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Poésie contemporaine
Magnouac : La vie refleurira
 Publié le 03/12/18  -  7 commentaires  -  2820 caractères  -  76 lectures    Autres textes du même auteur

Ce poème d'amour déçu se termine sur un élan d'espoir. Il s'appuie sur quelques mythes, dont celui du scorpion pris au piège des flammes et ceux de la mythologie grecque sur le sculpteur Pygmalion, Galatée et Aphrodite, ainsi que sur quelques passages sur la foi et l'Évangile.


La vie refleurira



La vie refleurira !

Toi, que j’ai rencontrée encore dans sa jouvence,
Dont j’ai vu les beautés s’épanouir en femme,
Je sais tout de ton corps, de tes yeux, de ton âme,
De ton regard surtout, où se lit ton enfance.
Aucun n’a échappé à mon œil impatient.
Mon élan est si fort et mon cœur est si grand,
Que j’imagine, rêve et entrevois en toi
Une amante parfois, plus souvent une sainte !
Car dans tes oraisons repliées sur ta foi,
Tu tends à oublier les beaux jours des étreintes.
Mais la vie perd son sens quand le passé s’oublie !
Cela, l’as-tu compris ?

À moi qui t’ai reçue et qui t’ai dévolu
Tout mon sel et mon pain lorsque tu es venue,
Comment peux-tu montrer autant d’indifférence ?
Pas même un geste doux, aucune déférence !
Dis-moi si cette foi qui t’absorbe en ton Dieu,
Efface pour toujours nos souvenirs heureux ?
Dis-moi si ton esprit rendu inaccessible,
N’entend plus cet appel d’un amour indicible ?
Et pourtant, c’est bien moi qui t’ai appris la vie ;
Et des secrets du monde, c’est moi qui t’ai ravie !
Suis-je un Pygmalion privé de Galatée,
L’inconstante Aphrodite a-t-elle déserté ?
Mais la vie perd son sens quand le passé s’oublie !
Cela, l’as-tu compris ?

Bien qu’espérant toujours quand tout est contre moi,
Mon sort est-il scellé ou ai-je encore un choix ?
N’ayant derrière moi que souvenirs perdus,
Et n’ayant devant moi qu’un horizon sans but,
Comme le scorpion pris au piège des flammes,
La mort épongera la passion qui m’enflamme !
Seuls le feu et la mort, dans un foyer immense,
Finiront par noyer ma flamme et ma souffrance.
Mais la vie perd son sens quand le passé s’oublie !
Cela, l’as-tu compris ?

Condamné à mourir, je ne vois pas de croix,
Ni de Jérusalem ni d’échelle célestes ;
Seul le fervent espoir de mon salut me reste.
Je ne vois qu’un tombeau, dans le sol, devant moi ;
C’est là que j’enfouis mon chagrin malheureux.
Dans cet obscur caveau que rongera le temps,
Je n’aurai le salut ni de toi ni de Dieu !
Mais la vie perd son sens quand le passé s’oublie !
Cela, l’as-tu compris ?

Mais qui sait, il se peut que de jeunes enfants
Qui passeront par-là, y poseront des fleurs !
Leurs graines germeront et trouveront vigueur ;
Avec elles mon âme, y trouvant ses repères,
Dans un élan subtil se fondra dans l’éther,
Et dans son vol prendra ses anciennes couleurs.
De la même façon, mon corps et mon esprit,
Enivrés de muguet, renaîtront à la vie.
Car la vie ressurgit là où poussent les fleurs,
Et reprend tout son sens quand le passé revit !
Cela, l’as-tu compris ?


 
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   Anje   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Classique.
Le premier vers compte treize syllabes. Encor au lieu de encore suffirait à corriger la métrique.
V4, surtout/où fait un hiatus si on ne lie pas le t que la virgule isole. Mais si on le lie, çà fait toutou. Ce qui ne me semble pas mieux (sourire). En positionnant l'adverbe en début de vers, la dissonance disparaît.
V5, échappé/à fait hiatus inaccepté dans cette catégorie. Ainsi que les rimes femme/âme (pour la prononciation différente) et sainte/étreintes (singulier/pluriel).
Le poème est un peu long et je ne prendrai pas le temps de le "décortiquer" plus. Il y a des idées intéressantes mais il demande à être retravailler.
Ce n'est que mon humble avis qui ne vaut que pour partager l'expérience d'écriture et, au délà, j'ai bien aimé le monologue de cet homme en recherche de reconnaissance, ultime reconnaissance. Mais la mérite-t-il ?...

