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Poésie contemporaine
Marc-Antoine : Sultana
 Publié le 12/01/19  -  14 commentaires  -  1185 caractères  -  156 lectures    Autres textes du même auteur

Le pouvoir de la séduction...


Sultana



Fertilisé par vos courbures promulguées,
Je me vis étourdi d’Ingres et de voilages.
Vos rivières de col, d’eaux de lys irriguées,
Finirent par vider mes bien piètres adages.
Vos regards traversiers, vos sourires subtils,
M’avaient pourtant promis baldaquin et sultane,
Alors que s’éveillait la tentation fragile
D’être de votre couche l’étalon, le prytane.
Aussi, lorsque, vaincu par votre jeu cynique,
Las de gravir en vain cette stèle érigée,
Je démasquai enfin l’ombre machiavélique
De votre esprit malin qui me désagrégeait,
J’arrachai violemment de l’ambre chevelure
Le diadème d’argent qui ornait votre front
En jurant perdition de telle âme parjure
Comme vindicte légitime de l’affront.
Devenu comme fou, je saisis un poêlon
Et frappai votre crâne, frappai puis refrappai !
Aveuglé par la haine, démuni de raison,
Pareil à un molosse avide de sang frais.
Non, je déconne. En vrai, j’ai fait comme les autres :
Ma dignité en berne, je t’ai rendu la laisse
Et rejoint chichement l’armée des bons apôtres,
Ceux qui secouent leur queue en pensant à tes fesses.


 
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   papipoete   
18/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
néo-classique
Vous me faisiez miroiter le bonheur absolu, celui d'être le maître de vos sens, votre étalon protégé ! Et je m'aperçois que tout n'était que vent, aussi je m'en vais ... la queue basse ...
NB le langage précieux fait place, au moment du rêve écroulé à des phrases sans détour, brutes de décoffrage et je ris ! " ma dignité en berne, je t'ai rendu la laisse " oh le gentil toutou qui se fâche !
( le vers ultime est savoureux ! )
le 8e vers mesure 13 pieds
papipoète

   lucilius   
28/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Dans ce "sultana", seuls les quatre derniers vers sont en apothéose. Je veux dire qu'ils se démarquent tellement des autres qu'on finit par oublier leur trivialité en berne. Pour la subtilité de l'ensemble, au-delà de la composition, j'éprouve une certaine compassion.

   Corto   
29/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici un joli madrigal, enfin presque car au temps jadis le poète aurait sans doute fini jeté par la fenêtre de la belle sultane... Les expressions sont bien troussées si l'on ose dire: "Je me vis étourdi d’Ingres et de voilages. Vos rivières de col, d’eaux de lys irriguées," et aussi: "M’avaient pourtant promis baldaquin et sultane".
J'ai apprécié la manière dont la situation se retourne "Je démasquai enfin l’ombre machiavélique De votre esprit malin qui me désagrégeait" Le final osé est bien dans le ton général tout en revenant à un langage cru pour "Ceux qui secouent leur queue en pensant à tes fesses".
Ce marivaudage valait bien un poème, bien inspiré et bien écrit.
Bravo

   Queribus   
30/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

J'ai trouvé votre texte un peu touffu et je pense qu'avec l'emploi de strophes, il aurait été plus facile à saisir. Les phrases m'apparaissent souvent à la limite de la préciosité et manquent de simplicité avec un coté "rétro" un peu dépassé. Ceci dit, vous maitrisez bien les règles de la prosodie "néo-classique", ce qui est déjà beaucoup. J'ai aussi apprécié la rupture des quatre derniers vers avec ce qui précédait, ce qui donne une note finale plutôt humoristique.

En conclusion, j’ai aimé un peu mais sans plus.

Bien à vous.

   STEPHANIE90   
12/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Marc-Antoine,

Je me suis un peu perdu dans ce dédale de mots.
De bien beaux vers mais qui manque d'oxygène. Il faut dans ce cas, en faire la découpe harmonieuse par soi-même pour en apprécier chaque mesure.
Ne pas oublier la respiration à la lecture, c'est là que le texte prend tout son sens !!!
Pour moi, il y manque quelques strophes et quelques ponctuations à des mots clefs...
Ex : D’être de votre couche l’étalon, le prytane.
Modifié :D’être de votre couche, l’étalon, le prytane.
Il y en a d'autres évidement. C'est bien dommage car votre écriture est bien belle. A améliorer pour obtenir "La sultane"...

