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Poésie contemporaine
Marin_Larivet : Ballade lyonnaise, allée du Pré Fleuri
 Publié le 18/10/19  -  9 commentaires  -  1119 caractères  -  142 lectures    Autres textes du même auteur

J'ai écrit ce poème pour ne pas perdre la mémoire de cette merveilleuse matinée passée avec elle.


Ballade lyonnaise, allée du Pré Fleuri



Le Soleil nous enrobe sous les saules,
Dore la peau pâle de tes épaules,
Que je m'affaire à couvrir de baisers,
Et tu frissonnes sous ton air blasé.
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé,
Donne-moi tes mains, laisse-toi rêver,
Sous les arbres, allée du Pré Fleuri.

Aucun doute, je suis ici pour toi,
Les caresses de l’herbe entre nos doigts,
Les envolées de ton rire aérien,
Le vent qui effleure tes boucles brunes,
Et porte à mon nez séduit ton parfum,
Mêlé aux odeurs d'herbe et de callune,
Sous les arbres, allée du Pré Fleuri.

Ton regard brille d’un bonheur espiègle,
Il n’y a plus que nous deux, plus de règles,
Ensemble, nous nous moquons de ce monde,
Des canards qui se dandinent en rythme,
Des pigeons qu’un bout de pain pousse au crime,
Et du temps qui passe sans faire une onde,
Sous les arbres, allée du Pré Fleuri.

Je t'ai trouvée et je me suis épris,
Je garde en moi cette flamme interdite,
Souvenir de notre petite fuite,
Sous les arbres, allée du Pré Fleuri.


 
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   Gemini   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Il s'agit bien d'une structure générale de ballade. Quant au respect de la forme et de la prosodie, je trouve le travail peu soigné. Si on lit à voix haute des décasyllabes comme : "Et tu frissonnes sous ton air blasé" , "Le vent qui effleure tes boucles brunes", "Ton regard brille d’un bonheur espiègle", cela donne à penser que le texte a été écrit peut-être un peu rapidement. L’émotion, bien évidente, de la rencontre a aussi peut-être troublé le narrateur/auteur (selon l’exergue) qui nous livre des rimes dites méchantes : "aérien/parfum" "rythme/crime".

Mais cela pèse peu sur l’ensemble, car le sentiment annoncé est bien là. J’ai bien aimé l’appel au sens : vue (regard) toucher (caresses, vent), ouïe (rire) odorat (nez, parfum, odeurs). Pour le goût, on comprend que la balade fut platonique. J’ai aussi apprécié la description de ces petits détails qui ont tant compté dans cette promenade, et qui dressent un tableau lyrique : (amoureux, promenade, soleil, parc, arbres, canards, pigeons) qu’on lit avec plaisir même si on a l’impression de l’avoir déjà vu.
Seul le mot "fuite" à l'envoi dans l’avant-dernier vers m’a intrigué. Je ne l’ai pas ressenti.

En résumé, pour moi, bon texte qui traduit bien la pureté des sentiments de l’auteur (et qui, bien galamment ne parle pas que de lui), mais même si l’idée de parallèle balade/ballade est bonne, la mise en œuvre (non respect de la forme pour le suivi des rimes et leur schéma, et métrique en déca pour des septains, avec un classement en néo) l’est moins.

PS Joli nom d’allée.

   Lebarde   
9/10/2019
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Certes tous les vers ont dix syllabes mais que dire,
- des rimes, plates puis croisées ou embrassées, souvent pauvres,
- de l'absence de césure quasi systématique qui casse le rythme,
- des hiatus trop nombreux pour une poésie néo-classique:
"rire aérien, le vent qui /effleure, Mélé/aux, il n'y/a, je t'ai trouvée/et".

Sur le fond, le sujet banal: associer un lieu au souvenir d'une rencontre amoureuse est traité sans beaucoup d'originalité et de poésie en usant d'un vocabulaire simpliste et d'images peu convaincantes ou sans grande recherche:
"Le Soleil ( pourquoi la majuscule?) nous enrobe sous les saules
Dore la peau de tes épaules..."

