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Poésie néo-classique
Lotier : L’illusion de la Vérité [Sélection GL]
 Publié le 02/08/14  -  9 commentaires  -  1792 caractères  -  214 lectures    Autres textes du même auteur

Diallèle…


L’illusion de la Vérité [Sélection GL]



Quelle avocate en ta faveur, qui doute,
Au coffret sûr de ces lettres reçues,
Trouvera le ton qui convient à toutes ?
Avec toi, l’amour est toujours déçu.

Quel vêtement, pour tes atours, qui tombe
Exactement sur un carré de peau,
Ne trahit pas, sous l’assaut d’une trombe,
Un sein frileux sans le moindre à-propos ?

Un plein silence, au temps vêtu de larmes,
À creuser la fosse commune, a-t-il,
À ton endroit, justes béance et charme
À même de sceller ton jeu subtil ?

Entre sœur et frère, la vie se charge,
Après les joies et peines, de sortir
Les quatre brins de toi : te crois-tu large ?
Oses-tu ce faisant te divertir ?

Tu te vois plus forte que le mensonge,
Qui nécessite deux humains, tandis
Que tu peux naître en un seul, en ses songes :
Existes-tu vraiment dans le non-dit ?

Tout cela n’est pas un réquisitoire :
À ton soleil, je peux me réchauffer.
J’accepte même un côté provisoire
Si, toute nue, tu veux philosopher…


 
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   Robot   
14/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Il y a un côté écriture XVIIème siècle, dans certains des vers plutôt intéressants:
"Quelle avocate en ta faveur, qui doute,
Au coffret sûr de ces lettres reçues,
Trouvera le ton qui convient à toutes ?
Avec toi, l’amour est toujours déçu."
mais c'est parfois bien confus comme ce quatrain à mes yeux peu compréhensible sur la forme et le fond:
"Entre sœur et frère, la vie se charge,
Après les joies et peines, de sortir
Les quatre brins de toi : te crois-tu large ?
Oses-tu ce faisant te divertir ?"
Texte assez inégal d'une écriture un peu trop précieuse pour mon goût.

   socque   
17/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve intéressant d'oser le décasyllabe, peut-être le vers le plus difficile à rythmer de la langue ; du reste, à mon avis, c'est le rythme qui pèche le plus dans votre poème : la césure se promène de vers en vers, pas trop fixée.
Les vers 4/6 canoniques apparaissent tout de même en majorité, mais les vers 3, 4, 13, 18 sont en 5/5 par exemple ; j'ai cru voir aussi un ou deux 6/4.
La conséquence de cette incertitude est à mon avis de fragiliser, dans l'ensemble, la scansion du poème : même les vers possiblement rythmés en 4/6, s'il y a possibilité de plusieurs endroits de rupture, j'hésite à me les "dire" comme il conviendrait. Dommage.

D'autant plus dommage (pour moi) que j'aime plusieurs de ces vers :
"Au coffret sûr de ces lettres reçues"
"Quel vêtement, pour tes atours, qui tombe
Exactement sur un carré de peau"
"Un plein silence, au temps vêtu de larmes"
"J’accepte même un côté provisoire
Si, toute nue, tu veux philosopher…"
J'ai apprécié ce côté désabusé et nonchalant du poème, où le narrateur, après un triste constat, se déclare prêt à tirer parti comme il peut de la situation. Je pense qu'un peu de travail supplémentaire sur le rythme ferait gagner beaucoup à votre poème.
Les rimes ne m'ont pas tellement marquée dans un sens ni dans l'autre, elles doivent donc s'insérer assez naturellement dans le texte. Peut-être un peu plus de flamboyance servirait-elle le sujet... ou peut-être pas.

   Anonyme   
20/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Il y a de jolis trouvailles qui désignent bien cette Vérité à double visage:

"Avec toi, l’amour est toujours déçu."

"À même de sceller ton jeu subtil ?"

"Existes-tu vraiment dans le non-dit ?"

La strophe que je préfère est la 5ème que je trouve puissante:

"Tu te vois plus forte que le mensonge,
Qui nécessite deux humains, tandis
Que tu peux naître en un seul, en ses songes :
Existes-tu vraiment dans le non-dit "

Il y a juste la 4ème strophe où je n'arrive pas à saisir le lien avec le titre. Et qu'est-ce les "Les quatre brins de toi?"

Je n'y connais rien aux règles de la poésie néo-classique mais je suis bien contente de n'avoir pas entendu les sonorités des rimes.

