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Poésie libre
margueritec : Pour une amie qui s'inquiète de notre silence
 Publié le 14/10/17  -  19 commentaires  -  381 caractères  -  386 lectures    Autres textes du même auteur

Quand le silence poétique trouble les amis...


Pour une amie qui s'inquiète de notre silence



les mots sont comme le vent
ils passent
se posent
disparaissent parfois

nos mains
si fébriles parfois
se couvrent de silence
l'esprit s'abreuve
de vide

voilà le vertige recommence

sans le savoir
parfois
les mots reviennent
papillons de la mémoire
se poser
sur les sillons de notre chant


 
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   Provencao   
2/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème se tient sous la forme de la poésie libre.
Un bons sens du rythme, un texte de bonne facture, je trouve.
Des vers apposés d'une minuscule, portés par le mot, sans césure, comme pour continuer l'histoire sans creuser le silence:
" nos mains
si fébriles parfois
se couvrent de silence
l'esprit s'abreuve
de vide"

"les mots sont comme le vent
ils passent
se posent
disparaissent parfois"

Passer, se poser et disparaître, j'en ai aimé la pénibilité rencontrée, laissant place à un rapport temps, sans présence....comme si les mots étaient ce qu'ils ne sont plus.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   socque   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je comprends l'idée dans la répétition de "parfois", mais la trouve en l'occurrence dommageable, l'insistance manquant de subtilité dans un texte aussi court à mon avis.

Sinon, j'ai plutôt aimé cette déclinaison d'un thème largement éculé, je l'ai trouvée simple et sensible, et l'image des mains qui se couvrent de silence, c'est pile ça à mon avis !

Le dernier paragraphe brise un tantinet l'ambiance à mon sens, je trouve un poil grandiloquents les mots en papillons de la mémoire et les sillons de "notre" chant. Je ne sais pas, pourquoi cette première personne du pluriel ? Pour moi, c'est assez artificiel et là aussi casse quelque peu la simplicité. J'aurais sans doute préféré quelque chose d'impersonnel, mais c'est mon problème.

   Damy   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quand la muse fait défaut, parfois, nous craignons le silence pour toujours, quand elle revient, parfois, elle est comme semence dans le sillon de toujours.

J'aime la sobriété et la profondeur de ce poème d'où, selon mon sentiment, émane la grande fragilité de l'incertitude avec ce simple mot répété à chaque strophe: "parfois". Il m'émeut comme m'émeut le mot "vertige" dans: "voilà le vertige recommence". J'ai l'impression de l'éprouver moi aussi dans les mêmes circonstances.

Merci pour le plaisir de cette lecture.

   myndie   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour margueritec,

entièrement d'accord avec Damy. Tout est dit.
Je crois que nous serons nombreux à nous reconnaître dans ton poème qui résume bien cet état d'attente angoissée, de questionnement sur soi-même, puis ce "vertige" qui "recommence"... (je parle moi-même d'exaltation). Du grain à moudre s'il l'on ouvrait une énième discussion sur le "pourquoi écrire?".
Ton poème est fort parce qu'il est court et qu'il exprime avec justesse et de manière synthétique les émotions de l'écrivant.

merci pour ce partage

myndie

   Marite   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Avec une construction différente où le mot "Parfois" introduirait chaque strophe, ce poème, exprimant de si belle manière l'inquiétude et le manque de contact avec cette amie, m'aurait touchée davantage.
Parfois
les mots sont comme le vent ...

Parfois
nos mains ...

Parfois
sans le savoir ...

   Robot   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ne changez rien. Ce texte sur le silence poétique, autrement dit sur l'absence de la muse qui vagabonde entre réserve et inspiration, aborde le thème sans excès d'éloquence avec des mots simples mais qui justement donnent de la force à la poésie.

   papipoete   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour margueritec,
" les mots passent, se posent, s'envolent " et le silence s'installe ...
NB c'est court mais concis, et je regarde plus que je ne lis vos lignes ; je songe à un oiseau pris au filet, qui retrouve par la main ouverte de son chasseur, la liberté .
la dernière strophe est lumineuse !

