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Poésie libre
ristretto : Et puis...
 Publié le 10/05/09  -  11 commentaires  -  544 caractères  -  177 lectures    Autres textes du même auteur

Rupture.


Et puis...



Et puis ce fut silence.

Résonance vibrante où les mots agonisent.
Épuisés des tempêtes,
Délavés sous les déferlantes de larmes,
Gisent là, échoués,

Et puis ce fut néant.

Vide vertigineux où les corps gémissent.
En manque de peaux miroirs
Tremblent de ce face à face,
Esseulés.


Et puis ce fut glace.

Brûlante banquise où les cœurs cristallisent.




Et le temps se figea.




01/05/09


 
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   Menvussa   
10/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème joliment tourné et singulièrement pertinent, incisif, vrai.

   Anonyme   
10/5/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beau Travail!
Belle progression du silence au néant, du néant à la glace.
Personnification des mots au vers 2, hyperboles de flot lacrymal au vers 4, oxymore à l'avant-dernier vers, avec allitération.
Efficace recherche lexical pour traduire cette glaciation., ce passage de la vie à l'inerte.

juste une remarque : l'absence de déterminant à "silence", "néant" et "glace" me gêne un peu. Mais je ne doute pas que cela soit voulu.

Pour ce travail clair, limpide, et vraiment poétique, je mets un "très bien"

   Pandora   
10/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Et bien, je ne suis pas resté de glace face à cette très jolie poésie. Au contraire, je ne demande qu'à fondre en esquissant le souhait de quelques vers de plus.

Remarquable travail sur la maîtrise des mots.

Au plaisir,

Pandora.

   Anonyme   
10/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce Et puis revient et s'en va merveilleusement dans cette poésie concise, efficace, douce mais musclée. J'aime quand les mots prennent chair.

   Luz   
10/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très bien. Juste un truc qui me chiffonne un peu : la glace vient après le néant, c'est impossible en physique... mais là on est en poésie, et de la très belle, alors finalement tout va bien.

   nico84   
10/5/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce "et puis" est bien trouvé pour tout résumer objectivement, sans sentiments et émotions.

J'ai bloqué sur "peaux miroirs" . J'ai aimé "brulante banquise"
Il y a des belles choses mais encore une fois, je sens que tu pourrais aller un peu plus loin.

J'aurais aimé davantage être emporté, comprendre ce que tu voulais dire.

Le silence, le néant, la glace et tout se fige.

Je comprends mais j'aurais aimé une atmosphére chére ristretto.
Merci quand même pour ce poème.

   Marquisard   
10/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Au bal chez les anges
Nous irons danser
Ailes enlacées
Sur des airs étranges [...]"

Mais je vais peut-être chercher un peu loin... en tout cas, bref et intense, bravo.

   David   
11/5/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Ristretto,

Il y a de bonnes choses comme ce gimmick du "et puis... " ça renvoit un peu à épuiser, ou bien à une suite, une contradiction avec la fin et son "Et le temps se figea.". Le temps s'en fout bien sûr, et même le poème a l'air de le savoir mieux que les mots qu'il porte, mais il le dit au début, comme pour être sûr.

Bon c'est peut être moi qui brode, mais le poème à l'envers est bien plus réaliste, le temps qui se fige,, c'est une impression dû à la rupture, pas une réalité partagée avec les alentours, le drâme, ça serait le "et puis... " mais en chute, pas en pont de départ.

J'aurais plutôt vu que les "mots (...) gémissent là, échoués" et que les "corps gisent. En manque de peaux miroirs" pour garder les ise en fin de vers. Et d'ailleurs le duo mots/corps, en transparence, ça fait bien ressortir un troisième mot, absent du poème, mais seulement physiquement, mort, qui découle aussi de la série des ise : agonisent, gisent gémissent et banquise, cristalise, le froid et le minéral, c'est pas loin non plus de l'idée.

Le poème tel qu'il est ordonné, il invite dans son abime : "Venez, on va se pendre en rime !" alors que dans l'autre sens, il en reviendrait en disant : "c'est toujours aussi drôle là-bas, j'en ai fait une ballade, et puis... "

   Anonyme   
5/5/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Et voilà ça vient de là, ça vient des entrailles.
c'est beau, c'est puissant, cinglant, ça vibre dans la poitrine. Voilà, c'est liquide, c'est la peau, c'est le cœur.

Heureuse d'avoir lu un tel poème.

   Brume   
27/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ristretto

La souffrance résonne à l'intérieur. Les expressions évoquent bien le refoulement de ce sentiment. Les vers sont bien choisis pour désigner cette violence silencieuse mais destructrice.

Vos mots sont percutants, incisifs, et aussi très beaux.

   Proseuse   
27/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci pour ce bel instant de poésie et merci à Brume d'avoir fait remonté ce texte un peu en surface !
j' ai beaucoup aimé vous lire , tout va ici à l' essentiel avec beauté, intensité et justesse d' émotions ! Bravo!


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