|
|
|
| BlaseSaintLuc
1/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
|
? l'olivier gris de poussière ?
psaume , l'amentations, mur ... ok je vois si je rajoute 3 voix , j'ai une petite idée de l'endroit , peut-être un mur *occidental... la pierre noire de kabaa est zelle celle qui murmur au vent? l'adhan étant l'appel de la priére on y est mais la cloche dans les tours c'est plutot chrétien . ce que confirme la formule "premiére foi" "Inspire les longs parcours," allusion aux divers pélerinages ... je ne comprend pas : ni "Dans le silence, la terre Fait vaciller les cœurs lourds, L'olivier gris de poussière." ni "Et lorsque le doute enserre, Trois voix traversent les cours, La pierre que l’on vénère, L'olivier gris de poussière." Bon à la limite, je veux bien voir la paix quelque peu malmené dans la méthaphore de l'olivier ... Il y a un rythme et une musique, mais je ne sais pas le message des paroles. Je me fourvoie peut-être, aurais compris les trois voies au lieu des trois voix. Il ne s'agirait que d'une religion à la sainte Trinité ... Perplexe quant au message. |
| LeChevalier
2/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
|
Ceci est une villanelle, forme inventée au XIXe s. Le 1er et le 3e vers du premier tercet fonctionnent comme des refrains qu'on alterne dans les tercets suivants et qu'on juxtapose dans le quatrain final. La forme est parfaitement bien respectée : heptasyllabe, cinq tercets, refrains à rime féminine. Cette forme a été utilisé en français pour des poèmes satiriques, mais elle est très célèbre chez les anglophones qui en ont fait des poèmes tels que "Do not go gentle into that good night".
Si la forme est parfaite, je n'en dirais malheureusement pas autant de la syntaxe. Dès le premier tercet, la phrase me semble insatisfaisante : que vient faire l'olivier ici ? Le deuxième tercet aussi ne me paraît pas être une phrase correctement formée : est-ce à dire que le mur, c'est la pierre qu'on vénère ? Serait-on en train de comparer le Mur des lamentations à la pierre noire de la Mecque ? Cela pourrait justifier l'emploi du mot « psaume ». Dans les quatrième et cinquième tercets, les refrains sont mal intégrés eux aussi. Avec tant de phrases qui ne me paraissent pas défendanbles, je dois quand même dire quelque chose à propos du sens du texte. Apparemment on cherche à dire que les trois grandes religions monothéistes sont un peu la même chose : le judaïsme représenté par le Mur des lamentations, l'islam par la pierre noire de la Mecque, le clocher pour le christianisme. Mais que vient faire l'olivier dans tout cela ? Et pourquoi est-il « gris de poussière » ? En conclusion, je trouve que la forme est bien appropriée pour exprimer les rondes incessantes autour de la pierre noire de la Mecque. A part cela, je trouve qu'il y a trois de maladresses syntaxiques, motivées uniquement par le souci de respecter le retour des refrains. |
| Passant75
4/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
|
Quand on cite Karl Marx, encore faut-il ne pas tronquer sa pensée. L'exergue s'interrompt avant la formule : « La religion est l'opium du peuple », qui en nuance pourtant la portée en rappelant que, pour Marx, si la religion peut être une consolation, elle est surtout une aliénation. Ce choix oriente d'emblée la lecture vers une vision essentiellement apaisée du fait religieux.
Le poème, construit sur une forme à refrains alternés, semble s’inspirer du pantoum. Les images, ainsi que le titre, suggèrent ls trois religions monothéistes, mais ne les fait pas dialoguer, mais plutôt fusionner. Quel optimisme ! Si la pierre (peut-être la pierre noire de La Mecque) et l’Adhan font penser à l’Islam, la cloche au christianisme et le psaume et le mur au judaïsme, l’olivier paraît commun aux trois grandes religions. Cela étant, le texte reste assez ouvert, ce qui autoriserait d’autres interprétations. Sur la forme, la musicalité certaine peut conduire à une sorte de méditation, mais l’oubli de la citation complète de Marx en atténue, du moins pour ma part, la finalité. Le flou dans lequel baigne le poème m’empêche d’y adhérer complètement. |
| Polza
14/7/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
|
Décidément, la ou les religions inspirent nos poètes ces derniers jours !