   Anonyme   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" l'esprit s'abreuve
de vide " voilà une belle image qui illustre bien cette absence d'inspiration pour l'artiste quel qu'il soit, poète, peintre, musicien...

Une poésie emplie de douceur.

J'aurais à signaler une pécadille : ces deux "parfois "qui se suivent de près.

   Anonyme   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Margueritec,

Lorsque vous commencez par Les mots sont comme le vent, je ne m’attends pas à ce que vous poursuiviez par un truisme : ils passent/ils se posent/disparaissent parfois. Pourquoi développer par des poncifs le premier vers qui en était déjà un ? Attention, le mot poncif n’est pas un gros mot, il peut être utilisé pour justement être contourné.

En survolant la géographie de votre texte, je vois LIBRE et COURT. Une forme où l’économie de mots doit me péter à la figure, où une idée force doit nourrir la brièveté. Lorsque je lis Papillons de la mémoire, une image immédiate se forme dans mon esprit or, plus une image est rapide, plus elle est un poncif. Ici je suis donc déçu qu’on ait déjà détruit ce merveilleux trope qu’est la métaphore, par son dévoilement anticipé. En nous expliquant qu’il s’agit des mots qui reviennent », vous affadissez encore davantage le lieu commun des papillons, vous transformez votre métaphore en comparaison, soit le plus faible des tropes poétiques, vous infantilisez vos lecteurs de peur qu’ils ne vous comprennent pas.
Idem pour les sillons de notre chant qui tournent un peu à vide.

Si on cherche des lecteurs rapides, et on l’est tous à un moment ou à un autre, alors oui, vive les comparaisons ; si on cherche au contraire des lecteurs exigeants, et on l’est tous parfois à un moment ou à un autre, alors fouillons un peu les tropes plus relevés.

Désolé, ce texte ne parvient pas à me surprendre. Il dit en beaucoup de mots des idées simples, tout le contraire de ce que doit représenter à mes yeux la poésie libre et courte.

Cordialement

Ludi

   leni   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est beau et d'une simplicité remarquable Les mots se font l'écho de la pensée

les mots sont comme le vent
ils passent
se posent
disparaissent parfois

Et cette finale magnifique
sans le savoir
parfois
les mots reviennent
papillons de la mémoire
se poser
sur les sillons de notre chant

très beau MERCI Salut cordial LENI

   Ananas   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour margueritec

J'ai lu votre poème souvent, en EL.

Pour moi, je suis devant un mot qu'on envoie à une amie pour la rassurer quand elle vous dit : tu m'appelles plus, tu m'aimes plus ou quoi...?

La répétition de parfois sur un format aussi court me dérange, à si peu de distance l'un de l'autre.

Finalement, je trouve les expressions trop orales dans l'ensemble, le voilà me semble tout à fait convenir à une conversation, il me semble déplacé sur un poème.

Je vois bien l'ensemble finir par : et tu feras toujours partie de moi (ou de ma vie peu importe)...

Votre oeuvre me semble encore manquer de valeur poétique, au sens où j'entends la poésie.
Vous utilisez peu de figures stylistiques ou d'images que je puisse raccorder à des correspondances qui me parlent.

Même si on voit bien où vous voulez en venir et à qui vous vous adressez, je trouve que ça manque d'engagement, et de profondeur, même si quelques images (les papillons de la mémoire et les sillons de notre chant) viennent sauver le tout.

Désolée, je suis mauvaise cliente pour ce genre d'oeuvres, avec mes excuses margueritec, une prochaine fois, surement !

Bonne continuation

   Anonyme   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un bien joli texte, évoquant l'écriture, l'inspiration, le silence (du moins je crois).

Pourquoi écrit-on ?
Pourquoi n'écrit-on plus ?
Pourquoi rompre le silence ?

