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Poésie libre
Luz : Rouge vie
 Publié le 05/09/20  -  19 commentaires  -  1077 caractères  -  221 lectures    Autres textes du même auteur

« On aura tout tenu
Dans les mains rapprochées. »
Extrait du poème « Tenir » de Guillevic.


Rouge vie



Rouge vie, rouge tendre,
les roses de Damas
enchevêtrées aux grilles ;
tu riais au vent fou
à l’écart de la ville.

Rouge vie, rouge flamme,
le soleil des palmiers ;
les balles s’écrasaient
d’un bruit sourd dans le sable,
l’une frappa ton cou.

Rouge vie, rouge sang,
sur le flanc de la dune ;
tu serrais une orange
contre ton cœur encore,
jeune fille blessée.

Rouge vie, rouges plumes,
l’oiseau curieux dans l’arbre
posé sur l’ombre douce ;
vers toi, tête penchée,
venu offrir l’espoir.

Rouge vie, rouge-gorge,
tu vivras grâce à lui,
par l’aigu de son chant ;
tu oublieras ta peur
en combattant la haine.

Rouge vie, rouge aurore,
tu vivras, et tes mains
iront s’unir à celles
qui ouvrent les chemins
de la Terre apaisée.


 
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   Angieblue   
22/8/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Hello,

Très beaux ces petits tableaux avec le jeu sur la couleur rouge où chaque strophe évoque de manière poétique un moment symbolique dans un pays tourmenté.
C'est présenté comme de petites prophéties. J'aime beaucoup le côté mystique.
Chaque strophe est bien construite avec un travail sur les sonorités et la puissance évocatrice des images et des symboles.
Mes préférées sont les trois premières. Elles contiennent un certain exotisme dans le traitement des images (les roses, les palmiers, la dune).
Merci pour ces quintils dont la puissance poétique dessine de manière subtile l'histoire tragique d'un pays, et ouvre vers un espoir, un apaisement final.
"Rouge aurore", oui, la nuit sanglante prendra fin pour ces âmes blessées car le jour se lève encore...

   Donaldo75   
26/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J’aime beaucoup ces strophes dont la progression dramatique donne du fond au poème. Le rouge est mis et il est décliné dans toute sa palette, pas forcément chromatique mais très évocatrice, parfois même à l’extrême, au point d’en devenir réaliste. Et c’est la subtilité du poème, de dépasser la perception pour ancrer la sensation dans la lecture.

Bravo !

   eskisse   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luz,

Très beau poème. Le leitmotiv " rouge vie, rouge-..." trace la courbe du destin et le triomphe de la vie.
J'aime ces deux vers : " tu riais au vent fou
a l'écart de la ville"
Poème qui raconte comment l'on tient à la vie, ici par le chant d'un oiseau... L'émotion est palpable aussi grâce à une composition dramatique.

Merci du partage

   Lulu   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luz,

Un très beau poème libre dont j'ai aimé la tonalité et les images qui prennent le temps de cheminer poétiquement dans le rouge d'une vie perçue dans ce qu'elle porte d'essentiel au travers des difficultés rencontrées et l'apaisement bien exprimé dans les deux dernières strophes. Le futur simple de ces dernières strophes ont, il est vrai, un côté prophétique intéressant, comme si l'espoir était nécessaire, incontournable et au-delà de lui-même.

L'écriture me semble sur l'ensemble du poème très bien maîtrisée. Le rythme y est parfait à mon sens. Les images sont multiples et complémentaires, et les mots bien choisis. J'ai bien aimé lire ce terme "enchevêtrées" pour les "roses de Damas" et en voir, par le biais de cette dominante rouge des "chemins / de la Terre apaisée." Une dominante si réaliste et si pleine d'autre chose, soit empreinte d'une belle poésie.

Merci du partage, Luz.

   Provencao   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Sublimes représentations des sensations, dans le cadre de la vie, pour laquelle les êtres, les fleurs, les animaux, les choses sont presque dépendants du pouvoir sémantique de la terre apaisée.

J'ai beaucoup aimé ce Rouge vie qui devient une unité de sens, qui trouve en vos mots l'ancrage du ressenti sensoriel qui incline à l'écrire.

