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Poésie contemporaine
luciole : Face à phasme
 Publié le 02/12/17  -  20 commentaires  -  845 caractères  -  291 lectures    Autres textes du même auteur

Fantaisie.


Face à phasme



Une mante adipeuse en pinçait pour un phasme,
Échalas nonchalant aux faux airs de play-boy
Excitant – disait-on – des bousiers les fantasmes
Qui, pour mieux se sentir, s’enduisaient de monoï.

Pourtant, la faune étique attirait les sarcasmes :
« C’est qu’il n’est guère épais – comme aurait dit Tolstoï –
Et son déhanchement rappelle les morphasmes
Honnis par Noureev et consorts du Bolchoï. »

Le phasme faisait fi de la femelle informe.
Il préférait cent fois la phyllie filiforme,
Brindille qui n’avait que la peau sur les os…

Et l’éconduite alors, le cœur en rémoulade,
De songer à sa fin. Baygon jaune ou noyade ?
Si bien qu’on retrouva la pauvre mante à l’eau.


Morphasme : substantif masculin, antiquité grecque. Danse bouffonne des anciens.


 
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   LenineBosquet   
10/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour ,un joli sonnet que voilà, drôle, avec quelques jeux de mot et beaucoup d’allitérations ("Le phasme faisait fi de la femelle informe"), jusqu'à la chute menthe à l'eau.
J'ai bien aimé aussi les rimes en oï,oy, pas faciles.
Sympa quoi, j'aime bien quand tout un poème n'est construit que pour sa chute en forme de jeu de mot.
Merci.

   veldar   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour luciole

Passionnément pour le sourire venu à la lecture. Quel joli travail ! Je crois que je vais penser à ce poème toute la journée. Ca ne se prend pas au sérieux, ça ne me prend pas la tête, c'est tout ce que j'aime et attends d'un poème. Quand je les lis, j'imagine toujours un gosse obligé de l'apprendre et de le réciter à la classe. Nul doute que celui-ci serait appris et peut-être même mis en scène. Merci pour ces souvenirs...

   plumette   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème bucolique a égayé mon petit déjeuner et m'a donné le sourire.
Je suis à côté de la mare ou du ruisseau et j'assiste au suicide de la mante éconduite et éplorée.

Bravo pour Monoï et Bolchoï, improbables rimes dans ce petit tableau humoristico poétique!

Plumette

   Hananke   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Un sonnet marrant même si... Toujours le même problème avec
les rimes rares : on s'enferre dessus pratiquement à tous les coups.

Quelques belles trouvailles :

La mante adipeuse
Echalas nonchalant
La phyllie filiforme

entre autres.

Mais après un superbe premier tercet je trouve le second bien pâle
et mal construit pour arriver après maints détours au jeu de mot final.

   papipoete   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour luciole
Qui déclara un jour que la poésie, aux formes fixes tel un sonnet, ne seyait guère à la narration d'une histoire ?
Les 2 quatrains plantent le décor ; le 1er tercet met en haleine et le second enfin dénoue l'intrigue !
Monsieur de la Fontaine put vous jalouser d'écrire de si drôlatique façon , cette fable où chaque mot est pesé, réfléchi et percute les zygomatics !
NB difficile de choisir un passage particulier, tant l'ensemble vaut son pesant d'or ! Mais la sonorité du 1er tercet rajoute un plus à sa tournure !
" l'échalas nonchalant aux faux airs de play-boy " est pas mal non plus !
Je ne vois pas ce qui s'oppose à la forme " néo-classique " ?

   kreivi   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Parfait. Parfaitement chiadé. Les jeux s’enchaînent dans les mots comme une chaîne dans son vélo.
Vous supporters applaudissent à tout rompre.
Ça roule, c'est rigolo. Roulement à bille galactique.

Seul inconvénient à mon avis. Trop peu de poésie.
poésie et humour sont comme 2 chiens de faïence. Au propre et au figuré. Cohabitation difficile.

   Oligue   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup les différents jeux de mots, on passe un moment agréable.
Merci

   PIZZICATO   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une fable amusante, certes pas pour la mante, mais qui fait sourire le lecteur.
La boutade n'est pas récente mais ici elle est bien amenée pour la chute.

"Le phasme faisait fi de la femelle informe.
Il préférait cent fois la phyllie filiforme,
Brindille qui n’avait que la peau sur les os…" l'humour est bien présent.

   Cristale   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Visiblement l'auteur s'est amusé à écrire ce poème qui, bien que non poétique dans le sens où j'entends personnellement la poésie,( un peu plus lyrique et travaillée) mais bon, c'est mon truc perso), ne m'empêche pas d'apprécier les sourires offerts au fil des lignes de ce "face à phasme".
Un exercice ludique parsemé de bons mots, de mots rares, d'allitérations succulentes, bref un texte qui m'a donné le sourire ce matin. J'aurai bien vu ce sonnet dans un forum dédié où la fantaisie allait bon train...Concernant les rimes, hum...Luciole se les joue clignotantes, ce qui donne une certaine personnalité à son clavier. Et pourquoi pas ?

