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Poésie libre
Lylah : Au large de l’attente
 Publié le 10/03/18  -  22 commentaires  -  696 caractères  -  310 lectures    Autres textes du même auteur

Après…


Au large de l’attente



Puisque le mur non plus
n'avait pas la réponse



Puisqu’il faut se résoudre
à perdre sans avoir joué



Lorsque les nuits de fièvre
cèdent en matins de cendre
il reste à déceler
dans cette vibration
au refus du sommeil
la vie
inaliénable



Lueur imperceptible
à forger en soleil
au large de l'attente



Puis
la lente accalmie


L’instance résignée


Le regard innombrable
où rien ne se découvre



Puis
la peine émondée


Le rêve préservé
indispensable
et vain


 
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   Brume   
26/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

L' émotion vibre sous votre plume. Elle est si palpable. Il y a la mélancolie bien sûr mais je sens que la narratrice s'essaye avec peine à garder en elle cette minuscule lueur de vie.
Je sens cette solitude "Puisque le mur non plus n'avait pas la réponse" , cette attente qui la consume.

Ces grands espaces entre les strophes ainsi que le rythme lent rendent bien cet état d'abattement.

   Pouet   
27/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

Une très belle poésie empreinte de tristesse et de mélancolie.

Le "rêve est préservé" toutefois même s'il est "vain".

De très beaux vers parsèment le poème, son intégralité pour tout dire.

Minuscule détail, j'aurais plus vu "à perdre sans jouer" pour le quatrième vers que je trouve plus musical.

Voilà, un fort agréable moment de lecture.

Pouet

   bipol   
10/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour,

je ne sus pas trop fan de ce genre de poème

d"habitude

les les liaisons ...les ruptures ...

mais là j'ai été happé aussitôt !!

ce qui me plait c'est que le sujet est un prétexte

pour écrire un très beau texte

j'ai adoré

   Luz   
10/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai beaucoup aimé, chaque strophe est un très beau moment de poésie.
"Le rêve préservé
indispensable
et vain"
C'est peut-être vrai. Le rêve est indispensable à la vie, mais quand la poésie est belle le rêve qui l'a suscitée n'est pas vain.
Votre poésie est belle.
Merci.

Luz

   Louise   
10/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème à la fois doux et cruel, comme la vie qu'il décrit. Tout est si bien formulé, imagé, clair et pourtant aussi, quelque part, énigmatique. Merci pour ce poème, que je reviendrais lire tant il me semble qu'il y a beaucoup à en tirer!

   PIZZICATO   
11/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dans le sillage du joli " secret des fleurs ", votre délicate plume revient, mélancolique cette fois, afin d'exprimer cet état d'âme, qui assaille, lorsque survient " l'après ".

Ces vers courts aux images solides m'ont beaucoup séduit.
Dont celle-ci :
" Lorsque les nuits de fièvre
cèdent en matins de cendre "

Encore une fort belle poésie.

   Anonyme   
10/3/2018
Quelle réponse ? Quelle attente ?

"Puisqu'il faut se résoudre
à perdre sans avoir joué" ?

Sans AVOIR joué ? ou sans AVOIR PU jouer ?
- Pourquoi n'avoir pas essayé de jouer ?

La peine émondée ? Le rêve préservé... et vain ? Il y a de la résignation ? J'entends en écho la formule " tu peux toujours rêver" , fataliste en somme. Ce n'est pas tout d'emboîter de jolis mots entre eux, j'ai l'impression que le poème se parle à lui même, comme dans une bulle...

Mais...

c'est parce qu'il renferme peut-être un grand mal, une signification cachée, où il est difficile d'être plus clair... J'en aurais peut-être une, vraiment terrible : le mur ce serait un mur d'hôpital. Un enfant en phase terminale, qui va mourir sans avoir pu jouer/vivre. Ceci expliquant les nuits de fièvre, les matins de cendre où l'enfant ne va pas mieux, insomnies de l'enfant, des proches, eux mêmes refusant la mort prochaine de leur enfant, seraient prêts à tout pour qu'il vive, jusqu'à vendre leur âme au diable, mais la vie est inaliénable... Alors il y a toujours un espoir, un espoir imperceptible, un espoir qui demanderait miracle, et l'attente toujours... . Puis, l'accalmie, comme pour prédire le dernier souffle, comme on peut le voir, psychologiquement, l'acceptation que l'enfant va mourir. Résigné puisqu'il n'y a rien à faire. Ainsi les regards sont multiples tout autour, enfant - proches, les derniers échanges, les derniers regards, tous connaissent la sentence, alors il n'est plus le temps de s'agiter, mais de dire adieu. La dernière strophe est pour l'enfant, qui s'est battu jusqu'ici contre la maladie, s'est fabriqué des rêves, a pu aimer un temps, ils sont préservés mais ils sont vains. L'enfant est mort.