Au plaisir de vous lire.
Cordialement

   papipoete   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Luz
Le rouge vie décliné où l'on meurt ; un pays peut-être tout à côté, où cette teinte rougeoie de bonheur et d'insouciance ; le rouge et le noir s'unissent alors pour écrire l'espoir...
NB le jeune fille blessée, sur la dune va mourir, mais l'oiseau contre son coeur blotti, lui survivra et portera son chant au-delà des grilles, lançant ses trilles...
L'auteur, sans jamais nous glacer le sang, nous dit cette couleur de bien belle façon !
le dernier quintil a ma préférence.

   Lariviere   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Serait ce la chronique d'une vie ordinaire sous le soleil actuel de Damas ?

En tous cas les émotions et la poésie sont bien présente, imprégnant chaque strophe avec force. Les images sont cruellement belle, une sorte de sentiment de détresse mêlé d'espoir profond. Le leitmotiv du rouge (couleur de la vie) est très bien utilisé et l'idée de ces entames de strophes colorés par les différents rouges du décor (parfois intérieur et métaphorique) est très bonne et très impactantes pour moi.

Merci pour ce beau moment de lecture et bonne continuation.

   pieralun   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le Rouge dans plusieurs nuances, plein plein de nuances justement

pour parler de la guerre: on effleure le lieu (Damas), on effleure les

combats, on effleure le sang, on effleure malgré tout la beauté de la

flore et de la faune, puis on effleure l’espoir ténu d’une terre en paix.

Très belle poésie pour évoquer la guerre en Syrie.

Bravo Luz

   Vincente   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup la proposition d'une focalisation sur la couleur symbolisant la vie au travers d'une "histoire incarnée" par cette jeune blessée, "cueillie" "rose" dans son insouciance.

Que le titre soit ce "Rouge vie", ou une déclinaison extensive depuis le "rouge vif", ne cache pas une volonté de signifiance d'un "Rouge à vif", un rouge rendu vif dans ce projet poétique. Ceci dit, je me demande si "Rouge vif" en titre n'aurait pas été plus suggestif, moins direct et peut-être d'un ciblage moins facile.

D'autant que j'ai trouvé que l'anaphore qui, comme en "titre" à nouveau de chaque strophe, introduisait par trop systématiquement la requête vu le sujet et sa présence déjà en titre principal.
De fait j'ai senti un paradoxe entre l'objet signifié, la couleur "rouge", et l'objet qu'elle signifie dans l'absolu et dans cette évocation poétique, la "vie". En installant cette construction répétitive, s'entend un battement, comme celui d'un cœur vivant, mais le rythme égalitaire de ce leitmotiv n'est pourtant en rien "organique" (à part celui du cœur battant), il est par trop "organisé" pour se glisser dans la formidable diversité que présente le sujet lui-même ; celui-là même que les différentes images, par "cas de figure", tentent de réunir par ses nombreuses convocations.
J'ai cependant entrevu une volonté narrative, située dans un lieu de guerre "Damas", où une jeune fille blessée se rattache à la vie par "l'oiseau" métaphorique qui lui offre "l'espoir". La scène est poignante, et pleine d'un réalisme que n'atténue pas la poésie de l'expression. Mais je n'ai pas été emporté par toute la proposition. Ainsi, les deux premières strophes me paraissent superbes. Ensuite un certain floutage, artistique mais légèrement artificiel, et même un brin convenu dans ses images, a dilué la teneur émotionnelle dont le pic se trouve dans le vers "l'une frappa ton cou".

Pourtant, j'ai beaucoup apprécié la déclinaison, par contre très suggestive, de l'évolution des advenues que l'on lit et découvre dans chaque dernier mot de chaque premier vers de chaque strophe. Cette mise en forme a deux excellentes justifications : elle "atténue" la relative lancinance de l'omniprésence du leitmotiv et elle marque des temps narratifs précieux ("tendre – flamme – sang – plumes – gorge – aurore") ; à noter ce "gorge" de "rouge-gorge" qui vient en flash-back rappeler le "cou frappé" du v10, un bien belle trouvaille.

   Robot   
5/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Toutes les strophes ne m'ont pas parlé de la même manière mais j'aime beaucoup cette déclinaison de la vie en rouge qui veut nous parler du drame syrien à travers le destin d'une victime.

