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Poésie contemporaine
Mangrove : Ce qui reste
 Publié le 07/03/26  -  7 commentaires  -  642 caractères  -  140 lectures    Autres textes du même auteur

Un goût de déluge.


Ce qui reste



Ce qui reste de terre émergée, c'est encore
Le monde – et ça tressaille et ça rampe et ça croît
Ça va chercher des rues le long de l'arbre-croix
Tandis que doucement la crue nous monte au corps

Ça volète de branche en pointe de roseau
Un croassement choral accueille le retour
D'un des leurs – qui d'une aile ébrèche en son contour
La lune – et l'olivier est déjà sous les eaux

Ce qui reste de terre émergée, c'est encore
Le monde – et ça bourdonne au cœur de l'arbrisseau
Ponctue sa litanie d'infinis soubresauts
Sous la pluie qui de vague en vague nous picore


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   ANIMAL   
18/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Un poème d'ambiance qui offre un ressenti très beau, très sombre et pourtant porteur d'espoir.
Le ton, le rythme sont aussi étranges que le propos mais que de poésie en ces trois strophes.

Lorsque l'eau envahit tout -que ce soit réel ou métaphorique-, qu'un nouveau monde aux contours flous se dessine sur l'ancien et déjà le remplace, cela reste un hymne à la vie.

"Ce qui reste de terre émergée, c'est encore
Le monde"

Une réussite.

   LeChevalier   
18/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Texte clairement inspiré par les inondations récentes en France. C'est sans doute un épisode dramatique, beaucoup de personnes en ont souffert, et cela méritait d'être poétisé. Mais le texte lui-même me surprend par son manque de dramatisme, justement. Pour commencer, ces nombreux « ça » ; après, cet « arbre-croix » dont je ne comprends pas le sens, après ce « un des leurs » alors qu'il n'a jamais été question d'un « ils » avant... Je trouve le dernier mot, « picore » vraiment mal venu, avec l'image d'un bec qu'il amène. Alors qu'une vague, c'est enveloppant, puissant...

   Lebarde   
19/2/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
Une allusion à peine voilée à une actualité météorologique préoccupante qui agresse nos villes et nos campagnes mais aussi perturbe le monde animal, gente ailée ou "croassante".

Beaucoup de poésie plaisante, dans ces trois quatrains à la métrique incertaine pour parler de
"Ce qui reste de terre émergée, c'est encore
Le monde -" présenté en leitmotive du sujet.

Mais alors pourquoi diable avoir oublié la ponctuation, multiplié les rejets, pris des libertés avec les rimes et l'alternance F/M , laissé filer de nombreux e non élidés qui rendent la métrique aléatoire et exclut le poème de la catégorie revendiquée.

Dommage car il y avait de belles images dans cette belle écriture qui n'est pas loin de me séduire.

En EL

Lebarde

   papipoete   
7/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
bonjour Mangrove
Comme c'est curieux ce pseudo, qui évoque la terre immergée...à moins qu'il naquit au moment d'écrire votre texte ?
" Ce qui reste de terre immergée... " un refrain lancinent, alors que l'on se demande si cette inondation va bientôt stopper, ne pas dépasser ce mur où de l'autre côté est
- désespoir
- point de non retour
Cet arbre croix est bien trouvé, pour dire ce calvaire que nos compatriotes traversèrent voici peu...
NB vos vers ne sonnent pas l'amitié pour cette eau, devenue folle et assassine ; et la vie continue dans les buissons, mais un grand oiseau noir s'est posé là, tel oiseau de mauvais augure...
Curieusement, Robot cette semaine publia même scénario, un degré de drame au dessus : coïncidence !
La seconde strophe a ma préférence.
Dodécasyllabes aux assonances sonores, mais paraissant dans des lignes mal ponctuées ( soit l'on ponctue, soit l'on ne ponctue pas......pas à moitié ! )

   Passant75   
7/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Un début prometteur, avec enjambement et rejet, mais, dès le deuxième vers, une accumulation de « ça » bien trop impersonnels, ce qui induit un effet malheureux.

L’actualité se prête aux crues qui bouleversent la nature et la vie, l’abiment, mais sans l’anéantir, précise le texte. En effet, s’il y a ce que l’on voit, à savoir les dégradations causées par la montée des eaux, il y a aussi ce que l’on entend, à savoir la vie qui continue.

Ajoutons que les images, belles et multiples, permettent de parer le texte d'une atmosphère réellement poétique.

Enfin, si le vent souffle, la pluie tombe, redouble, ruisselle, tambourine … et bien d’autres verbes encore, je ne l’ai jamais vu ou entendu picorer. Cela aurait pu être une idée nouvelle et intéressante, mais je crains que ce verbe n’ait été choisi que pour la rime.

   Robot   
7/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
L'inondation ce peut-être à la fois destruction et régénération. Les uns en souffre quand d'autres en tire profit.
La nature est ainsi, bienfaisante aux uns et nuisible aux autres.
La manière dont est montré cette opposition est richement poétique.
Je n'ai pas bien saisi le sens donné à "picore". Si c'est par nécessité de la rime, j'aurais préféré "dévore"

   Mangrove   
8/3/2026
[Modéré : Commentaire de l'auteur sous son texte (si besoin, ouvrir un sujet dans "Discussions sur les publications").]


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