" Aucun doute je suis ici pour toi"...."
....
"Des canards qui se dandinent en rythme"

je n'ai choisi que quelques vers ( pourquoi ceux là? j'aurai pu en choisir d'autres) dans un ensemble de la même veine qui a beaucoup de mal à me séduire.

Désolé je trouve que ce poème aurait mérité un peu plus d'attention et de travail tant sur le fond que sur la forme ( le nombre de pieds bien respecté ne peut suffire à la poésie!) pour satisfaire le lecteur.

En EL

Lebarbe

   Provencao   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Pas
" Souvenir de notre petite fuite,
Sous les arbres, allée du Pré Fleuri."

J'ai été déçue par cette poésie qui s'invite à une ballade, mais où la reconnaissance de ces instants passés ne corroborent pas avec votre écrit et ne mettent pas en valeur leur spécificité.

J'aurais aimé d'autres mots, d'autres liens en lien avec cette ballade dont vous nous parlez dans votre titre.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   papipoete   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Marin_Larivet
Que voici une ballade agréable, que j'aurais plaisir à suivre, pas à vos côtés puisque la place est prise, et vous inspire de belles déclarations romantiques... envers celle dont le " vent effleure les boucles brunes ".
Assis sur un banc, je vous regarde et lis sur vos lèvres, cette délicatesse dont votre belle fait l'objet !
NB comment votre dulcinée ne pourrait-elle pas sourire, et savourer " ce bonheur espiègle " ?
Tout est douceur et vos vers posés sur du satin caressent mon regard.
Le refrain " sous les arbres, allée du Pré Fleuri " semble vouloir dire " attends, je n'ai pas fini ! "
Quelques menues imperfections ( 2e vers " peau/pâle " ) éviter les sonorités doubles
" les pigeons qu'un bout de pain pousse au crime " je ne saisis pas l'allusion ?
je ne sais si vous présentiez votre poème en contemporain, mais moi je vois un parfait " néo-classique " !

   grandin   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
La plume d'un profane ? Il faut s'essayer à ce type d'exercice. Voilà qui est fait. Ensuite apprendre les rudiments de cette discipline, pour peu à peu s'améliorer. Pour le courage et l'effort, je noterai.
Ce quatrain, parmi d'autres, suppose un certain potentiel.

---Je t'ai trouvée et je me suis épris,
Je garde en moi cette flamme interdite,
Souvenir de notre petite fuite,
Sous les arbres, allée du Pré Fleuri---

   Anje   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Il toque à la porte du lecteur dans des habits de ballade. Mais c'est un déguisement. Ses huitains boitent d'un vers, ses trois rimes sont accompagnées de copines, la petite dernière est orpheline et les autres sont échevelées. Il chante en décassyllabes irrégulières et clame son envoi à tous vents. Mais le lecteur lui ouvre parce qu'il a du charme, il a un cœur qui bat sous les arbres, allée du pré fleuri.

   Davide   
18/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Marin_Larivet,

Eu égard à la présentation de l'auteur dans le "Salon d'accueil" d'Oniris, je vais m'attarder plus longuement sur la forme.
Déjà, la forme me fait vaguement penser à la "ballade balladante", sorte de ballade en vers de 7 syllabes et adoptant le schéma des rimes que voici : ABABBCC¹ / ABABBCC¹ / ABABBCC¹ / BBCC¹
Ici, nous avons également trois septains, un vers refrain et un renvoi-quatrain.

De même que l'alexandrin doit être découpé en 6+6 syllabes, les décasyllabes, pour être harmonieux/musicaux, doivent être découpés en 4+6 syllabes, à l'image de ce vers :
"Que je m'affaire // à couvrir de baisers"
Le rythme 5+5 syllabes n'est pas à conseiller, notamment pour un poème aussi long, car il est - particulièrement - difficile à faire chanter.

