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Poésie néo-classique
Lunastrelle : À mon miroir âmal
 Publié le 08/05/10  -  12 commentaires  -  1220 caractères  -  246 lectures    Autres textes du même auteur

(Parfois, il faut se parler à soi-même...)


À mon miroir âmal



Sous l’iris affaibli, entoilé de poussière,
Survit le sang du temps dont l’esprit est murmure.
Pourtant, sur le versant de la montagne bleue,
L’Aube pulse d’argent, emprisonnant mes yeux.
Dans le rouge sacré de ce pagne en armure,
Elle porte un soleil, orange si altière.

Si le vent fatigué emporte cette histoire…
Si le cœur se soumet en ténèbres diaphanes,
La sève des novae fondra sur l’encre verte,
Et droguera la pluie, pour cette larme inerte
Posée, avec amour, sur des lèvres profanes
Engorgées d’univers et d’un feu illusoire.

Mais si le ventre enfouit le rêve, en sa prière
Il se déchirera dans la nuit trop impure…
Feue compagne d’un corps, oublié et trop vieux.
Au tombeau entrouvert, il parlera un peu
De son exil passé dans les bras de Nature,
Où l’éclipse d’un chant anoblit la lumière.

L’étincelle s’en va, me laissant sans mémoire…
Le chemin se dissout en bulles cellophanes,
Et enlace le jour d’un gribouillis alerte.
J’aimerais tant choisir le souffle de ma perte,
Pour laisser l’oripeau d’un regret que tu fanes,
Sans savoir que ma main se meurt, si dérisoire…


 
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   Anonyme   
15/4/2010
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai l'impression, mais peut-être est-ce parce qu'il est tard, que l'auteur n'est pas "sérieux" ici, qu'il essaie de parodier je ne sais quel style obscur en forçant le trait du côté du grandiloquent. Bref.
Vraiment pas convaincu pour ma part par l'expression même si le rythme et l'écriture semblent se tenir.

Bonne continuation.

   Garance   
16/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup de beauté dans ces vers. Un univers coloré où chaque couleur porte sa symbolique et éclaire l'un ou l'autre côté du miroir.
J'ai moyennement aimé les "bulles cellophanes", mais elles vont bien avec le "gribouillis alerte" et cette dernière strophe où on se retrouve dans la dimension du corps physique.
Une agréable lecture.

   Anonyme   
19/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Âmal ? « J'interloque » un moment ! Et puis j'ai compris, il s'agit de l'âme avec un jeux de maux.
« Si le cœur se soumet en ténèbres diaphanes, » : un peu lourd surtout après « le vent » qui lui est si léger (avez-vous essayé de le peser ?).
De belles métaphores (me fait penser au photophore, cet organe luminescent ou photogène pouvant émettre une certaine lumière) telles que :
« Le chemin se dissout en bulles cellophanes », « Survit le sang du temps dont l’esprit est murmure » ...

   Damy   
22/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai apprécié le maintien des alexandrins tout au long du poème ainsi que le découpage en strophes régulières de 6 vers, la présence d'une ponctuation qui me semble adéquate, une syntaxe sans reproche et enfin la recherche d'une disposition originale des rimes" très" embrassées ABCCBA
Cependant, nombreux hiatus: "affaibli entoilé", "orange si altière", "feu illusoire", "parlera un peu", "oublié et trop vieux", "chant anobli", "Et enlace" mais je ne sais si c'est accepté en néo-classique, en tout cas, selon moi, cela nuit un peu à la qualité musicale.
La premier élément auquel j'ai été sensible, avant la signification du texte, est sa musique, rythmée régulièrement avec césure à l'hémistiche.

Finalement, dans l'état actuel de mes connaissances propres, il n'y aurait que le non respect de l'alternance des rimes masc / fem pour faire qu'il ne soit considéré comme un grand classique.

J'ai apprécié la tonalité des couleurs variées, notamment dans la 1° strophe: "sang du temps", "montagne bleue", "L'aube d'argent", "elle porte un soleil, orange"(dont je ne sais pas trop à quoi "elle" se rapporte), "l'encre verte"...

Après je me suis un peu laissé bercer par les mots sans trop chercher à deviner un sens à chacune de leurs phrases respectives, en ressentant globalement de la mélancolie pour le temps qui amène inexorablement à la vieillesse, à ses troubles et handicaps et à la mort (peut-être s'agit-il d'ailleurs de références à l'inspiration?).