   Gemini   
11/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Autant le dire tout de suite, je n’ai pas été emballé par ce texte mal présenté en catégorie classique, bien long, et au thème rebattu. Les nombreuses références notées en exergue donnent l’impression d’avoir voulu mettre beaucoup de crème sur un gâteau indigeste (tout en reconnaissant le travail que cela suppose).
Comme d’habitude dans les textes d’amours déçus, le plaignant n’est jamais fautif. Le vers final : « Cela l’as-tu compris ? » qu’il martèle à chaque strophe le fait même un peu donneur de leçons.
Le champ lexical parsemé de religion (foi x2, sainte, Dieu x2, croix, salut, Jérusalem…) amène inévitablement le narrateur à devenir le martyr de la séparation.
À part les « beautés » v2 de l’être aimé, rien n’est mis en avant de ses qualités morales, ses vertus ou de sa grandeur d’âme qui sauraient donner le pardon et permettre un retour tant attendu. Le texte n’est qu’une longue plainte autocentrée, avec des « je » des « moi » et des points d’exclamation qui rajoutent à un lyrisme déjà bien marqué.
Seule, à mon sens, la dernière strophe est bien bâtie. Elle vient en contrepoint des quatre autres (fallait-il autant de vers ?) pour raviver l’espérance et donner sens au titre. La métaphore des fleurs (de printemps) est bien utilisée, et on sent que l’auteur était à l’aise en l’écrivant.
Dommage qu’il se soit cru obligé de la finir par sa ritournelle « Cela l’as-tu compris ? » qui, au bout de cinq fois, fait passer sa dulcinée pour une idiote (alors que peut-être, elle-même, enivrée de muguet, a décidé de renaitre ailleurs).

   papipoete   
3/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Magnouac
Tu m'aimas jadis, aimas que je t'aime, mais un Amour suprême t'a repris à moi, et je ne peux rivaliser avec Dieu ; et désemparé je baisse les bras, mets mon coeur en berne, et n'attend que la mort qui me délivrera de ce calvaire !
NB la DEVOTION face à l'AMOUR remporte le combat, et même si le héros supplie << cela, l'as-tu compris ? >>, la " Servante " de Dieu ne tendra plus jamais l'oreille à l'amant éperdu, ni la main vers ce condamné à mourir d'aimer ...
Le texte très long peut rebuter le lecteur ( votre premier poème souffrait déjà de ce défaut ) ; il vous faudrait refréner votre plume !

   Robot   
3/12/2018
Trop grandiloquent pour moi cette longue plainte (accusation ?) qui fait du délaissé la victime et de la femme la (seule) responsable. C'est écrit comme une tragédie mais j'avoue que c'est un style que je trouve certes bien écrit mais fort ennuyeux.

Je ne note pas, car je ne suis pas parvenu à entrer dans ce texte. Probablement une difficulté culturelle vis à vis de ce genre théâtral de poésie.

A écouter, à regarder jouer peut-être comme une pièce antique.

   Corto   
3/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On pourrait appeler ce poème "Le Croix contre l'Amour". De ce fait le titre "La vie refleurira" parait un peu décalé.
Ainsi donc ils se sont beaucoup aimé: "Je sais tout de ton corps, de tes yeux, de ton âme,/De ton regard surtout, où se lit ton enfance." Mais la religion appelée en renfort a fait des dégâts: "Car dans tes oraisons repliées sur ta foi,/Tu tends à oublier les beaux jours des étreintes."
Apparaît alors la belle antienne: "Mais la vie perd son sens quand le passé s’oublie !"
En toute logique l'homme s'inquiète: "Dis-moi si cette foi qui t’absorbe en ton Dieu,/Efface pour toujours nos souvenirs heureux ?"
Il espère encore puisque: "Seuls le feu et la mort, dans un foyer immense,/Finiront par noyer ma flamme et ma souffrance." Mais tout est fini car "Je n’aurai le salut ni de toi ni de Dieu !"
Dans la mort il saura encore que "la vie ressurgit là où poussent les fleurs,/Et reprend tout son sens quand le passé revit !"
Sans illusion il lui répète encore: "Cela, l’as-tu compris ?"
Beau poème où l'amour au début si bien partagé ne résiste pas à la durée et aux élans mystiques de l'un des partenaires. Seul ici l'homme s'exprime mais son message est imprégné d'amour et éloigné de la foi de sa compagne. La vie ne refleurira qu'après la mort.

   PIZZICATO   
3/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Maintenant qu'elle est femme, l'aimée a " oublié les beaux jours des étreintes " et se découvre la foi et se tourne vers Dieu.
L'idée est intéressante mais la façon de la traiter m'est apparue maladroite.

D'abord un langage que je trouve emphatique.
Et puis, ces parallèles avec, tour à tour, la mythologie, le suicide du scorpion, l'Evangile me semblent alourdir le propos plus qu'il ne le sert.

Ce texte mériterait, à mon avis, d'être revu.

   Provencao   
4/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai eu beaucoup de difficultés a lire votre poésie toute entière...cependant j'y ai trouvé une grâce, une finesse où ces amants et aimants s'il ne le sont pas eux mêmes...vous leur avez donné cette imagination un peu visionnaire, à mon sens, légèrement inspirée, dont vous nous traduisez la trace, si je peux me permettre ainsi ce ressenti....;

Au plaisir de vous lire
Cordialement


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