Le poème aurait gagné en harmonie s'il avait eu un schéma de rimes régulier, d'autant plus le thème se prête à (sinon oblige) une certaine homogénéité ; homogénéité renforcée par le vers refrain : "Sous les arbres, allée du Pré Fleuri."
Le traitement anarchique des rimes déçoit quelque peu...

Je remarque également quelques hiatus (mais qui ne me dérangent pas en contemporain) ainsi qu'une diérèse manquée (si l'on était en classique) : en effet, le mot "aérien" compte 4 syllabes ("a-é-ri-en").

Pour le reste, cette ballade, malgré des images assez convenues, ne manque pas de charme, et l'on sent beaucoup de tendresse envelopper cet instant hors du temps.
J'ai beaucoup aimé : "allée du Pré Fleuri", le vers "Des pigeons qu’un bout de pain pousse au crime" (inattendu) ainsi que le renvoi en conclusion.

J'ai en revanche moins aimé "ton air blasé" ainsi que le passage qui suit : "Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé, / Donne-moi tes mains, laisse-toi rêver" en raison d'une overdose de voyelles nasales ([ain], [on], [an]...), de la répétition de "rêvé"/"rêver" et de ce "dont" (je lui aurais substitué "que", le verbe "rêver" étant également transitif direct).

Un poème sympathique que j'ai dans l'ensemble plutôt bien aimé ; toutefois un surcroît d'attention sur la "forme" serait le bienvenu.

Mes encouragements,

Merci du partage,

Davide

   Lulu   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Martin,

Pour ma part, j'ai vraiment apprécié ce poème que j'ai trouvé beau dans sa portée. Il raconte un souvenir joyeux dont on ressent bien un plaisir partagé tout à fait contagieux en lecture, comme s'il se faisait l'écho de nos propres souvenirs. En tout cas, est-ce ainsi que je l'ai lu la première fois.

Ensuite, n'ayant pas fait attention au mot "Ballade" du titre d'emblée, j'ai été agréablement surprise de ce retour de vers en fin de strophe qui donne un rythme intéressant et l'idée effectivement d'une douce ballade.

Les vers sont inégaux pour un rythme régulier, mais il s'agit d'un poème contemporain, alors si la forme classique n'est pas recherchée, je trouve cette forme contemporaine en soi très belle, car simple, en somme.

J'ai bien aimé ces répétitions dans la première strophe, "Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé, / Donne-moi tes mains, laisse-toi rêver". Elle donne en elle-même un rythme vivant au texte, plus que la rime qui devient marginale. C'est en cela, notamment, ou par exemple, que je trouve ce texte tout contemporain.

Si j'ai rencontré un regret, c'est uniquement dans l'emploi trop récurrent des pronoms relatifs dans la troisième strophe. Ces pronoms alourdissent beaucoup la douceur des poèmes en général (avis tout personnel), et leur répétition me saute d'autant plus aux yeux et aux oreilles…, d'autant qu'ici, on les trouve dans trois vers qui se suivent :
"Des canards (qui) se dandinent en rythme,
Des pigeons (qu') un bout de pain pousse au crime,
Et du temps (qui) passe sans faire une onde"...

J'ai vraiment beaucoup aimé ce vers qui fait de ce texte une ballade : "Sous les arbres, allée du Pré Fleuri"... On imagine ces arbres, ces herbes et cet amour évoqué, et ce choix de n'avoir pas mis de verbe rend ce vers d'autant plus fort dans le souvenir, nous rendant presque aussi complice que cette personne aimée désignée par le pronom "tu" ; "toi"...

Bonne continuation, et tous mes encouragements.

   BernardG   
22/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Oublions la ballade technique pour retenir la balade romantique.....bien envoyée dans ce poème évoquant la tendresse d'un moment précis que l'auteur souhaite partager.

La lecture est agréable.....Quelques remarques bien amicales....

La rime pas géniale :
« Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé »
« Donne-moi tes mains, laisse-toi rêver »

J'ai trouvé ces vers peu séduisants :
« Des canards qui se dandinent en rythme »
« Des pigeons qu'un bout de pain pousse au crime »
« Souvenir de notre petite fuite »

Merci


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