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Poésie néo-classique
marcelovic : Le poète et le divin
 Publié le 21/06/09  -  4 commentaires  -  3398 caractères  -  74 lectures    Autres textes du même auteur

Et je demeurai coi
ma plume entre les doigts
songeant quel fameux poète
était Le Divin.


Le poète et le divin



Un triste matin d’automne,
sous un ciel pâlissant,
j’ai ouvert ma fenêtre
sur ce monde incohérent
où de parfaits mécréants
font de glorieux monarques.

Et malgré sa beauté, son côté fascinant,
malgré la luxure, enivrantes voluptés,
malgré les amours, les regards coquets,
j’ai clos mes volets et pleuré dans l’âme.

Le Dieu de bonté, justice et miséricorde,
celui-là qui enfanta Passion et Perfection
me fit une plume ainsi qu’un parchemin
où je lus en lettres d’or :

Absous donc tes larmes !
Moi qui règne en tous lieux et de toute éternité,
qui fais en pleines ténèbres s’illuminer les astres,
Je t’ai tout conçu et longtemps observé,
écouté chanter et trop te lamenter.

Enfant, tu priais n’étant un angelet.
Tu jeûnes, m’adores et loues quand je te sais heureux.
Et crois-tu quand tu pleures te cacher à mes yeux,
Moi qui t’ai moulu et fait de chair faible,
l’esprit supérieur et l’âme éternelle ?

Crois-tu qu’il fut jamais rien que j’ignore
des cieux jusqu’aux abysses, dans la faune ou la flore ?
Serait-il quelque part un quelconque mystère
qui en Moi ne réclame son père et son repère ?

Dans la lumière aveuglante, dans le noir palpable
Je suis la toute-puissance qui écrit chaque fable.
Tu es resté de marbre face à l’adversité.
Aussi t’ai-Je élu dans la diversité.

Salomon eut de moi sagesse et opulence
Je t’offre selon ton gré l’ascendance sur toute science.
La clairvoyance, le verbe, la culture, l’intelligence.

Je te fais poète comme je fis les anges.
Je te fais artiste incompris et étrange.
Car le monde tant prise ce curieux mélange
de ce qui vient d’ailleurs et ce qui dérange.

De ton art, en toute ère, on se délectera.
Tu seras célébré partout où tu iras ;
autant par l’esclave que par le puissant roi.
Tous autant de disciples pour observer tes lois.

Le docte s’inclinera quand tu lèveras la plume.
Tu auras ce renom que tant ont eu posthume.

Il est passé ces lustres où tu courais les rues
vivant de tes amis, d’aumône et de vertus.
Mi-prélat mi-rustre, pieds nus et mal vêtu,
tu marchais accablé où tant avaient couru.

Quand tu diras la messe, les âmes y accourront.
Tu feras des écoles où elles se nourriront.
Dis-leur ne péchez point, elles s’y évertueront.
Pleure quand elles pleurent, ris quand elles riront.

Je te ferai mes yeux, ma bouche et mon bras
car Je suis trinité, trinité tu seras !

Sur Pierre le Christ bâtit mon église.
Tu quoque filli, sustine y abstine.
Noscantum poetae, fiunt oratores
In medio stat virtus.
Intelligenti pauca.
Ite missa est.
Vive valeque.

Et je demeurai coi
ma plume entre les doigts
songeant quel fameux poète
était Le Divin.



Traduction des parties en latin :

Sur Pierre le Christ bâtit mon église.
Toi aussi mon fils, supporte et abstiens-toi.
On naît poète, on devient orateur
Au milieu, il y a la vertu
À l'intelligent, peu suffit
Allez, la messe est dite
Vis et sois heureux.



 
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   cris   
21/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
bjr
Plusieurs lectures et peut etre plusieurs commentaires me semblent nécessaire.
Pour le premier : je demeure coi moi aussi.
Pour le deuxième: Ce texte est tres riche en images et propositions de réflexions. J'aime l'intelligence de l'écrit. Le divin celui qui n'est pas orné du titre d'une foi je le comprends. C'est la "résidence principale de l'art". Par contre "...Pierre le christ batit une église" rétrécit ou oriente ma réflexion. A suivre, je retourne réflechir.

   FIACRE   
22/6/2009
Je crains que le terme " luxure " ne soit pas employé dans le sens premier confondu avec richesse ?
Pour le reste je suis peu sensible au " divin ".

   Anonyme   
24/6/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour marcelovic

Et Amen!

Bon je ne suis pas fan je te le dis tout de suite. Mais il y a deux trois bonnes images.
J'aime pas trop le côté... le côté divin. Même si je dois reconnaitre que tu t'emploies à le faire dans le bon ton.
Les échos et les rimes sont fluides, le rythme... le rythme est divin, j'ai eu l'impression d'aller à la messe...

Je pense aussi qu'il y a plusieurs interprétations possibles, de l'innocente à la fouteuse de ... hum...

Quel comique aussi finalement ce divin poète...

Sinon j'ai des images peu originales. Dommage.
Sauf ça :
Je te fais poète comme je fis les anges.
Je te fais artiste incompris et étrange.
Car le monde tant prise ce curieux mélange
de ce qui vient d’ailleurs et ce qui dérange.

Que j'aime assez finalement par rapport au reste.

Bon alors l'or et la myrrhe se sera pour plus tard.
Je suis curieuse de lire autre chose de toi.

Désolée.

   Anonyme   
2/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ressens la poésie comme je la lis. Je ne suis guère experte. Mais j'ai bien apprécié ce long poème sur le Divin. Athées et croyants peuvent y trouver à redire, mais j'ai bien apprécié l'étude de ce poète.


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