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| Curwwod
25/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Je reste perplexe devant ce poème au sens obscur, au ton dramatiquement désespéré, à grand renfort de termes pathétiques. Je crains d'être stupide à la lecture de ce texte où s'exprime la négation de tout. Est-ce cela le nihilisme?
Par ailleurs la régularité métrique n'est pas respectée alors que l'auteur a voulu composer en alexandrins plusieurs vers comptent plus de 12 syllabes, faute à la non élision du E muet. "Tu n'auras pas de maître, tu devras t'instruire seul "Il n'y aura pas de prêtre, Dieu est dans son linceul" "On posera les questions que l’existence procure Qu’as-tu fait ? Qu’as-tu cru ? en ta nature vénale..." par exemple. Par conséquent la classification "classique" me semble exclue. |
| Passant75
28/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Quelle sombre vision de l’existence, marquée par la privation et la solitude ! L’anaphore « tu n’auras pas » installe une tonalité prophétique, renforcée par des images marquantes comme « Dieu est dans son linceul ». Cependant, l’ensemble donne une impression d’inachèvement, les idées s’accumulent sans véritable progression vers une résolution claire.
La scène du tribunal promet un moment fort, mais le dilemme reste abstrait et peu incarné. Le passage du « tu » au « je » dans la dernière strophe arrive trop brusquement pour être pleinement convaincant. Par ailleurs, faute d’un développement qui en justifierait pleinement l’apparition, la chute, qui fait de la poésie une forme de salut, paraît en décalage avec le désespoir précédent. Au final, malgré une ambition réelle, le poème apparaît comme une réflexion encore inaboutie et peu marquante. |
| Cyrill
4/5/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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J’aime assez ce poème même si quelques formules m’ont semblé un peu boiteuses ou pas très heureuse. Pour ne citer qu’un exemple, ce vers :
« On posera les questions que l’existence procure », maladroit, alors que l’apostrophe qui suit aurait mérité la place d’entame dans la strophe, sans annonce préalable : «Qu’as-tu fait ? Qu’as-tu cru ? » Mais c’est le ton général qui m’a plu, il est solennel, presque oraculaire. L’auteur a quelque chose à transmettre. La poésie est élevée au rang d’acte spirituel, ça me parle et il y a de la force de conviction dans l’écriture. Mystique profane, (il reste une conscience nue face à elle-même) mais pas sans quête de sens. Une sorte d’ascèse moderne où l’absolu ne disparaît pas, il change d’objet. La poésie devient une forme de rédemption. Elle remplace la foi par la création, le salut par l’intensité de vivre et la mission divine par une fidélité à l’acte poétique. Merci du partage. |
| Provencao
11/5/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Magellum,
"Je ne sers ni enfant, ni cause, ni projet, Je vis sous la forme d’un humain, d’un rejet, Et pourtant je me sens saisi de frénésie Car j’ai dédié ma vie à chaque poésie." Mon passage préféré où à mon sens, vous avez poétiquement su mettre en exergue la notion d'érémitisme, avec cette force assez héroïque de courage qu'on s'impose en vue de recueillir et de conquérir la force d'âme et cet esprit de loyauté. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Robot
11/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
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Vivre ou disparaître ? (être ou ne pas être)
Le dernier quatrain nous confirme que le narrateur a choisi de vivre, d'être, probablement malgré lui et d'exister par la poésie Le thème est traduit dans des termes trés fort et c'est ce qui m'a plu. A contrario je suis mitigé sur la technique d'écriture: on passe d'alexandrins à des vers de métriques différentes (11 et 13) ainsi qu'à des césures variables ou des hiatus inappropriés. Celà déséquilibre la lecture sans apporter au fond. Ce faux cadencement est assez désagréable et comme lecteur, m'a perturbé Mais un texte globalement intéressant sur le fond. |
| Detolosa
11/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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J'aime le brut de vérité qui émane de cette poésie. Désespoir, fatalité, révolte. Furieuse envie de vivre
Bravo "Il fait toute chose bonne en son temps; même il a mis dans leur coeur la pensée de l'éternité, bien que l'homme ne puisse pas saisir l'œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu'à la fin." Ecclésiaste 3v11 - Bible |
| LeChevalier
11/5/2026
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Cela me paraît vraiment confus, à tout point de vue. Certes, il y a un vague fil rouge -- le jugement dernier -- mais ce fil est entortillé.