J'aime beaucoup la dernière strophe :

"sans le savoir
parfois
les mots reviennent
papillons de la mémoire
se poser
sur les sillons de notre chant"

J'aime moins :

"voilà le vertige recommence"

Merci pour ce partage

   Anonyme   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai fait plusieurs lectures de votre écrit,
je suis sans doute passé à côté, mais je n'arrive pas,
à saisir une émotion, et n'y trouver qu'un soupçon de
poésie.

C'est par petites touches comme :
"les mots sont comme le vent" - "sur les sillons de notre chant"

Pour moi, ce poème manque de profondeur, de force, je dirai qu'il n'est pas assez "lumineux", il est trop "terre à terre".

   Anonyme   
15/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Au contraire du silence qui pèse 'parfois', le poème est aérien.
Le peu de mots qui le compose renvoie à l’absence et donne sa cohérence au texte.
Merci à vous

   Cat   
15/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Margueritec,

Il a un souffle que j'entends dans vos mots.
C'est léger et lourd en même temps, comme le silence, comme un papillon posé sur l'absence.

"les papillons de la mémoire se poser sur les sillons de notre chant".

C'est simple, beau et efficace.

Merci


Cat

   jfmoods   
15/10/2017
L'entête ("Quand le silence poétique trouble les amis...") met en évidence une connivence particulière que le titre ("Pour une amie qui s'inquiète de notre silence") ne suggérait pas immédiatement. Cette connivence, qui est celle de l'écriture, explique le recours au poème-lettre. La métonymie assortie d'un possessif ("nos mains") institue le langage comme point de jonction, de convivialité entre expéditrice et destinatrice.

Le thème du texte est l"inspiration poétique (métaphore : "les sillons de notre chant") et sa volatilité.

Par un jeu d'assimilations, le spectacle de la nature, qui ouvre et clôt le poème, sert de point d'appui à l'argumentation (comparaison : "comme le vent", métaphore : "les papillons de la mémoire").

L'occurrence de l'adverbe de fréquence ("parfois") met en exergue les trois étapes d'un cycle : l'intensité du travail de création ("si fébriles"), la désertion de l'inspiration (gradation : "se posent / disparaissent") et le réinvestissement impromptu des mots (présentatif : "voilà", verbes réduplicatifs : "reviennent se poser", "le vertige recommence").

Être en poésie, c'est se trouver dans l'impuissance de contrôler un flux qui nous va vous envahir (paradoxe : "l'esprit s'abreuve de vide", complément de manière : "sans le savoir") aussi mystérieusement qu'il va se retirer de vous (verbe pronominal à sens passif : "nos mains / se couvrent de silence").

Merci pour ce partage !

   Louis   
18/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème rend bien compte, avec lucidité et sensibilité, de l’expérience souvent faite de notre rapport au langage.

Le premier vers : « Les mots sont comme le vent » dément des croyances en nous bien ancrées.
Nous nous croyons maîtres des mots, leur sujet et souverain ; nous croyons que notre parole nous obéit, qu’elle est soumise à notre volonté, à notre « vouloir dire » ; notre esprit, croyons-nous, saurait faire appel aux mots, dociles et soumis, pour communiquer ce qu’il a à dire.
Ces croyances se révèlent, à l’expérience, très illusoires.
Les mots viennent quand ils le veulent, et non quand « je » le veux.
Comme le vent, ils sont de passage ( les mots, ce n’est pas « que du vent », mais sont « comme le vent ») :
« ils passent
se posent
disparaissent parfois »

De passage, ils ne viennent donc pas du « moi » sujet, qui n’est pas l’origine des mots ( du vocabulaire ; de son choix ; de l’ arrangement et combinaison des termes qui fait sens) mais un lieu que traverse le langage, avec des mots dont on ne sait d’où ils viennent, dont on ne sait où ils vont, juste qu’ils « disparaissent ».

Les mots ainsi semblent autonomes par rapport au « moi » ; indisciplinés et rebelles, ils semblent avoir leur vie propre.

