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Poésie néo-classique
marcelovic : II - Tourment d’angelet : l’ange égaré
 Publié le 11/05/09  -  6 commentaires  -  951 caractères  -  113 lectures    Autres textes du même auteur

L’histoire raconte que l’ange égaré
Face à une madone devint un athée.


II - Tourment d’angelet : l’ange égaré



Un des jours où la mer marie le ciel
Où l’horizon resplendit dans sa robe bleue
Un soleil radieux courait haut les cieux
Quand plume après plume j’effeuillais mes deux ailes

Un vent mélodieux allègre et distrait
Vint au loin porter mon sinistre plumet noir
Sous un manguier un vieillard indiscret
Son sitar à la main magnifiait mes déboires

L’histoire raconte que l’ange égaré
Face à une madone devint un athée
Et sous les rayons d’un soleil d’été
Partit avec elle par-dessus la marée

Quand un pareil soir l’angelet revint
La mer se mariait par un vent mélodieux
De ses ailes un nectar goût de vin
Coulait tant les cieux le trouvèrent tout odieux

Plume après plume mes ailes n’étaient plus
Le vieillard indiscret maintenant sommeillait
Demain à l’heure où la mer fait ses flux
J’irai vers la rive m’endormir à jamais


 
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   Anonyme   
11/5/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Trois détails me dérangent dans ce texte qui a son intérêt.
1) La longueur des vers: en étant mieux équilibrés, la lecture serait plus fluide. Par exemple: "Coulait tant les cieux le trouvèrent tout odieux" est trop long et l'emploi de l'adverbe "tout" alourdit le vers.
2) Des erreurs d'expression: pourquoi "UN athée"; "athée" est aussi adjectif, il serait plus coulant de dire "et devint athée".
3) le changement d'énonciateur:on débute à la première personne, à la troisième strophe, on passe à la troisième personne, et enfin, on revient à la première personne à la dernière strophe. Alors, qui parle dans ce texte, L'ange ou un narrateur extérieur?

Sinon, j'aime bien l'atmosphère colorée du texte, le vieillard indiscret (vieux sage?), la sitar, les manguiers...

   Garance   
11/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis sensible à cette poésie ; la nature mère, une alliance improbable- mariage de la terre (mer) et du ciel-, un homme qui tente de trouver sa place, tiraillé entre deux pôle.
L'expérience de l'homme n'est pas vaine, celle du poète non plus...il y aurait juste quelques petits ajustements à faire, mais dans ses imperfections la poésie me touche encore plus.
(j'aurais écrit les strophes 3 et 4 en italiques)

   xuanvincent   
11/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai apprécié le poème à partir de la troisième strophe, pour l'histoire de l'ange, moins les images des deux premières strophes.

   David   
14/5/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Marcelovic,

Il manque de la fluidité par endroit, il me semble que le ton choisi demanderait plus de rigueur, par exemple :

"De ses ailes un nectar goût de vin
Coulait tant les cieux le trouvèrent tout odieux"

"Demain à l’heure où la mer fait ses flux"

Ci-dessus, je trouve les constructions maladroites.

La troisième strophe avec un même son à la rime alourdit aussi, l'alternance est de pure forme. La toute première strophe a également des rimes embrassées, alors que le poème les garde suivies par ailleurs. Globalement la forme pèsent trop lourdement sur le fond.

   Anonyme   
14/5/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
J'aime bien la deuxième strophe.
Sinon le rythme est assez aléatoire, certaines tournures sont maladroites, "tout odieux"?
Mériterait quelques retouches à mon humble avis.

   Lariviere   
14/5/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Sur le fond, j'aime bien ce qui se dégage de ce poème. L'atmosphère est ressentie donc palpable donc écrite avec suffisament de savoir faire pour nous faire partager une petite diapositive de poésie. Le ton n'est pas moderne. C'est un choix assumé. J'ai d'ailleurs pris plasir au début à m'imaginer une scène antique mis en poèmes par quelque aède cousin d'Homère...

Sur la forme, je pense que certains vers seraient peut être à améliorer pour obtenir un résultat très satisfaisant...

Ce qui me semble améliorable :

Le quatrain en monorimes en "é" (quatrain 3). C'est peut êtreun gout personnel mais je trouve toujours difficile de jouer avec la légereté qu'occasionne la sonorité naïve de ce genre d'exercice.

Ensuite, je pense que les alexandrins (plus ou moins réguliers) auraient mieux servi ce poème au tempérament antique que des vers sans véritables métriques.

Plus précisément, les phrases qui me heurtent :

"Vint au loin porter mon sinistre plumet noir"... Je trouve ce vers trop long, surtout par rapoort au précedent. Ca pourrait être un vers de fin de quatrain.

"Face à une madone devint un athée"... Je pense que la syntaxe de la phrase peut s'améliorer. ...Dans "devint un athée", "un" est peut être de trop.

Il me semble aussi que le quatrième quatrain, même si les images sont très agréables, est un peu gaché par la "bancalité" du dernier vers : "Coulait tant les cieux le trouvèrent tout odieux"...

Voilà...

Reste de belles références et de belles images évocatrices :

"Où l’horizon resplendit dans sa robe bleue"
"Sous un manguier un vieillard indiscret
Son sitar à la main magnifiait mes déboires"

Alors,

J'espère que ces petites remarques pourront servir l'auteur. Ce sont leurs seules fonctions ici bas...

Au plaisir de te lire !


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