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Poésie contemporaine
Luz : L’aurore s’éveillait
 Publié le 13/06/22  -  15 commentaires  -  864 caractères  -  168 lectures    Autres textes du même auteur

La maison de mon enfance.


L’aurore s’éveillait



L’aurore s’éveillait près de la cheminée,
sur la table fumaient les bols de chocolat.
La cuisinière bleue chauffait la maisonnée,
sur le parquet disjoint craquaient nos petits pas.

Le soleil frais tremblait au bas de la fenêtre ;
ses lumières dorées, très douces, pénétraient
par les carreaux laiteux jusqu’au buffet de hêtre,
ravivant un sourire aux lèvres du portrait.

Notre pauvre logis s’égayait d’un parterre
où lilas et pensées parfumaient le printemps.
Je me souviens des fleurs que me cueillait ma mère,
éclatantes couleurs jaillies au mur du champ.

Adossé vers l’entrée contre la pierre terne,
un vieux livre à la main délavé par le temps,
je changeais l’horizon : Jack London, Jules Verne…,
jour après jour s’évadaient mes rêves d’enfant.


 
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   socque   
30/5/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Rien que pour ces vers :
Le soleil frais tremblait au bas de la fenêtre ;
éclatantes couleurs jaillies au mur du champ.
je commente, j'aime vraiment leur simplicité et le léger décalage (le soleil est frais, le mur du champ m'évoque une surface verticale qui carambole mentalement avec le champ horizontal) qui, à mes yeux, éloigne la banalité.
Le sujet, disons-le, ne me passionne pas à la base, et je regrette la note misérabiliste et clichéteuse apportée par le "pauvre logis", mais j'apprécie la douceur et la sérénité à l'œuvre dans vos vers. Je ne suis pas sûre que ç'ait été une bonne idée de conclure votre poème par un trimètre, je ne vois pas ce qu'apporte une rupture de rythme dans cette évocation tendre et lisse de souvenirs d'enfance.
Toujours d'un point de vue formel, il me semble bien vu de vous affranchir ici de la majuscule systématique en début de vers et de vous limiter aux majuscules grammaticales, cela confirme la fluidité du poème, l'enchaînement des images, une autre qualité de vos quatrains à mon avis.

Ah oui, et la rime terne/Verne, sympa !

   Lebarde   
31/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J’aime bien ce poème aux accents classiques qui réveille en moi l’enfance et rappelle la découverte de la lecture des livres d’aventure qui ouvraient au monde.
Belle atmosphère pleine de nostalgie et de douceur.
L’écriture est fluide et bien rythmée, les images sont délicates et plaisantes.

Des rimes parfois incorrectes, et quelques e non élidés, tout à fait acceptables et tolérés en néo, mais pourquoi diable avoir ignoré, délibérément je pense, les majuscules en tête de vers, que pourtant la catégorie, je crois, requiert?

Du beau travail néanmoins que j’apprécie.

En EL

Lebarde

   AnnaPanizzi   
13/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

J'ai l'impression d'avoir lu le poème qu'un petit enfant ferait pour la fête des mères en parlant de son doux foyer. Enfin, un petit enfant qui s'en souviendrait bien des années après. Mais c'est très sympa.

Anna en EL

   poldutor   
6/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Ah la maison de son enfance !
Les petits déjeuners pris en famille, les enfants mal réveillés trottinant sur les parquets de bois, et l'odeur des fleurs qui parfument les pièces...

De beaux vers :
"...ravivait un sourire aux lèvres du portrait"

"Notre pauvre logis s’égayait d’un parterre
où lilas et pensées parfumaient le printemps."

et les rêveries du lecteur adolescent :

"un vieux livre à la main délavé par le temps,
je changeais l’horizon : Jack London, Jules Verne…,
jour après jour s’évadaient mes rêves d’enfant."

Merci pour ce beau poème.

Cordialement.

poldutor en E.L

   Donaldo75   
7/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien
J’aime bien ce poème ; il y a dans cet éveil une quiétude dont la tonalité rend la lecture agréable. Peut-être que c’est ce que je devrais lire chaque matin avant d’affronter les torrents de la réalité et de l’actualité et ainsi conserver un peu de cette innocence que véhicule nos souvenirs d’enfance. Cette remarque n’est pas neutre car elle exprime ce que je pense à l’instant donné et toutes choses étant égales par ailleurs – il y avait longtemps que je n’avais placé cette phrase issue de beaux traités d’économistes renommés à leur époque et connus désormais uniquement des universitaires, je ferme là une parenthèse – il y a dans cette petite musique poétique tout ce qui rapproche cet art de la peinture.

Merci pour le partage.

   papipoete   
13/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Luz
Se souvenir de ces maisons qui ne cassaient pas des briques, mais avaient une âme qui les faisait respirer !
Celle-ci n'avait rien à envier à celle des voisins et réciproquement, mais c'était la nôtre où nous vivions heureux, ne manquant de rien ! Certes pas de Wifi ni connexions avec Mars ou Vénus...mais un livre à la main, me faisait voyager à l'autre bout du monde !
NB une journée ordinaire dans un logis ordinaire ( je regrette un peu le terme " pauvre " ) où le soleil entrait par-dessous la porte, et le lilas cueilli par Maman embaumait...
Des vers tout simples, mais justement rien d'ostentatoire, si " les bols de chocolat ! "
je souris en voyant notre auteur fervent de " poésie libre " se frotter au " vers à pieds "........ quand moi, je fais exactement l'inverse !
12 pieds à chacun, et roule poésie !