   Mokhtar   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très drôle, très plaisant et, à mon avis, pas si facile à faire que cela.
Placer tant de rimes en "oï" est une gageure.
Même si l'astuce du dernier vers est un peu rebattue, la corps du texte fourmille (...encore un insecte) de trouvailles astucieuses.
A la césure de l'avant dernier vers, j'aurais plutôt mis un ":" plutôt qu'un "."
Jouer sur les mots, c'est aussi aimer sa langue, dans un genre qui a tout à fait sa place. Bravo

   jfmoods   
3/12/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes croisées, pauvres, suffisantes et riches, majoritairement féminines.

I) Un bestiaire humain, trop humain

1) Le galop sourd des médisances *

Au gré des colportages ("disait-on", "attirait les sarcasmes"), le vent mauvais de la rumeur impose sa loi, modelant les esprits, dictant les comportements.

2) Une comédie tragique

Le culte imbécile, propre à notre époque, de la maigreur féminine ("Étique" / "Brindille qui n’avait que la peau sur les os…") conduit à l'irréparable.

II) Un sonnet divertissant

1) Le goût de la bigarrure

Le poète se plaît à acoquiner style noble ("Honnis", "faisait fi", "l'éconduite") et style familier ("en pinçait", "C'est qu'il n'est...", "le coeur en rémoulade").

2) Le langage est un jeu

Doubles sens ("faune étique", "guère épais", "mante à l'eau"), assonances et allitérations ("Échalas nonchalant", "phyllie filiforme") amusent le lecteur.

Merci pour ce partage !

* métaphore forgée par le poète dans "Le vieux bourg" ->
http://www.oniris.be/poesie/luciole-le-vieux-bourg-7611.html

   Marie-Ange   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je vous ai lu et relu plusieurs fois, mais je n'ai pas
vraiment été tout à fait séduit par la formulation, qui parfois
a freiné ma lecture, en particulier dans les deux premières
strophes.

Plus à mon aise par la suite, j'ai pu apprécié votre phrasé,
et sa petite pointe d'humour plaisante.

- " Brindille qui n’avait que la peau sur les os… "
- " Si bien qu’on retrouva la pauvre mante à l’eau. "

C'est plus léger, bien imagé ...

   Vincendix   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luciole,
Amateur de jeux de mots, j’apprécie ce sonnet, Tolstoï l’apprécierait aussi je suppose !
J’imagine le phasme s’enduire de monoï et danser le tamouré, peut-être plus érotique que le morphasme !
La pub est autorisée sur Oniris ? Johnson pourrait vous verser des honoraires !
Vincent

   AUDEVAL   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Luciole,

Vous m'avez fait sourire. J'imagine assez bien le jeu de la mante et du phasme. Les jeux de mots brisent un peu (ça n'est que mon humble avis) la poésie. Ils invitent au rire et moins à l'évasion. Mais il y a du la Fontaine dans votre texte. L'ensemble est très agréable. Merci pour ce partage.

   Robot   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hormis l'originalité de la fable, je trouve dans les images et les métaphores une description intéressante de ces animaux étranges qui m'a ramené à mon vivarium quand enfant j'élevais ces êtres en forme de feuilles et de branches.

Je me revois dans le jardin à la recherche des cocons de mante aux creux des fissures des murs et farfouillant dans les lierres pour repèrer des "gaulois".

Je comprends que le phasme n'ait pas eu d'attirance pour cette mante religieuse grande dévoreuse, l'ogre des insectes.

   Quidonc   
4/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Luciole,

Il n'y avait que Luciole pour écrire une fable aussi jouissive avec d'autres arthropodes comme protagoniste. Tout un art. Poésie ou pas, en ce qui me concerne c'est parfait.
Rythme et rimes, culture et jeux de mots, amour et drame ... Bref tout est réunis.

Bravo et merci pour ce moment

Quidonc

   EricD   
4/12/2017
Des calembours, des mots rares, des rimes inhabituelles, de l'humour et beaucoup d'esprit font de ce sonnet fantaisiste un très agréable moment de lecture.
C'était une gageure de vouloir pratiquer le genre de la fable (qui prête si facilement le flanc aux fadaises et aux vers mièvres) dans le cadre du sonnet : l'auteur s'en tire mieux que bien en choisissant le registre de l'humour.

   Louison   
4/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel plaisir que ce poème! Envie de le lire encore et encore.
Merci pour ce moment!

   Ananas   
5/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Luciole, ça fait deux fois que tu me fais bien rire, n'en fais pas une habitude !!!

J'ai aimé... même si la rime Tolstoï/Bolchoï m'a presqu'achevée... bien joué !
(et fort joli titre au demeurant)

   Absolue   
7/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Oh super! J'adore vos jeux de mots et la tournure originale des vers!:-) La faune étique, la pauvre mante à l'eau...
Et l'ensemble est drôle et original. Merci!


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