Le passage des mots est un « vol » ; oiseaux de vent, les mots « se posent », suspendent leur envolée pour un laisser dire. Ils ne sont pas attrapés au vol, pas pris dans les filets d’un moi chasseur, ils « se posent » selon les obscures décisions de leurs caprices.

Les mots viennent, toujours comme le vent, dans un souffle. Que l’on dira « souffle créateur », que l’on dira « inspiration ».
Ces visiteurs de l’esprit s’invitent quand ils veulent, sont absents quand on les attend, sonnent à la porte à des moments inattendus.

« Nos mains
si fébriles parfois
se couvrent de silence »
Quand les mots sont absents, ils laissent les mains vides, sans rien à offrir à un auditeur, ou à un lecteur.
« les mains » peuvent désigner un ensemble de feuilles de papier à écrire (vingt-cinq feuilles, vingtième partie d’une rame de papier), mais aussi les mains, celles de l’affairement, celles susceptibles de se mettre à l’ouvrage, elles « se couvrent de silence ». Les mains sont disponibles, prêtes à se mettre à l’œuvre, mais elles n’ont rien à se mettre sous la… main. Juste le silence à prendre en main.

Les mains couvertes de silence brassent alors du vent. Le silence n’est pas l’absence de mots, c’est le creux laissé par les mots en leur absence. C’est leur absence là où ils étaient attendus.
Et sans mots sous la main, l’esprit n’est rien, « il s’abreuve de vide ». L’esprit n’a pas la main, quand la main est silencieuse. L’esprit n’est esprit, il n’est conscience et pensée que lorsqu’il se remplit de mots. Les mots ou bien le vide. La pensée sans les mots n’est que du vide.

Et puis, « voilà le vertige recommence ». C’est le constat d’un processus que l’on n’a pas provoqué. Le « vertige » est là, c’est ce que l’on peut constater. Sans savoir pourquoi ni comment, le tourbillon des mots reprend, et l’exaltation qui s’en suit. Dans cette ivresse, l’esprit ne s’abreuve plus du vide, mas des mots qui ont pris sa place.
Après leur éclipse, « les mots reviennent ». Rien pourtant ne commande à leur départ comme à leur retour.
Ils reviennent, « papillons de la mémoire ».
L’expression est équivoque, mais semble signifier que les mots ne reviennent pas à vide, même s’ils prennent la place du vide, mais reviennent porteurs de souvenirs, porteurs de vie vécue, vie retenue contre le temps qui passe et réduit tout au vide ou au néant.
Ils viennent se poser, ces « papillons », « sur les sillons de notre chant ».
Le dernier vers est construit sur des homonymies, qui pluralisent le sens et engendre une riche polysémie.
« Chant » peut s’entendre comme « champ » : les sillons de notre champ sont alors les traces que nous laissons dans la vie perceptibles par les autres ; le sillage que laisse notre passage ; les lignes de vie où viennent papillonner les mots pour une écriture ; les chemins creusés dans le sol de l’existence, celle que l’on cultive.

« Chant » peut s’entendre comme une voix, personnelle et poétique. Non plus la voie suivie, mais la voix expressive.
Le « sillon » se comprend alors au sens d’une rainure tracée sur un disque audio, ou, métaphoriquement, la marque tracée sur un support matériel.
Le sillon est cette matrice, ce tracé, ce sens qui précède les mots, et sur laquelle les mots viennent se « poser » et prendre place.
La voix vient s’inscrire dans la voie.

Le poème rend ainsi compte de cette expérience pour laquelle les mots ne nous sont pas entièrement subordonnés, et leur sommes, nous, plutôt assujettis. Le poème, pour être écrit, montre pourtant une maîtrise des mots et du langage. Les mots ont su dans le poème dire combien ils sont volatils, indociles, capricieux, non sans maîtrise d’un vouloir dire.
Ce paradoxe amène à nuancer le contenu du poème.

Merci Margueritec

   Alcyon   
26/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour

un poème tout en finesse
à lire et relire à son gré
pour en saisir toutes les subtilités

bravo et merci pour ce partage

   margueritec   
27/10/2017


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