Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie en prose
Lunar-K : Et l'acte de nouveau…
 Publié le 05/06/14  -  16 commentaires  -  587 caractères  -  449 lectures    Autres textes du même auteur

Car la terre elle-même n’est que le grand corps qui retient les éléments.
(G. Deleuze, Logique du sens)


Et l'acte de nouveau…



et l’acte de nouveau s’écartèlerait là où le gouffre se creuse
entre signe et genèse
comme si rien ne restait que l’inconnue des corps simulés
des verticaux enfouis dessous la terre
et qui l’éventreraient
la terre rouge des attributions où les sexualités s’accouplent au divin
ainsi que d’une même fièvre
an-atomique
je veux dire affectée
d’une même mise en croix comme afin de prendre forme
d’annuler les distances
par le truchement des têtes burinées de soi
où les plaidoyers mal achevés de l’autre cadenassent la peau


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   RB   
6/6/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Alors là !

Enfin ! Je vous répète "je veux dire affecté". Vous touchez à des manières de dire que je trouve sublimes.

"écartèlerait" me heurte, c'est imprononçable, mais cela se lit quand même...

Tout est "convainquant", fort et envahissant. Et un peu fou, "s'accouplent au divin", et "cadenassent la peau".

Un acte.

{EDIT : après lecture des commentaires après publication, je ne peux qu'encore plus vous dire de persévérer. Qui n'est pas "sensible" à ce magnifique :
"la terre rouge des attributions où les sexualités s’accouplent au divin
ainsi que d’une même fièvre
an-atomique
je veux dire affectée
d’une même mise en croix comme afin de prendre forme
d’annuler les distances
par le truchement des têtes burinées de soi
où les plaidoyers mal achevés de l’autre cadenassent la peau".

C'est d'une limpidité sensible tellement évocatrice. Forte?

   Anonyme   
20/5/2014
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
J'ai lu plusieurs fois votre texte. J'ai pris le temps de faire des pauses afin de comprendre mais je suis désolée, mon effort a été vain.

   Anonyme   
6/6/2014
Bonjour Lunar-K

L'incipit est sans équivoque, dans votre poème il sera question de philosophie.
Les deux premières lectures confirment la chose.

Le moins qu'on puisse dire c'est que ce texte est trapu.

Je vais essayer de le décrypter en isolant les mots clefs.
« Terre », en premier lieu
puis « genèse », « divin », « mise en croix » qui aiguillent vers le religieux
parallèlement, « sexualité », « s'accouplent », « corps »,

Terre, genèse, sexualité...
auxquels on peut associer « écartèlerait » et « gouffre », puis « an-atomique »

A ce stade du décryptage je pense à « L'Origine du monde » de Courbet

Rien, dans les derniers vers ne semble s'y opposer.

J'ai bon ?

Edit :
A la cinquième lecture de ce poème, je n'arrive toujours pas à prononcer correctement « s'écartèlerait »
En plein milieu du premier vers cette chausse-trappe n'est pas innocente.
Elle attire l'attention du lecteur sur la notion la plus importante du poème, que l'on retrouve dans « éventreraient » et « mise en croix ».

La genèse serait donc une mise à mort particulièrement ignoble ?

A moins que ces termes ne soient que des métaphores de la douleur de l'enfantement.

Ce qui confirmerait mon hypothèse.

   newman   
5/6/2014
bonjour,
pour moi c'est une poésie bien trop longue et complexe à décrypter.il faut du temps et peut-être un peu de volonté pour plonger dans les méandres de ce texte.
désolé.

   Lyl_mystic   
5/6/2014
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'ai lu ce texte, et je n'ai rien compris. Ce qui me gêne, c'est cette illusion d'explication qui n'en est pas une...on semble être loin d'une volonté d'émouvoir...ce qui me fait encore moins accepter ce texte, je ne sais pas si c'est de l'écriture automatique comme je la conçois mais tout me semble être composé sans réelle spontanéité, "comme afin" ça se dit ?