C'est, pour moi, de la très bonne poésie et un régal de lecture.

   Anonyme   
26/4/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
De jolies choses vraiment, je me permets de décortiquer un peu :

Sous l’iris affaibli, entoilé de poussière,
Survit le sang du temps dont l’esprit est murmure.
Pourtant, sur le versant de la montagne bleue,
L’Aube pulse d’argent, emprisonnant mes yeux.
=> les premiers vers sont vraiment bien réussis, j'aime le premier, tout particulièrement.

Dans le rouge sacré de ce pagne en armure,
Elle porte un soleil, orange si altière.
=> Pouf, là je décroche, je comprends pas trop le rapport...
Les vers sont plus communs, je regrette un peu la rime sur altière.

Si le vent fatigué emporte cette histoire…
Si le cœur se soumet en ténèbres diaphanes,
La sève des nova fondra sur l’encre verte,
Et droguera la pluie, pour cette larme inerte
Posée, avec amour, sur des lèvres profanes
Engorgées d’univers et d’un feu illusoire.
=> C'est commun dans l'usage des images mais je trouve que c'est bien construit.

Mais si le ventre enfouit le rêve, en sa prière
Il se déchirera dans la nuit trop impure…
=> la nuit trop impure est pas très joli à l'oreille...

Feue compagne d’un corps, oublié et trop vieux.
Au tombeau entrouvert, il parlera un peu
=> Ici le retour du son eu ne me plait pas...


De son exil passé dans les bras de Nature,
Où l’éclipse d’un chant anoblit la lumière.
L’étincelle s’en va, me laissant sans mémoire…
=> le second vers est superbe, le reste me charme moins, trop commun... au milieu du reste c'est assez plat.

Le chemin se dissout en bulles cellophanes,
Et enlace le jour d’un gribouillis alerte.
J’aimerais tant choisir le souffle de ma perte,
Pour laisser l’oripeau d’un regret que tu fanes,
Sans savoir que ma main se meurt, si dérisoire…
=> ici pareil, j'aime les vers 1 et 2, puis le reste me semble moins original.
Dommage pour la fin surtout.

Bref, j'ai trouvé de très belles images, d'autres moins, l'ensemble me semble perfectible mais dans le détail il y a vraiment de très belles choses.
Merci et au plaisir de te relire!

   belaid63   
27/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
c'est d'une trés grande beauté
j'ai relu ce poème plusieurs fois avec le même plaisir
il me parait malgré tout hermétique par moments.
sinon, les mots sont bien cisaillés et le rythme soutenu
j'ai aimé ma lecture et le sentiment qui en reste est trés fort

   Chene   
8/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Lunastrelle

Quelques mots sur ce poème empreint d'un fond mélancolique et nostalgique.

Sur le titre, pour commencer, "A mon miroir âmal".
Licence poétique que je trouve maladroite. En effet, si je comprends bien l'intention de l'auteur dans sa volonté de traduire sa mélancolie et le poids des maux qui la submerge, le poids des mots a aussi un autre impact... Amal (sans circonflexe) a un sens premier bien moins mélancolique, puisque que cet acronyme désigne un parti politique chiite et certaines milices libanaises engagées depuis les années 80 dans la guerre fratricide du Liban... On est bien loin avec ce reflet dans le miroir du sens premier du terme...
D'où mon sentiment de maladresse.

Sur la forme, les alexandrins néo-classiques sont de bonne facture. Les rimes ne sont pas extraordinaires mais juste suffisantes, la musicalité s'en ressent. Mais ce n'est pas là que la forme pèche... Ce poème présente un trop grand nombre de hiatus (déjà cités par Tang) ou d'association de sons qui sont gênants à la lecture et viennent perturber la fluidité des alexandrins. Certains sont particulièrement disgracieux, pour n'en citer qu'un :"pulse d'argent, emprisonnant" trois sons "an" dont la pesanteur met à mal (lol) la légèreté du premier hémistiche fort poétique (l'Aube pulse d'argent").
D'autres sonorités du même genre résonnent également ailleurs ("fatigué emporte", "ventre enfouit", "tombeau entrouvert", "me laissant sans" - avec en plus la répétition de "laisser" 4 vers plus loin-). Cette prédominance des sons "an" m'apparaît préjudiciable à la musicalité de l'ensemble.