Mais ils ne sont pas vains pour les proches, parce que les rêves ne cessent jamais.

Voilà pour mon ressenti et l'interprétation certainement très éloignée de son but premier ! ;)

   Cyrill   
10/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup, sans parvenir à dire pourquoi. Peut-être en est-il ainsi de mots qui touchent au plus profond.
Inutile de chercher une explication précise, de quelle métaphore il s'agit, de quelle allégorie.
Il est surtout question d'éprouver la force et l'économie des mots.

Merci pour cette énigme subtile. Cyrill

   Hiraeth   
10/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De très belles intuitions poétiques mais...

C'est mon grand problème avec la poésie libre, sans ponctuation ni rythme remarquable : je ne sais comment dire votre texte à haute voix. Or pour moi, c'est essentiel... Ou alors je fais une pause à chaque fin de vers, mais ça tronque la lecture de manière parfois désagréable.

Bonne continuation

   eskisse   
10/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai lu votre poésie comme un voyage immobile, comme la lente acceptation d'un poids douloureux ( "se résoudre", "l'instance résignée"), comme un temps de recueillement ou de méditation qui mène de l'acuité du réel à ce qui apporte une survie : le rêve "indispensable".
Très beau poème qui, finalement, gomme l'origine de la douleur pour mieux 'évoquer ce qui se passe dans cet état d'âme.

   troupi   
10/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quand on ne sait pas comment évacuer, l'écriture peut être un moyen, après...
"la vie
inaliénable" compagne du
" rêve préservé
indispensable
et vain"
On est ici bien loin du précédent poème de Lylah.
Du désespoir, de la souffrance, pudiquement évoqués, à petites touches impressionnistes, mais bien là.
Et puis la touche d'espoir du rêve indispensable bien que vain.

   emilia   
10/3/2018
Après…( un moment de chaos vécu et de k.o ressenti), se résoudre à la résignation d’un principe évident d’une « vie inaliénable », « d’une lueur imperceptible », « d’une lente accalmie », avec cette très belle métaphore de « la peine émondée » (évoquant l’image qui consiste à débarrasser l’arbre de ses rameaux morts inutiles…afin de favoriser la renaissance, l’urgence vitale indispensable…), grâce à quelques mots tissés sur la toile qui sonnent justes, qui sonnent vrais, qui s’enchaînent dans le temps, ce temps de l’après que martèle le connecteur « puisque » exprimant la cause et nécessitant de prendre en compte la vision et le constat du réel par étapes successives (deux fois puis…) qui conduisent au retour logique à l’ordre des choses, malgré l’objectif ambivalent et antinomique à atteindre, ce « rêve préservé » à la fois indispensable et vain, ces deux mots antonymes qui traduisent bien la difficulté à surmonter, mais un effort qui mérite d’être tenté quand bien même il serait vain… ; vos mots ont su le dire bien mieux que moi avec sensibilité…

   LioText   
10/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé ce poème. Au delà de sa fluidité presque mystique, je vois dans ces quelques vers un message viscéral, l'emprunte d'une main sous l'emprise des sentiments, un peu tous mélangés, mais paradoxalement bien discernables.

''Puisque le mur non plus
n'avait pas la réponse''

Vous instaurez par ces premiers vers une ambiance que j'adore et qui est l'incompréhension (osé mais terriblement efficace). Et ce que j'apprécie davantage à l'incompréhension c'est ce qui est irrésoluble. Des questions naissent dans nos têtes et vous continuez par pincées de mots à nous perdre.
Même si je vois à peu près de quoi il peut s'agir, mon esprit reste subjugué et se retient de comprendre d'avantage pour attendre la réponse d'avantage avec vous en rêvant. Ou peut-être est-elle toute trouvée?

Merci pour ce moment de poésie fort plaisant.

Liotext

   Kytsuh   
11/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oh, il s'en dit des choses entre les mots !
Difficile de ne pas se laisser emporter par le rythme de ces quelques vers. Un peu mystérieux et pourtant, oui, ce que j'aime ici, c'est que j'ai ce sentiment que dans ces termes égrainés se cachent une multitude de belles sensations...