   Eskisse   
13/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Luz,

On sent tout le bien-être qui émane de cette évocation du passé ; tout coule dans le mouvement : la lumière, les couleurs des fleurs, " s'éveillait", "tremblait", " pénétraient", "jaillies" etc

Mais j'aurais aimé un dernier quatrain développant cette magie de la lecture qui permet de "chang(er) l'horizon", un quatrain qui aurait transfiguré le réel pour donner à voir cette évasion.

Mais bien sûr, c'est vous qui êtes maître de votre poème.

   Myo   
13/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une maison qui sent bon la douceur de vivre de l'enfance.
Une maison qui ressemble à celle du bonheur et de l'insouciance.

Le décor est joliment planté, dans le plaisir des choses simples qui nous imprègnent pour toute la vie.

Merci pour ce charmant souvenir partagé.

   Pouet   
13/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut,

c'est un très joli poème, très doux, qui sonne très vrai.

Pour ma part, c'est le dernier quatrain qui a ma préférence, là où l'intime parait rejoindre l'universel.

Mais j'apprécie beaucoup l'écriture d'ensemble, de fort jolis vers comme le cinquième que je trouve très visuel est fort bien trouvé.

Si je devais émettre une réserve, ce serait peut-etre pour les vers 9 et 10 qui me semblent un brin en-dessous, oui qui me parlent moins ou qui... mais c'est une question de subjectivité sans doute.

Pour moi le dosage est bon entre narration et métaphores et le rendu fort agréable à lire.

   Lulu   
13/6/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Luz,

J'ai beaucoup aimé lire ce poème pour sa douceur exemplaire et qui nous plonge dans cette enfance paisible, tranquille et faite d'imaginaire avec les auteurs que le narrateur - toi, visiblement, au vu des mots de présentation... - a particulièrement lu et aimé.

Le premier vers m'a séduite, et je trouve plaisant que tu en aies repris le sujet et le verbe pour le titre. "L'aurore s'éveillait", comme, d'une certaine façon, s'éveille aujourd'hui le souvenir de moments appréciés dont on entend les doux bruits des pas et dont on sent les fleurs printanières.

J'ai trouvé ce poème très coloré "L'aurore s'éveillait" ; "bols de chocolat" ; "cuisinière bleue" ; "lumières dorées" ; "carreaux laiteux"... etc, mais la couleur de ces quatrains transperce aussi par cette teinte nostalgique empreinte de douceur.

J'ai adoré le dernier quatrain avec ce regard d'enfant mis en scène par un narrateur qui ouvre une belle perspective d'évasion qu'on pourrait offrir à nombre de personnes qui ne lisent pas... Certes, il n'y a pas la moindre once de morale dans tes mots, mais je trouve que cette poésie est tellement belle et accessible qu'elle pourrait susciter l'envie de s'évader aux plus jeunes comme aux plus âgés...

Ainsi, ai-je particulièrement aimé ce portrait, autoportrait, qui par l'image de l'enfant "Adossé vers l'entrée contre la pierre terne" parvient sans difficulté à communiquer tant le sourire que la couleur.

Au très grand plaisir de te relire !

   Raoul   
13/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour ou bonsoir,
J'aime assez cette évocation précise et en flash de ces souvenirs d'enfance, basée sur ses couleurs et ses odeurs chocolatées. Bien construit, je trouve.
Le ton est juste et pudique, pas de misérabilisme, et la volonté de se trouver son propre horizon par les livres et l'imagination, bien exprimée.
Le jeu des rimes, délicat et naturel, est bien trouvé.
Une toute petite réserve sur la composition qui fait un peu trop souvent appel à l'inversion des propositions qui rend le texte un peu "suranné" par moment.
Merci pour cette lecture de ce poème d'une émouvante candeur.

   pieralun   
13/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luz,

J’aime beaucoup ce poème.

La nostalgie, la perte de l’innocence enfantine, sont superbement relevés pas les petites choses qui animaient le quotidien de l’enfant qui se souvient, en toute simplicité dans les mots ainsi que dans les expressions.

Sans tomber dans une description prosaïque, la cheminée, les bols de chocolat, la cuisinière, les craquements du parquet, portent la poésie de la nostalgie.

La douceur de la lumière et des couleurs du second quatrain renforcent encore cette atmosphère poétique.

La perte du temps qui a fuit n’intervient que dans le dernier quatrain, à peine un brin de tristesse dans le champ lexical: pierre terne, vieux livre délavé par le temps, pour finir sur la fuite des rêves d’enfant.

De la poésie…..

   Ascar   
14/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'ai aimé ce poème qui m'a pris par la main pour déambuler avec vous dans cette maison d'enfance, l'odeur du chocolat, la lumière rasante, l'Appel de la forêt, 20 000 lieux sous les mers, la bienveillance d'une maman... Tout y est rendu comme l'image d'une vieille carte postale jaunie par le temps.

Merci pour cette lecture nostalgique.

   StephTask   
14/6/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème très doux, un brin régressif mais que c’est agréable ! J’ai été téléporté dans cette petite maison sympathique au milieu de souvenirs d’enfance. Tout y est sur le plan des sens : l’odeur du chocolat, le parfum des fleurs, le craquement du parquet, la fraîcheur, les couleurs…
Merci pour cette madeleine de Luz.

   plumette   
14/6/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
j'ai bien aimé cette évocation d'une certaine douceur du foyer.
Dans la troisième strophe, le mot "pauvre" a introduit pour moi un peu de misérabilisme qui n'est pourtant pas dans la tonalité générale.
est-ce que "modeste" ne serait pas moins connoté?

l'enfant devenu grand partage avec nous 2 souvenirs: celui des fleurs et de leur gaité , en lien avec une attention maternelle et celui de la lecture qui permet l'évasion.
je remarque en vous lisant la force de certaines tournures :

" je changeais l'horizon" bien plus intense que je changeais d'horizon par exemple !

A vous relire


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