Des maladresses qui viennent perturber le sens et la fluidité et c'est bien dommage, car bien des métaphores et expressions sont très belles et traduisent bien le ressenti de cette introspection.
J'ai particulièrement apprécié :
- "Dans le rouge sacré de ce pagne en armure"
- "La sève des novae fondra sur l'encre verte"
- "Où l'éclipse d'un chant anoblit la lumière"
- "J'aimerais tant choisir le souffle de ma perte"

En conclusion, mon ressenti est plutôt positif mais mon enthousiasme est vite retombé au vu des maladresses bien trop présentes. Je sens l'auteur en capacité de faire beaucoup mieux et ça me réjouit.
Cordialement
Chene

   Anonyme   
8/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les éléments en fusion avec les sentiments, l'amertume planant dans l'atmosphère. Mais des passages hermétiques par moment dont j'ai dû relire pour m'imprégner de l'émotion.
un poème aux images visuelles, cette sensation m'a emporté, des vers à la fois beaux et cinglants:

" Mais si le ventre enfouit le rêve, en sa prière
Il se déchirera dans la nuit trop impure..."

"J'aimerais tant choisir le souffle de ma perte,
Pour laisser l'oripeau d'un regret que tu fanes,
Sans savoir que ma main se meurt, si dérisoire."

puissant.


Sur la forme:
bon rythme, fluidité, musicalité...tout est là.

   Brisemarine   
8/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Malgré les multiples hiatus déjà relevés, malgré l'hermétisme de certains vers, je trouve ce poème d'une élégante facture poétique qui sert admirablement le sujet:rythme fluide, belle musicalité, très jolies métaphores. J'ai particulièrement apprécié:
Sous l’iris affaibli, entoilé de poussière,
Survit le sang du temps dont l’esprit est murmure.
..
Si le vent fatigué emporte cette histoire…
Si le cœur se soumet en ténèbres diaphanes,
La sève des novae fondra sur l’encre verte,
Et droguera la pluie, pour cette larme inerte
mais, concernant ce dernier vers, je le trouve moins réussi à cause de l'emploi du verbe "droguer" et de sa syntaxe quelque peu vicieuse à mon avis.
En définitive, j'ai eu du plaisir à lire(et relire) ce joli poème, vraiment à mon goût.
Merci à l'auteure de cet agréable moment poétique

   Lunastrelle   
11/5/2010

   Anonyme   
24/7/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Pour la forme, et uniquement la forme, je découvre un bon poème néoclassique : des hiatus abondants, mais tous ne m'ont pas semblé disgrâcieux - bien entendu, si la catégorie avait été différente, j'aurais été d'un autre avis. Ceux qui heurtent véritablement la lecture, pour moi, les voici :"argent emprisonnant", "si altière", "oublié et trop vieux", "me laissant sans", "Et enlace".
A l'époque du symbolisme, beaucoup de poètes se sont autorisés à laisser quelques hiatus dans leurs vers. Le poète moderne peut parfois en jouer pour créer des effets, mais bien évidemment, l'exercice est périlleux.
On peut regretter que les rimes ne soient pas plus sonores.

Pour le fond, je n'y ai rien compris, malgré plusieurs lectures. Défaut essentiel : ce poème éclate en tout sens. Chaque vers contient une image, une métaphore, ou une comparaison.
Le sens global s'émiette, se disperse, et fuit le lecteur. Il faudrait davantage penser à exploiter le temps de plusieurs strophes une ou deux grandes métaphores, plutôt que de laisser son inspiration exploser d'un vers à l'autre.

   Anonyme   
24/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
A vous lire, c'est très curieux, ce que je ressens, j'ai du plaisir à aller à la rencontre d'un poème très soigné, mais je me trouve désorienté face à l’hermétisme des mots.

La lecture pour la forme est plaisante, mais en rien elle ne fait naître d'émotion, c'est "froid". Je perçois peut-être une certaine amertume sur le temps qui passe, après plusieurs relectures, il faut vraiment s'attacher à vous lire, essayer de percevoir au travers de l'épais brouillard de votre phrasé, une percée m'offrant un ressenti.

Là, encore je vais saluer la forme qui n'appelle aucune remarque, je dirai que vous avez une plume talentueuse, mais qu'il est "impénétrable", c'est dommage de ne pas avoir accès à un partage plus évident.


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