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Poésie contemporaine
marin : Borée
 Publié le 11/10/17  -  7 commentaires  -  1166 caractères  -  88 lectures    Autres textes du même auteur

C'est le diable qui murmure...


Borée



C'est le diable qui murmure, a-t-on dit,
Satan sous son ombrage. Il a ri.
C'est la lézarde sur le mur d'un monde,
le rire d'un enfant pas sage, une ronde.
Non, c'est autre chose qui est plus subtil, une danse
de salon dansée sous les mandariniers, la chance
de pouvoir vivre une aventure, dit-il, innocent
comme un démon, saoul de détails oubliés ou naissants.

Mais alors... Je suis, dit-il, et c'est suffisant.

Je suis un ouragan, capitaine, orageux,
le Dieu d'un ciel sans étoiles, le mauvais temps
qu'on aperçoit aux pâles célébrations d'hiver,
le bateau qui passe sous la pluie qui tombe
et qui précède, joyeux, les alizés soufflant
des mers de l'est, froid venant mourir à terre.
Je suis le souffle du vent, le ciel nuageux
des naufragés ne sachant pas encore la peur,
puis la mort, puis l'oubli, l'âme poussée par le vent,
le Dieu des proies qui se tordent sous les trombes
tombant des cieux d'un gris orage sans couleurs
plus ternes au monde. Et je suis l'impatient...

Mais alors... Je suis, dit-il, et c'est suffisant.


 
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   Ramana   
26/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Borée, c'est un village de l’Ardèche, ou bien Borée c'est un personnage de la mythologie grecque qui personnifie le vent du nord (Wikipédia). Vu le thème de votre poème, c'est plutôt la deuxième version qui est la bonne. Ici, pas question de culpabiliser le diable, puisque c'est sa nature d'être le diable.
J'exprime ce que je suis et voilà, je ne peux pas être autre que ce que je suis. Et même, si je n'existais pas, que serait le monde sinon une vaste plaine sans aucun relief...
Le diable dit : "je suis" ; mais Dieu, qui a créé le monde avec son diable indispensable, dit : "je suis celui qui suis", assertion certes plus fondamentale que la première.
Votre texte me semble relever d'une réelle inspiration, les images sont poétiques, mais votre sujet me parait un peu trop énigmatique et je ne sais si mon interprétation en est vraiment la bonne. Une fois vos fautes d'orthographe et de grammaire corrigées, ce texte restera agréable à lire.

   fried   
11/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Diable de vent du nord qui annonce le mauvais temps ou l'hiver. Quelque fois il hésite et repart de plus Belle.
Le poème est construit comme un parcourt, comme "voyager est pour moi être hurlant" .
Cette fois le sujet du poème prend la parole et clame je suis...
Merci pour le voyage et les fortes images évoquées.

   Anomel   
12/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonsoir Marin,

Je trouve que votre poème est construit sans rythmique.

Des tournures qui sonnent un peu lourd, je pense à " d'un enfant pas sages [...]" ou encore "c'est autre chose qui est plus subtil [...]". Le pronom relatif "qui" n'est pas tellement nécessaire, surtout qu'il te force à réutiliser l’auxiliaire "être". Cet auxiliaire est un tue-le-rythme. Quelque chose du genre " Non, c'est autre chose, de plus subtil, une ronde" passerait mieux. Le vers "le bateau qui passe sous la pluie qui tombe" me gêne également ; la répétition du "qui" plombe le rythme.

Il y a trop d'images qui se recoupent, certaines belles d'autres moins. J'imagine que c'est voulu, tant d'images pour dire une seule et même chose, tant de métaphores qui se succèdent comme balayées par le vent, pour à la suite écrire "je suis, dit-il, et c'est suffisant"

La construction du poème est intéressante ; le sujet est d'abord défini dans la première strophe avec un pronom démonstratif (c') puis dans la troisième avec un pronom personnel (je). Cela crée une nouvelle perspective qui redonne - pardonnez-moi le jeu de mot - un nouveau souffle au poème.

Au plaisir de vous relire,

Anomel

   Robot   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je trouve que l'évocation de ce vent froid du nord est assez bien rendue par la rédaction.
J'apprécie que l'auteur ne soit pas resté uniquement sur la mythologie, et qu'il ait dépassé cet aspect pour élargir le thème.

   Anonyme   
14/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Le sujet et son développement m'intéressent mais en revanche la forme me semble mal choisie et les rimes inutiles au propos.

Je pense qu'une forme de prose — aidée de quelques corrections de syntaxe — aiderait à rendre ce texte proche d'une idée de "parfait".

Same player shoot again comme l'indique mon flipper préféré.

   Asrya   
17/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Dans l'ensemble, je n'ai pas vraiment été "client" de votre poème.
J'ai bien apprécié les répétitions "Mais alors... je suis, dit-il, et c'est suffisant" qui apportent un certain rythme, et qui, en englobant le texte, livre un sens intéressant car résonne jusqu'à la fin.

Quelques vers me paraissent bancals "le rire d'un enfant pas sage, une ronde" ; cette virgule suivie de "une ronde" casse complètement le rythme et n'est pas très heureuse à la lecture.

"Non c'est autre chose qui est plus subtil" ; trop détaillé, faudrait-il probablement mieux l'imager.

"Je suis un ouragan ... les alizés soufflant
des mers de l'est, froid venant mourir à terre. " ; dans l'ensemble de ce passage, la ponctuation me gêne et me paraît assez mal employé. Ce n'est pas mon fort en poésie et peut-être serai-je le seul à être gêné.

Dans le fond, c'est plutôt intéressant malgré tout, je ne connaissais pas Borée ; votre poème lui rend hommage et le raconte de manière habile à priori.
Une bonne idée, qui... à mon sens, est maladroitement réalisée.

Merci pour la lecture,
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   Marie-Ange   
23/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Plusieurs lectures, ne sont pas vraiment arrivées
à me faire mieux entrer dans votre poème.

C'est ici encore par petites touches, que je perçois des impressions,
mais ce n'est pas très "criant", je trouve à l'ensemble un petit
côté "embrouillé, embrouillant".
Ce "je suis" martelé à plusieurs reprise, ne me paraît pas concluant du tout. Derrière cette affirmation, il manque la conviction.
Les mots ne raisonnent pas assez forts. Ils effleurent,
ils subodorent.

L'idée est là, flagrante dans cette phrase, seul temps fort
de ce texte :

" Mais alors... Je suis, dit-il, et c'est suffisant. "

Quoique le "suffisant", ne me semble pas nécessaire, il ne renforce pas le "je suis", puisque celui-ci se suffit à lui-même.
Le "suffisant" m'a paru "suffisant" pour le coup ...


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