C'est ce que j'ai ressenti en tout cas, de belles sensations.
Et pour cela, déjà, merci beaucoup.

   Goelette   
11/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Des passages et images très denses, chargés d'une tristesse impuissantel à se dire... comme tout ce qui est trop profond

"Lorsque les nuits de fièvre
cèdent en matins de cendre"

Les silences/espaces entre les strophes sont les respirations d'une personne en souffrance qui a besoin de reprendre son souffle.

La fin

"Puis
la peine émondée


Le rêve préservé
indispensable
et vain"

est bouleversante de pudeur et d'inexprimé.

   papipoete   
11/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Lylah
Puisque plus rien ne me donne le sourire, ni les nuits de fièvre gommées au matins de cendre, il ne me reste plus qu'à chercher la lueur imperceptible, qui me guidera résignée au bout de mon dernier rêve ...
NB morose constat du désespoir, couleur noire, que la plume de l'auteure nous peint ici ...
Je fus un peu dérouté par la lecture délicate de ce ces tristes vers !

   Eki   
11/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime ce style de poésie où le ruban de la mélancolie se déroule pour faire place après son dernier soupir aux lueurs de l'espoir.
Les mots offerts comme des respirations/méditations dans le tournoiement de l'existence.
Fragile, sensible, c'est une poésie de l'intime, un rendez-vous personnel dans le tournoiement de vos pensées.
Ces grands interlignes me dérangent visuellement et n'apportent rien visuellement. On peut les envisager comme un temps de réflexion pour le lecteur mais la fluidité de votre écrit n'en a pas besoin.
Gardez la plume, Lylah !

Eki qui s'éclipse à tâtons

Eki

   Melusine   
12/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe texte qui emmène au large
au delà de toute attente


Bravo Lylah

   Ombhre   
13/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très beau poème, qui touche je pense beaucoup de monde de par son universalité rendue unique et individuelle. Le rythme est lent comme un jour sans espoir.

Deux réserves toutefois:

"Puisqu’il faut se résoudre
à perdre sans avoir joué"

la rupture de rythme de "à perdre sans avoir joué" casse pour moi un peu la très belle musique que l'on retrouve ailleurs dans le poème. Ce vers trop long rompt - à mon humble avis - le rythme.

Et:

"la vie
inaliénable", ce dernier mot est - une fois encore de mon humble avis - trop lourd par rapport à la belle simplicité du reste du texte.

J'ai par contre adoré:

"Puisque le mur non plus
n'avait pas la réponse"

et la fin magnifique:

"Le rêve préservé
indispensable
et vain"

Un très belle lecture, merci.
Ombhre

   Donaldo75   
14/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lylah,

Les deux premiers vers m'ont marqué:
"Puisque le mur non plus
n'avait pas la réponse"
Je crois que c'est à partir de là, car c'est une relecture, que je suis rentré dans le poème alors que mes premières tentatives n'avaient pas été fructueuses. Et je l'ai respiré, ressenti.

"Lorsque les nuits de fièvre
cèdent en matins de cendre"
Comment ai-je pu rater cette émotion dans mes premières lectures ? Eh bien, justement, parce qu'il faut être prêt, en tant que lecteur, à se prendre ces vers en pleine lumière.

Bravo !

Don

   Lulu   
18/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lylah,

J'aime beaucoup ce texte pour ce qu'il dit et ce qu'il comporte d'implicite. Je ne saisis pas tout, car il est très épuré et fait sentir beaucoup de choses entre les lignes, mais le titre vient compléter l'ensemble pour nous permettre de mieux nous représenter ces mots.

J'aime cette forme d'écriture, libre et sensible. Le vocabulaire choisi me parle, comme ces "matins de cendre" ou ce "regard innombrable", ou encore cette "lueur perceptible / à forger en soleil"...

Le ton donné et posé permet de mesurer le propos et l'attente dans cette "vie inaliénable".

Je ne sais si le rêve est "vain", mais il aura permis de porter ces impressions sous la forme d'un très beau poème...

Bonne continuation, Lylah.

   Gabrielle   
19/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème sombre.

Cependant :
"il reste à déceler
dans cette vibration
au refus du sommeil
la vie
inaliénable

Lueur imperceptible
à forger en soleil
au large de l'attente".

Je note également :
"Puisque le mur non plus
n'avait pas la réponse" va également dans le même sens.
Le "rêve"est cité à la dernière strophe.

La chute renvoie à l'ambiguïté du rêve "indispensable" et "vain" mais cependant "préservé".

Merci à vous.

Bonne continuation.


G. Michel


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