Ca ne me dérange pas de ne pas comprendre un texte mais quand l'ensemble du texte me semble porté par un souffle poétique, une émotion, une verve que je n'ai pas ressenti ici. Désolée, je n'ai pas non plus le talent d'enrober mes commentaires d'autre chose que la franchise. Alors oui, "cadenassent la peau" est une jolie idée qui ouvre en ce qui me concerne des voies de réflexion, est-ce que l'auteur a voulu exprimer l'idée selon laquelle on serait esclave de nos corps, "les têtes burinées de soi" semble parler d'une sorte d'auto-satisfaction, je vois les thèmes de la sexualité et de la spiritualité comme rapprochés pour "annuler les distances" entre les êtres ou entre Dieu et l'homme ? J'ai essayé de lire mais ce poème me semble être d'avantage une réflexion ou même une critique du monde moderne entre autres ? Mais à part quelques hypothèses hasardeuses...je n'ai pas trouvé de quoi m'accrocher. Je n'ai pas lu le livre de Deleuze et ne m'intéresse pas spécialement à la philosophie soit dit en passant.

J'apprécie que l'on soit ceci dit dans un langage subtil et imagé quand on veut partager une réflexion mais peut-être pas assez d'indices ou que vous surestimez la patience du lecteur ? Possible aussi que je ne sache pas comment appréhender ce genre de texte.
J'allais mettre faible mais je mets moyen parce le propos semble intéressant...
J'ai l'impression d'être complètement à côté de la plaque mais peut-être que justement ce texte se veut déroutant, auquel cas vous avez réussi.
Sinon, je trouve que cet écrit est beaucoup trop dense, c'est probablement volontaire mais pour ce qu'il a à dire, je l'aurais vu plus étoffé. Je mets un commentaire même si ce texte ne me parle pas et qu'il ne semble pas avoir pour objectif à me parler, moi lectrice lambda qui a encore une vision trop "réductrice" de la poésie...

   Anonyme   
6/6/2014
L'acte d'amour à nouveau ?
Alors si c’est érotique et que via l'érotisme on pense atteindre le divin (qui est quoi ? on sait pas trop) - peut-être - mais Deleuze dont j'ai lu un livre ne m'a pas semblé très excitant bien que savant. Donc en livre de chevet avant l'acte...c'est pas gagné. Je plaisante un peu vu que je ne ressens pas grand-chose d'amoureux dans ce texte.
Par contre la philosophie m'intéresse et j'aimerais comprendre. Par ailleurs certains auteurs écrivent des choses que je ne comprends pas plus mais qui me remuent plus. Pas trop ici. Pourtant quelque part ça remue, mais quoi ? Après relecture quelque chose vibre bien dans ce texte, mais quoi...la violence de l'essai avorté de ne plus exister en s'étant perdu dans l'autre...ou l'inverse ou les deux...peut-être. Cordialement.

   Robot   
6/6/2014
Je ne veux pas faire semblant d'avoir tout compris et mine de m'extasier afin de paraître intelligent.
Je cherche et la tête et la queue de ce texte qui n'est pour moi qu'un alignement de phrases qui même prises une à une ne m'inspirent aucune émotion particulière, ne provoquent aucune image.
Pourtant je ne suis pas allergique à cette forme poétique à la condition que je perçoive un minimum de sentiments qui viennent me remuer les sens.
Là ça dépasse de beaucoup mon plafond culturel.

   Anonyme   
6/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce qui me frappe dans vos poésies Lunar-K c'est cette récurrence des mêmes thèmes - religion, sexualité - mêlée au souffle tumultueux du vivant. Il me semble, mais je peux me tromper, que vous vous interrogez sans relâche sur l'acte d'exister, ses causes, ses effets. On sent à nouveau une célébration quasi mystique des fondements de l'être dans cette poésie, la fabuleuse étreinte de la chair à la terre où comment l'esprit devint forme.