Si je ne critique pas la forme, puisque c’est celle que vous avez choisie, le fond ne m’a guère convaincu, ce poème m’a plutôt laissé de marbre comme la pierre, que l’on vénère ou pas… Déjà, perso, je n’aurais pas choisi cette citation de Karl Marx, je trouve qu’elle ne va pas avec votre poème… « La pierre que l’on vénère Au vent murmure toujours, L’olivier gris de poussière. » Jusqu’ici tout va bien ! Je ne sais pas si c’est l’effet voulu, mais « L’olivier gris de poussière » me fait penser à la paix (l’un des symboles de l’olivier) vacillante, peut-être à cause des guerres de religion… « Mur où erre la prière, Psaume lent aux alentours, La pierre que l’on vénère. » J’ai trouvé affreux le « Mur où erre la prière », j’ai bien vu que c’était proposé en néo, mais le « Murouè » ne sonne pas bien à mes oreilles… « À l’Adhan, la cloche fière, Appels des sublimes tours, L’olivier gris de poussière. » C’est peut-être le passage que j’ai le moins compris, de quelle cloche s’agit-il ? L’appel de la prière est fait par le muezzin en haut de son minaret, d’où vient cette cloche fière ? « Appels des sublimes tours » Je pense que vous voulez parler des tours du minaret, mais je trouve que dans ce passage, associer l’Adhan et tours pourrait prêter à confusion et faire penser aux tours jumelles du World Trade Center… « L’amour de la foi première Inspire les longs parcours, La pierre que l’on vénère. Dans le silence, la terre Fait vaciller les cœurs lourds, L’olivier gris de poussière. Et lorsque le doute enserre, Trois voix traversent les cours, La pierre que l’on vénère, L’olivier gris de poussière. » Je ne comprends pas bien où vous voulez m’emmener, je suis vraiment désolé. Les trois voix représentent quoi ? Trois religions différentes ? La forme choisie, la villanelle (forme fixée par Jean Passerat dans son poème intitulé « J’ai perdu ma tourterelle » est bel et bien respectée, mais elle n’était peut-être pas appropriée pour aborder un tel sujet… Enfin, bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas trop aimé et j’en suis sincèrement désolé pour vous… |
| Ramana
14/7/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
|
Je ne sais pas si Karl Marx est le mieux placé pour s'aider à comprendre ce qu'est le tronc commun des trois religions monothéistes. Pour cela, il vaut mieux se référer à René Guénon ou Fritjof Schuon, dont les analyses sont bien plus profondes en la matière, Marx ne disséquant que des effets sociologiques, qui n'en sont que les plus contingents, aussi poussées que soient ses analyses.
Même si l'objet n'était pas d'aller "au fond des choses", je trouve ce texte un peu "décousu" ; on a du mal à comprendre réellement l'intention que vous avez voulu exprimer. |
| Provencao
14/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
|
Bonjour marcolev,
"Mur où erre la prière, Psaume lent aux alentours, La pierre que l’on vénère. À l’Adhan, la cloche fière, Appels des sublimes tours, L'olivier gris de poussière." Plusieurs lectures de ce passage qui pour moi se consigne dans l’héritage de douaires idolatrés, pour méditer sur les possibles de votre poésie. Une belle ascèse où le recueillement prend sens en ces Trois voix. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Cristale
14/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
|
Bonjour Marcolev,
Je peux dire que vous n'avez pas choisi la facilité en quittant vos pantoufles confortables pour enfiler des chaussures à clous. Petit intermède pour encourager les courageux du concours et les commentateurs :) Vous avez décidé de poétiser sur une forme extrêmement difficile et c'est tout à votre honneur. Je ne connais qu'une villanelle, célèbre, qui soit, oserais-je dire sans me faire lyncher, presque réussie. Rien ne l'étant jamais vraiment tout à fait. Juste un tout petit truc, entre nous, n'hésitez pas à pratiquer la chasse aux hiatus ("où erre" par exemple) pour franchir le seuil de la catégorie sans son petit néo devant ^^ Quant à la citation en avant propos, je m'en fiche, je ne regarde jamais cette ligne car elle prête bien souvent à confusion au regard du récit. Si la structure de la villanelle semble légère, elle n'en est pas moins complexe à broder. Vos rimes sont réussies quant à elles, variées en genre et en nombre, ce qui est un exploit pour dix neuf vers sur 2 rimes seulement et sans aucune erreur d'alternance. C'est très très bien, bravo ! L'heptasyllabe, mètre également difficile à tenir dans la longueur, danse parfaitement sur votre ouvrage. Il est vrai que le propos mériterait un peu plus de souplesse afin d'en facilité la compréhension mais, tout vient à point au courageux qui fait ses gammes pour améliorer son chant. Bravo ! Avec mes encouragements les plus sincères. Cristale |