StéphaNIe

   Annick   
12/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce poème m'a bien fait rire ! La première grande partie, volontairement précieuse, m'a fait me demander en quel temps et en quel lieu nous avait embarqué le narrateur !

Et puis, bas les masques ! La dernière partie non moins étonnante m'a fait penser qu'il n'y avait ni lieu ni temps particulier mais avant tout un état d'esprit ! Eternel, celui-là !

Dans ce poème, parée d'un diadème ou réduite à sa plus simple expression : "des fesses", la femme reste une proie et le narrateur, un "gentil" prédateur !
Mais ici "l'âme parjure" se refuse...

Bref, j'ai aimé votre espièglerie bien troussée et votre talent à dire les choses d'une si charmante et abrupte manière.

   Vincente   
12/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le lyrisme élégant de cet amoureux transis est très séduisant. La dame pourtant s'en ait bien joué.
Le retournement de situation dans le rapport des deux amants imaginaires jusqu'au retour à la réalité brutale est très adroitement scénarisé. J'ai suivi sans égarements la perdition de l'amoureux. La chute est excellente, tant dans le style, le champ lexical que dans le sens. Parce que nous sommes tout de même passé du "fertilisé" fleur fleur du premier mots au "pensant à tes fesses" des derniers, et tout ceci en douceur, enfin pour le lecteur, le narrateur s'en est bien moins sorti, je le confesse...

Décidément les réjouissances sur Oniris, après le superbe poème d'hier Mémoire d'un puceau contrarié, si elles ne se ressemblent, s'enchaînent et sont vraiment bien plaisantes.

   Stephane   
12/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Marc-Antoine,

Une strophe unique écrite de façon magistrale. Le poème se lit vraiment d'un trait, à un rythme effréné. Servi par des vers somptueux et d'une grande fraîcheur, le tout est d'une élégante composition.

Cordialement,

Stéphane

   PIZZICATO   
12/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La grande tirade précieuse n'eut aucun effet sur la dame et renvoya " l'étalon " rejoindre " l’armée des bons apôtres " qui doivent se contenter d'un plaisir esseulé...

Même celui de lui fracasser la tête reste utopique.

Bien trouvé, ce décalage de langage qui corrobore le rêve et la réalité.

J'ai bien aimé.

   Anje   
12/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des quatrains, à rimes croisées bien senties pour la grande partie lyrique de ce poème, qui auraient peut-être mérité un interligne d'aération.
Une bien belle allégorie qui nous rappelle de garder les pieds sur terre pour ne pas être Gros-Jean comme devant ni subir le supplice de Tantale.
La chute sur les fesses est un adroit tour de main.
Bravo et merci pour le sourire.

   Cristale   
12/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah oui ! Diantre ! Ce verbiage a tout l'heur de me plaire. Un régal qui, fi de la prosodie que je chéris, a sustenté mon appétit gourmet d'originalité et de mots délectables.

À genoux devant ce ramage, j'en redemande et je prends tout, vous souhaitant un beau plumage et beaucoup de succès itou.

Un petit effort sur la versification et mon curseur aura la fièvre.

Cristale

   jfmoods   
13/1/2019
Au fil des 16 premiers vers, un vocabulaire soutenu brosse le portrait d'une femme admirée, désirée, qui prend un malin plaisir à doucher les attentes du locuteur séducteur.

Les 8 derniers vers trahissent l'immense frustration de l'homme (violence physique et verbale toutes relatives, passage du vouvoiement au tutoiement), avalisent sa reddition devant une proie décidément trop retorse.

"... tel est pris qui croyait prendre." (morale d'une fable de La Fontaine intitulée "Le Rat et l'Huître")

   LenineBosquet   
14/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, arrivé au 3/4 le poème part en sucette et on a le droit en prime à un dernier retournement de situation avec une chute sur les fesses. Et bien c'est drôle et réussi. J'aime le procédé.
Un peu de travail sur la prosodie et ça serait parfait.

   domi   
16/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un début de poème étourdissant de beauté.
Et puis soudain ce "Non, je déconne." qui m'a tellement interloquée par rapport à tout ce qui précède que je ne peux m'empêcher de le relier à l'écriture elle-même, et non seulement au sujet abordé..
Comme si c'était "trop" bien écrit, "trop" beau, et que l'auteur balayait tout son travail dans une autodérision (destructrice ?)...
je me fourvoie sans doute, mais c'est mon ressenti.


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