulaire est recherché et sans doute que les rimes le sont aussi.

   fried   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
C'est un poème au vocabulaire recherché, il mèle exercice de style et poésie. c'est réussi et je me suis enrichi de vocabulaire et j'ai mordu à l'hameçon avec plaisir, merci.

   jfmoods   
15/7/2017
Ce poème en alexandrins, composé de deux quatrains et d'un sizain, à rimes embrassées et suivies, pauvres, suffisantes et riches, majoritairement masculines, est bien, comme le dévoilent malicieusement les deux dernières syllabes du texte, une forme peu académique de sonnet.

Le penchant particulier du poète pour le façonnage de mots composés ("poissons-poèmes", "feuille-étang", "page-avançon") guide l'interprétation d'un texte dont le titre constitue déjà un bel appeau (question rituelle : "Ça mord ?"). Il s'agit ici, par un jeu d'assimilation, de filer la métaphore de l'amorçage poétique (lexique : "chènevis", "esche", "vers blanc", "je boette", "avançon"), de la captation promise (antithèse : "Carassin ? Moby Dick ?", groupe nominal à visée mystérieuse : "l'inconnu", jeu fascinant d'holorime : "Affairé à ferrer", périphrase : "L'égaré dans le temps", groupe nominal : "une danse lente") et de la pêche abondante (groupes verbaux : "lever la bourriche", "fermer son carnet", énumération : "à la tanche, à l'omble, au poissonnet").

Merci pour ce partage !

   Zoe-Pivers   
27/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Appâtée par les vers de la canne-plume, oui ! j'ai mordu
Quand j'étais petite, il y a très longtemps, je péchais le gardon au mystique, ça mordait bien aussi :)
Un très joli voyage dans votre multivers poétique
Merci
Zoé


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