C'est fort, puissant, à l'image des éléments déployés. Et l'apparente opacité du propos est de bon aloi car rien n'est vraiment défini dans l'alchimie créatrice.

Au niveau purement formel, il n'y a que le premier vers qui m'apparait maladroit. Essayez de le lire à haute voix et vous comprendrez.

   Edgard   
6/6/2014
« Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs désirs au loin les suivent …»
Je ne sais plus si Aragon avait écrit « désirs » ou « amours ». Mais justement, ce n’est pas vraiment essentiel.
A l’école, on analysait parfois les textes à partir des champs lexicaux.
« Le gouffre …entre signe et genèse » – entre chair et spiritualité, entre immédiateté et recherche de transcendance .
Et entre eux ces « verticaux qui l’éventre »
Et entre eux aussi, cette « fièvre et cette croix »
L’effort (vain ?) d’« annuler ces distances ».
Il y a des petites lumières qui s’allument au fil des relectures. Il existe quelques films où l’on suit des artistes en train de créer, je me souviens de Picasso, on entendait le chuchotement du fusain sur le papier, on suivait le geste…pourquoi est-ce que je pense à ça en relisant votre texte ?
J’aurais peut-être, cependant, préféré des questionnements aux affirmations « les terres rouges des attributions où les sexualités s’accouplent au divin ». Chacun son chemin.
(Les deux derniers vers, dites-moi, sont bien « existentialistes » ?)
La philosophie et la poésie (l’art en général) ne sont-elles pas de multiples manières de s’interroger ? Et si le langage, la polysémie toujours présente des mots, leur poésie, vient embellir la parole, alors, on entre vraiment dans la dimension poétique.
On s’attache, à cette grande solitude de notre condition.
Très intéressant.
Bien cordialement

   LeopoldPartisan   
6/6/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
ouah... Voilà qui ne laisse vraiment pas indifférent, rien que pour cela j'aime. Ce n'est en plus pas très (trop long) On peut lire et relire pour en dégager cette substantifique moelle si chère à mon coeur. C'est d'un hermétisme bien calibré en ce sens qu'un peu à l'instar de formule magique ou mystique, il y a quand même des images qui soit inconsciement soit de manière subliminale apparaissent. Ce texte mélange en plus ésotérisme et philosophie, c'est comme le dit lui-même l'auteur "la terre rouge des attributions où les sexualités s’accouplent au divin" et là cela réveille l'image dessinée par Hugo Pratt de la très belle "bouche dorée" qui récitait à Corto Maltese des versets de la Kabbale.
et puis il y a ce cers sublime

"où les plaidoyers mal achevés de l’autre cadenassent la peau"

un must.

   David   
8/6/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lunar-K,

Le poème m'évoquerait une extase partagée, fusionnelle, un moment de perte de conscience de soi. La sexualité arrive rudement avec un vocabulaire, ou plutôt des verbes, qu'on pourrait croire entendus dans un corps de garde, "écarteler", "éventrer", sauf que le conditionnel ne collerait pas avec un langage aussi cru, ni même avec un prêche de messe noire, si quelqu'un y voyait une parodie de sacrifice humain, au pied de la lettre. Il reste une violence de ce vocabulaire quand même, qui se poursuivra avec le mot tronqué isolant "atomique", l'évocation de la crucifixion, les têtes burinées, les plaidoyers. Il me semble que c'est plutôt le contexte des "sexualités [s'accouplant] au divin" cette violence, le moment lui-même étant suspendu j'ai l'impression : "là où le gouffre se creuse/entre signe et genèse", "comme si rien ne restait que l’inconnue des corps simulés".

Avec "où les sexualités s’accouplent au divin
ainsi que d’une même fièvre
an-atomique"

Je prendrai même ce moment pour un genre de "sortie astrale", mais par manque de vocabulaire :) c'est peut-être plus simplement spirituel.

"Affectée" se rapporte à la fièvre, ce n'est pas là du tout pour évoquer le snobisme, les "manières affectées", mais pour renvoyer à la racine, à une "fièvre par affection mutuelle" à la fois émotion, tendresse, et affliction, blessure. Enfin, je le lisais comme ça.

