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Poésie néo-classique
lotus : Légende dorée
 Publié le 09/12/08  -  15 commentaires  -  929 caractères  -  196 lectures    Autres textes du même auteur

Autour de Sardanapale.


Légende dorée



Du palais des myriades,
En légendes dorées,
Tu me sais fleur de Sade,
Favorite d’Orphée.

Soutirée au sommeil,
Je vois tomber l’armure
Au plaisir en éveil,
Je concède un murmure.

Je te sais en cabale
En mon flambeau de grâce
Ton désir ancestral
D’une cour, me fait grâce.

Tu t’en vas en maraude
Vers ma source lactée
Tu sais que je minaude
Pour l’ultime lampée.

Au calice de mon corps,
Flanqué d’éternité,
Tu bois le coulis d’or,
Insondable brasier.

Dans un spasme trop fort,
Tout mon corps s’arqueboute
Du haut du mirador,
Je te vois en déroute.

Soubresauts séculaires
Dès l’intrusion finale
Asservissent l’éclair
De ton regard cristal.

À l’aurore boréale,
Sous la lune en grelot,
S’offre Sardanapale
Et j’en oublie mes mots.


 
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   Anonyme   
9/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai relu plusieurs fois ce poème, ai fait plusieurs recherches pour me remémorer la légende de Sardanapale, ce monarque débauché dont la mort fut représentée par Delacroix, et finalement je me suis dit que votre poème pouvait bien se passer de toute cette référence culturelle, et qu'on pouvait y lire les différentes étapes d'un acte amoureux originalement décrit par quelques métaphores bien choisies: la source lactée, le coulis d'or...
Alors oublions le Roi de Ninive et délectons-nous de vos mots!

Qu'entendez-vous par "le palais des myriades"?

   Leo   
9/12/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Une petite merveille sur le fond, ce double sens remarquablement mené et conclu. Je regrette d'autant plus deux heptasyllabes égarés qui cassent, à mon avis de façon disgracieuse, le rythme donné par les vers en six pieds, délicieusement balancé, lancinant, régulier comme un amant et puissamment évocateur. Ces ruptures de rythme, qui tombent qui plus est à un mauvais endroit (la première surtout), retirent beaucoup de la force évocatrice et empêchent, à la lecture, de se laisser emmener au bout de la scène : l'esprit "reprend la main", il cherche à se rééquilibrer, à se raccrocher au rythme qui le menait jusque-là... et le temps qu'il réalise, la magie s'est estompée.
Dommage, sans ces deux défauts et avec quelques autres ajustements mineurs, ce texte n'aurait pas été loin de la perfection dans l'harmonie entre fond et forme.

   widjet   
9/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Lotus est de retour et avec elle, la sensualité.

C'est toujours un plaisir.

Je retiendrais le :
Tu t’en vas en maraude
Vers ma source lactée
Tu sais que je minaude
Pour l’ultime lampée


et déplore le :
Je te sais en cabale
En mon flambeau de grâce
Ton désir ancestral
D’une cour, me fait grâce


J'ai aimé.

W

   Doumia   
9/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe ! Enchanteur ! d'une grande sensualité. Je retrouve ta belle plume et tes remarquable rimes avec un grand bonheur.
Je fais court, j'ai adoré te lire et je reviendrais certainement.
Merci à toi Lotus et bravo

   xuanvincent   
9/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai apprécié les images de ce poème, sa sensualité.

   MissNeko   
9/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le choix des mots est sensuellement sublime ! le rythme, saccadé, rappelle avec force l'acte amoureux qui est subtilement décrit.
merci pour ce petit moment d'érotisme poétique

   toutou   
10/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
poème sensuel et sublime, troublant, vraiement ! j'ai adoré.

   lotus   
11/12/2008
"Myriades":infinités, en l'occurence, ici, des légendes et de leurs nombreuses interprétations.

Léo, ce n'est pas pour rien que ce texte se trouve en poésie moderne...

   Anonyme   
11/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà une légende qui commence très fort: "Tu me fais fleur de Sade, Favorite d'Orphée" et qui suit sa route magnifique.

J'ai vraiment goûté, pas boudé mon plaisir. Un très joli texte, un rien plus que sensuel, dans les mots et dans le rythme...
Troublant, Lotus. Un retour qui fait plaisir à lire. Merci

   David   
11/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lotus,

il y a une lointaine assonnance entre "fleurs de Sade" et "Sardanapale", une idée de pénombre dans la première, et d'incendie dans la seconde, j'ai bien aimé.

   domino   
20/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
enfin de la musicalité,du rythme et de la sensualité et c'est agréable à lire et à fantasmer,beaucoup trop d'autres poèmes sont obscurs,heurtés et plats.Bravo et au plaisir
dOMINO

   Anonyme   
7/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Malgré ces deux heptasyllabes évoqués plus haut, l'ensemble est harmonieux.
Une orientale qui charme.
J'aime particulièrement cette "lune en grelot".

   Marchombre   
18/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Très bien… les autres ont tout dit, c'est l'avantage d'arriver le dernier ;-).
Juste : Et j’en oublie mes mots. me gène pour le "mémo" qui ne "finit" pas cette poésie. Pour prendre un exemple musical, ce poème ne se finit pas par une "cadence parfaite". Une certaine grandiloquence qui transparaît parfois me gène également un peu…

Très bien.

   nico84   
23/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'ai pas tout saisi, j'avoue mais il s'en dégage une certaine sensualité que peu dégage.

J'ai apprecié certains quatrains et j'apprécie la forme.

   Marquisard   
1/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tu me sais fleur de Sade,
Favorite d’Orphée.


J'ai adoré. Musical, sensuel et bien mené. Un voyage lancinant sur les cîmes de l'imaginaire des plus agréable. merci.


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