La première strophe semble évoquer une vie sur terre dans une société athée ; le « pourtant » nous bascule dans une espèce d'exoplanètes décrite à travers des images que je ne comprends pas (« noyauté » ? « chant sourd du canon » ?). Suit l'interrogatoire (questions sur le passé : « qu'as-tu fait, toi que voilà ») du Juge suprême, décrit comme un « fou ». Je saute une strophe pour arriver au passage du « tu » au « je », que je n'arrive pas à m'expliquer. La forme est aussi extrêmement embrouillée. Chaque strophe est présentée graphiquement comme un quatrain mais en réalité la première est un sixain (abab+cc), dont les quatre premiers vers ont été groupés deux par deux à la même ligne. Les deux strophes suivantes sont à rimes embrassées et deux dernières ne sont que des distiques (aa bb...) qui cherchent à se faire passer pour des quatrains. Au final, il me semble que l'auteur gagnerait à décider de quoi il veut parler. Si les fluctuations dans la forme peuvent être acceptées sans problème, c'est le manque de continuité dans le propos qui me gêne vraiment beaucoup. |
| Polza
11/5/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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En rajoutant un Song à votre titre, vous auriez été dans les petits papiers de Cyrill ! (l’intéressé comprendra)
Ni Dieu ni maître, ça frôle la devise anarchiste même s’il n’en est pas question ici ! Je ne suis pas certain d’avoir entièrement saisi où vous vouliez emmener le lecteur que je suis, je n’ai pas tout compris, désolé… J’ai trouvé l’introduction brutale, rien ne m’y a préparé. « Tu n’auras pas de maître, tu devras t’instruire seul », d’accord, mais pourquoi ? Faut-il avoir un maître ? « Il n’y aura pas de prêtre, Dieu est son linceul », Dieu est mort d’accord, mais je n’arrive pas à faire le lien entre maître, s’instruire, prêtre, Dieu… « Tu n’auras ni amour, ni ami, ni soutien, Il ne restera rien de ce qu’on nomme les tiens, » le protagoniste de cette histoire se retrouve seul au monde, c’est bien cela ? Si oui, « Il ne restera rien de ce qu’on nomme les tiens, » me va, dans le cas contraire, s’il y a encore du monde, alors ma logique me fait dire qu’il ne peut automatiquement rien rester puisqu’il n’y a jamais eu… « Gardant de ton enfance l’esprit de loyauté » de qui tient-il cet esprit de loyauté et envers qui s’il est seul ? « Par le ver du doute à jamais noyauté Avec la voix sourde comme le chant d’un canon. » je n’ai pas compris de quel ver vous vouliez parler. Si c’est le ver de la pomme m’attendais plutôt des pépins qu’à noyauté, même s’il faut prendre noyauté dans son sens « infiltré ». Ces deux derniers deux vers m’apparaissent complètement hermétiques… « On posera les questions que l’existence procure Qu’as-tu fait ? Qu’as-tu cru ? en ta nature vénale Tu te présenteras devant ton tribunal Présidé par un fou aux coutumes obscures » qui posera les questions s’il est seul puisqu’il ne reste rien de ce qu’on nomme les tiens ? Il faut sûrement accepter le fait que ce poème soit légèrement surréaliste et se laisser porter par cet axiome… « Qu’as-tu fait ? Qu’as-tu cru ? » ce passage est vraiment trop prosaïque pour moi… « Alors enfin jugé par des lois indicibles » j’ai bien aimé ce passage, ce ne sont pas les hommes qui jugent, ce sont les lois ! « Vivre ou disparaître, comment se justifier ? » je ne m’attendais pas à ce qu’il doive se justifier quant à vivre ou disparaître, mais pourquoi pas… « Je ne sers ni enfant, ni cause, ni projet, Je vis sous la forme d’un humain, d’un rejet, Et pourtant je me sens saisi de frénésie Car j’ai dédié ma vie à chaque poésie. » ne pas servir de cause ou de projet OK, mais pourquoi « ni enfant » ? On sert les enfants à la cantine quand ils veulent un peu de rab, mais je n’ai pas saisi ce choix dans ce contexte… je pense qu’il y a une structure originale et non dépourvue d’intérêt qui mériterait d’être éclaircie, c’est trop abscons à mon goût. De l’ontologie pourquoi pas (bien qu’Aristote m’ait toujours donné d’horribles maux de tête), mais dans ce cas, le tout demande d’être plus vif, la pensée plus philosophique en y ajoutant de la poésie (je ne dis pas que ce n’est pas le cas, juste que ça ne l’est pas assez pour moi). |
| baldr
12/5/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour, la voix sourde comme le chant du canon est une comparaison peu crédible. La justification de l'état de poète est peut-être trop vaniteuse dans le cadre d'un site de publication de poèmes ! L'exercice est périlleux mais le texte global présente une vraie simplicité et une belle clarté. J'aime bien le premier quatrain : tu n'auras rien, qui prépare l'échec du dernier : je vis sous la forme d'un rejet. J'aime bien aussi "saisi de frénésie", qui est l'état dans lequel on écrit, en effet.
Les lois sont-elles réellement indicibles ? Est-ce le mot exact ? J'aime bien cette autobiographie, qui reflète ceux que tous les artistes, avant le succès, ont connu, je pense. Vous pourriez écrire la suite, un poème, de 5 quatrains symétriques ou d'une autre forme, qui montre les conséquences de la poésie et de la publication. Par exemple, vous avez reconnu les vôtres en les Onirisiens, comme le petit canard reconnaît les Cygnes. N'est-ce pas ? |