Je trouve les images belles, la personnification de la Vérité est très réussie, avec une touche de sensualité comme:

"Quel vêtement, pour tes atours, qui tombe
Exactement sur un carré de peau,"

Par contre je trouve qu'il y a trop de ponctuations, elles rendent le rythme chaotique et gâche le caractère du ton.

   Lulu   
21/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème assez tortueux pour moi, ayant eu quelque peine à le saisir d'abord, mais qui se lit agréablement par la suite.
Je reste toutefois en dehors de la troisième strophe que je ne parviens pas à comprendre tout à fait :
"Un plein silence, au temps vêtu de larmes,
À creuser la fosse commune, a-t-il,
À ton endroit, justes béance et charme
À même de sceller ton jeu subtil ?"

S'il ne s'agit d'un réquisitoire, j'aime assez ces questions qui donnent à réfléchir.
J'aime enfin beaucoup la dernière strophe.

PS : il faudrait revoir la présentation du poème. Il s'agit de quatrains. Pourquoi ne pas le montrer ? En colonne journalistique, cela complexifie un peu la lecture inutilement.

   margueritec   
22/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J'apprécie cette fable philosophique où la métaphore filée tient la route.
J'aime la justesse des questions qui balisent le poème, même si les images sont assez courantes (amour déçu, plus forte que le mensonge, à ton soleil, je peux me réchauffer).
Et surtout, je trouve la dernière strophe très puissante car elle montre l'essence profonde de l'humain qui même dubitatif sur la vérité, que l'auteur qualifie d'illusoire et fort "vêtue," cherche à la rencontrer.

   Hananke   
2/8/2014
Bonjour
J'avoue avoir de la peine à mettre un commentaire
sur ce poème, tellement je le trouve sibyllin.
Et l'incipit n'est pas fait pour arranger les choses.
On peut partir sur un divorce éventuel et l'on se retrouve
entre frère et soeur.
Non, vraiment, j'attends que l'auteur nous donne plus de détails.

   myndie   
5/8/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Lotier,

Moi, les diallèles me font tourner bourrique!^^

Je salue une fois de plus le travail qu'a dû représenter cette composition ; il est vrai que tu nous as déjà prouvé quel orfèvre en la matière tu es.

Tu n'as pas choisi la facilité avec ce mode de versification peu courant. Ainsi, le décasyllabe donne t-il au poème quelques airs de chanson moyenâgeuse ; mais pas seulement, car ici, tu délaisses le fameux « taratantara » au profit d'un rythme irrégulier, grâce à la césure changeante des vers.
Ce mouvement que tu insuffles à ton texte le rapproche ainsi plus de la poésie baroque du XVIIème siècle ; en tout cas moi j'y retrouve certaines vertus poétiques qui reposent sur la métaphore et sur un style qui, usant de termes parfois obscurs, ouvre à l'esprit différents possibles.

Je me suis perdue en conjectures sur ces fameux « 4 brins » : portée par le sentiment d'amertume issu de la déception à fleur de vers, je me suis imaginée qu'ils pourraient être ces concepts attachés à la vérité :
croyance – confiance – sincérité – véracité,
que le mensonge et la trahison rendraient aussi ténus que des fils.
Mais tu nous diras j'en suis sûre, ce qu'il en est réellement...

Ainsi donc, les apparences sont trompeuses et ce poème, en forme de questionnement auquel fait écho un amer constat, tu ne l'ériges pas en acte d'accusation (puisque tu emploies toi-même le vocabulaire du prétoire!^^). Qu'il en soit ainsi :-D

Je ne terminerai pas sans relever les jolies formules qui émaillent le texte :
« au coffret sûr de ces lettres reçues »
« au temps vêtu de larmes »
Et j'aime beaucoup la très jolie fin, avec ses trois derniers vers pleins de finesse.

Merci Lotier et bravo

   Lotier   
21/8/2014

   Anonyme   
2/3/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Un poème complexe pour une oeuvre qui l'est tout autant.
J'ai rarement eu l'occasion de lire un poème écrit en décasyllabes, ce qui est tout à fait surprenant.
Les tournures de phrases me font penser à celles d'un autre siècle, ce que j'ai véritablement apprécié.
Les césures ne sont pas toujours au bon endroit, ce qui m'a parfois heurté.
J'ai déjà lu ce poème trois fois de suite et je ne m'en lasse pas. Encore une lecture, donc, par pur plaisir...


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