Je peux toujours me demander "les plaidoyers mal achevés de l’autre" c'est lequel des deux ? C'est un peu d'humour parce qu'il ne s'agit pas d'un poème d'amour à personnages, mais ça touche à une structure du poème :

Le poème peut se lire en boucle, sans début ni fin, il est hasardeux de marquer une charnière mais la mienne en tout cas serait :

"(... ) comme afin de prendre forme
d’annuler les distances
par le truchement des têtes burinées de soi
où les plaidoyers mal achevés de l’autre cadenassent la peau

et l’acte de nouveau s’écartèlerait là où le gouffre se creuse
entre signe et genèse
comme si rien ne restait que l’inconnue des corps simulés"

Comme "terre" est répétés deux fois, il y aurait sans doute une meilleure charnière à trouver, pour montrer la boucle que fait le texte sur lui-même.

C'est une architecture d'horlogerie presque, et ça aurait fait un superbe poème en vers libre, je veux finir sur mon étonnement de voir ce texte en "prose", justement quand le jeu des vers est si important à mon avis, l'absence de majuscule aussi orienterait vers le vers libre. Il y a d'autres "jeu de vers" plus connus comme des enjambements, rejet, contre rejet, et la ponctuation par certains autres sauts de ligne, même si le point, comme je le disais auparavant, me semble effectivement absent par définition.

   margueritec   
20/6/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Qu'importe si le sens ne se décrypte pas aisément. Une part de mystère convient à l'imagination surtout lorsque les mots se complètent dans leur union. Beau texte où l’insaisissable incite à la rêverie (érotique ?)

   Bleuterre   
24/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte où violence et volupté s'emmêlent. J'ai aimé en me laissant porter par les images, la compréhension est celle de l'imaginaire qui vagabonde, l'intellect est "squizzé" par de belles métaphores. Il y a quelque chose de puissant et Dionysiaque dans ce texte.

   esperluette   
16/7/2014
C'est sans doute beau...c'est sans aucun doute profond...
Cela a le mérite d'interroger.
Hélas pour moi ce texte est resté point d'interrogation;

   Anonyme   
30/6/2016
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai eu beau faire un effort presque surhumain, mais j'avoue humblement ne rien avoir compris à ce texte, tout en ayant lu les commentaires ci-dessous, cela ne m'a pas plus éclairé, étant donné que chacun a sa propre perception des choses, mais j'avais pensé que cela m'aurait mis un peu sur la voie. Il n'en est rien, je reste dans l'obscurité.

De plus je reproche à ce texte, un manque de présentation, pas de ponctuation, pas de majuscules, et puis cette première phrase qui commence par "et". J'aborde ce texte en le voyant comme des phrases formées de mots, mis les uns au bout des autres, et ressemblant à un amas hermétique qui m'apparait sans intérêt.

   JasminKelzief   
23/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Permettez-moi de m'amuser un peu mais, sincèrement, ce texte m'a grandement rappelé les images que l'on peut retrouver dans la série d'animation du studio Gainax : Neon Genesis Evangelion.
Un air de Third Impact ?

J'ai du mal à synthétiser votre texte car il ne semble pas vouloir l'être.

Il semble trop aimer copuler entre terre, être et spirituel... Il aime trop tous les grands recommencements, toutes les érections, toutes les implosions et toutes les inflexions de l'esprit. C'est une séduction primitive à l'attention de l'inconnu : l'alpha et l’oméga, l'essence et son développement, le simple et le complexe.
Serait-ce dans et par l'incompréhension de soi et de toutes choses que l'on pénètrerait le mieux l'acte sempiternel ?

Si on peut y voir un acte sexuel, une image apocalyptique et de multiples allusions christiques, je n'aimerais pas le définir de peur d'avoir à en finir avec la création.

Cœurs sur vous.

Jasmin <3


Oniris Copyright © 2007-2019