Parce que leur sens métaphorique me semble encore plus impactant, mes quatrains préférés sont ceux relatifs aux oiseaux. Celui qui introduit l'orange aussi.

Un texte qui semble s'achever sur une note d'espérance: "tes mains iront s’unir à celles qui ouvrent les chemins de la Terre apaisée." Une allusion au chemin de Damas et à la révélation faîte à Paul qu'il faut changer afin qu'existe un espoir pour l'humanité ?

   Queribus   
6/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai particulièrement apprécié la beauté poétique et la très grande rigueur d'écriture de votre texte même en l'absence de rimes, le tout étant habilement conduit avec ce premier vers qui revient à chaque quintil: "Rouge vie, rouge tendre", Rouge vie, rouge flamme", Rouge vie, rouge sang"....Je pense que vous devez posséder une très longue pratique de l'écriture.

En ce qui concerne le fonds, le sujet bien que s’appliquant à un lieu déterminé, revêt un coté très classique. Bien que tragique, l'ensemble se termine quand même par une note d’espoir dans le dernier quintil, ce qui donne encore plus de force à votre poème.

Vous l'aurez compris, j'ai particulièrement apprécié votre écrit. Vous pouvez nous en faire d'autres selon le même schéma.

Bien à vous.

   Dolybela   
6/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ouf, c'est excellent. C'est à la fois élevé et très simple, le procédé qui construit le texte et brosse le tableau d'un pays rouge dit la double nature de cette couleur, à la fois celle du sang et de l'Aube, la douleur et l'espoir du commencement. Il y a du Hugo dans l'orange qui m'évoque la toupie en bois de jeune garçon dans "souvenir de la nuit du 4", du Desborde-Valmore dans les roses de Damas, et un sublime lyrisme contenu de l'oiseau chantant qu'est poir moi le poète. Je n'ai pas envie de rentrer dans les analyse tellement le texte, dans sa simplicité et sa vie qu'il souligne malgré tout, parle de lui-même

   LeMat   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Luz !
Cette jeune fille ne mourra pas pour rien. L'innocence lorsqu'elle est maltraitée fait vivement réagir. Des voix s'élèveront, des chants résonneront et des mains se serreront.
La fin du poème m'interroge. Pourquoi n'avoir pas terminer par un : " d'une terre apaisée " pour signifier l'idéal souhaité, ou alors " pour apaiser la terre ". Car pour moi la terre est à apaiser, elle n'est pas encore apaisée. Mais tout comme vous je souhaite une terre débarrassée de toute violence.
Tel un vaisseau sanguin obstrué par un caillot de haine qu'il faut dissoudre pour irriguer de paix l'organisme qu'est la terre.
En notation, je ne pensais as mettre de " passionnément ", mais votre texte est magnifique.
Merci du partage et à bientôt !

   Pouet   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Slt,

quand le talent réunit dans un même texte musicalité et sensibilité, on ne peut que s'émouvoir et admirer le travail.

Je n'ai rien d'autre à ajouter, si ce n'est qu'en lisant m'est venue l'image d'un coeur en joug, rouge vie bien sûr.

Bravo.

   Marpay   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème avec une belle progression, qui me fait penser à Paul Éluard
à certains moments.

   hersen   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
je n'ai vraiment rien à ajouter de plus aux commentaires déjà existants.
Mais ce que je peux dire, c'est que je suis toujours heureuse de pouvoir lire sur Oniris de telles poésie, pleines de sensibilité, d'humanité et... de tant de poésie.

merci pour ça, Luz !

   in-flight   
7/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les balles "perdues" de Syrie et les victimes civiles... On pourrait presque les entendre de Paris.

Merci pour ce message d'espoir, mais à la fin de cette lecture, c'est le rouge de la colère qui prédomine.

   julimar   
9/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je suis d'ordinaire peu "réceptif" à la poésie libre où l'auteur semble souvent s'affranchir de toute règle. Cette poésie fait exception. Il y a un vrai rythme, une cohérence dans la construction. C'est sobre et...beau, tout simplement.

   RuedeC   
18/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai beaucoup aimé les trois premières strophes, chacune comme un plan de cinéma, on imagine presque les angles de vue, les bruitages et l'absence de son après la balle reçue. C'est étrange à dire mais ce poème est visuel et sonore.


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