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Poésie contemporaine
Castelmore : Partent les hirondelles
 Publié le 19/10/19  -  17 commentaires  -  1465 caractères  -  215 lectures    Autres textes du même auteur


Partent les hirondelles



Pour ne plus revenir s’envolait l’hirondelle...
Vers la voûte azurée elle prit son essor,
Je lui confiai mon cœur, mon unique trésor.
À fleur d’un souvenir se meurt un tire-d’aile...

Elle berçait, le soir, de son pépiement
Les longs câlins lovés, tout emplis de tendresse.
Mais l’enfant se mourait comme entrait la jeunesse,
Et de l’abandonner, un jour, vint le moment.

Glacé, tel en hiver, je parlais à mon âme
Tout brûlant d’une fièvre inconnue jusqu’alors,
Exalté, mais contrit, je redoutais son blâme.

Je devais quitter là le temps de l’insouciance
Contraindre alors ma vie aux sueurs de l’effort,
Et laisser l’hirondelle emporter mon enfance...

Et devant moi, déjà, le temps de la souffrance...
Quand la pensée inquiète interroge la mort
Mais, pour la défier, imagine une danse.

Une dernière valse, à vos côtés Madame,
Celle qui mènera, par-delà le décor,
Là où l’amer destin a dessiné sa trame...

Partir pour un ailleurs ou plonger au néant...
Mais, pour autant faut-il geindre dans la détresse ?
Courons sur le chemin qui nous donne l’ivresse
De vivre encore une heure, un siècle ou un instant...

Aimons avec ardeur... Chérissons l’immortelle
Flamme de nos regards, si précieux trésor.
Oublions l’avenir, les aléas du sort.
Rêvons tel un enfant... rappelons l’hirondelle !


 
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   Gemini   
4/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
La métaphore hirondelle / enfance est originale et sonne juste pour un oiseau qui symbolise le retour du printemps.

J’ai trouvé bien rapide (surtout bien sèche) la transition jeune âge / vieil âge, (strophe 4 / 5) sans doute parce que le sujet était ailleurs.
Il y a quelques inversions, à mon oreille peu gracieuses (ou peu gracieuses à mon oreille) : "Pour ne plus revenir s’envolait l’hirondelle"… "Et de l’abandonner un jour vint le moment". Etrange diérèse à "pépiement" v5, alors qu'elle n'est pas faite ailleurs "insouciance" inquiète". "avec son pépiement" ?

Rien de plus ; le texte est bien écrit, poétique, équilibré, d’un ton juste et le dernier vers clôt parfaitement le sujet, et fait penser à deux chansons de Fugain : "Fais comme l’oiseau" un peu, et plus : "Chante comme si tu devais mourir demain".

Je me suis demandé s'il y avait une raison (de saisons) pour la forme : deux quatrains, quatre tercets, deux quatrains.

PS : C'est dommage que le titre (pessimiste) ne concerne que les quatre premières strophes du texte. Je pense que quelque chose comme "Retour d'hirondelle(s)" aurait été plus juste et plus optimiste.

   ANIMAL   
7/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli poème allégorique où l'hirondelle joue le rôle de l'enfance qu'il faut bien quitter un jour pour entrer dans le monde des adultes, vivre, aimer et travailler.

Si le regret de l'enfance se ressent tout au long de ces vers, le fonds n'est pas pessimiste pour autant et le moment venu, la mort est affrontée sans peur. Chaque brin de vie est précieux et jusqu'au bout il faut en profiter, nous content les deux derniers quatrains.

J'ai bien aimé ce poème qui vogue entre nostalgie et optimisme. L'ensemble est équilibré et le rythme harmonieux mais, décidément, ce sont les deux derniers quatrains qui gardent ma faveur.

en EL

   Corto   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème semble distendu entre plusieurs notions.
L'hirondelle synonyme de l'insouciance (?) de l'enfant "Je lui confiai mon cœur, mon unique trésor".
Mais comme l'enfance l'hirondelle s'échappe.

La seconde notion occupe tout le corps du poème, celle de la vie adulte avec ses exigences et ses efforts, ses inquiétudes aussi "Contraindre alors ma vie aux sueurs de l’effort".

Cet âge adulte peut se vivre bien sûr de façon positive voire fougueuse "Courons sur le chemin qui nous donne l’ivresse".

Mais le final invite cet adulte à trouver refuge dans un retour à l'enfance "Rêvons tel un enfant... rappelons l’hirondelle !"

Deux remarques plus philosophiques que poétiques: L'aboutissement/épanouissement de l'âge adulte ne peut valablement être un retour vers l'enfance. Par ailleurs affirmer que l'enfant ne pense pas à la mort est une erreur.

Ceci dit on trouve de belles images dans ce poème notamment ce fantasme existentiel si commun aux humains "De vivre encore une heure, un siècle ou un instant..."

   sympa   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

C'est une très belle poésie , très bien écrite et vos vers, fluides en font une lecture très agréable.

Oui, j'aime beaucoup l'hirondelle symbolisant l'enfance, l'insouciance.

Sortir de l'enfance pour atteindre l'age adulte est un cap, biensûr, et vous l'exprimez bien dans votre second tercet :


"Je devais quitter là le temps de l’insouciance
Contraindre alors ma vie aux sueurs de l’effort,
Et laisser l’hirondelle emporter mon enfance..."

Belle note d'optimisme aux deux derniers quatrains, avec cette question :

"Mais, pour autant faut-il geindre dans la détresse ?"

Et la magnifique réponse :


"Oublions l’avenir, les aléas du sort.
Rêvons tel un enfant... rappelons l’hirondelle !"

Le rêve aide à oublier ses souffrances, ses inquiétudes , ça c'est SYMPA qui le dit.

Bravo Castelmore !

   troupi   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce que j'aime surtout dans ce texte c'est l'optimisme qui s'en dégage.

"Courons sur le chemin qui nous donne l’ivresse
De vivre encore une heure, un siècle ou un instant..."

J'imagine un vieillard courant sur ses trois pattes, à la poursuite d'un instant de bonheur. Ça me fait sourire.

"Oublions l’avenir, les aléas du sort.
Rêvons tel un enfant... rappelons l’hirondelle !" très beau

"voûte azurée" me semble lu cent fois.
"À fleur d’un souvenir se meurt un tire-d’aile..." formulation bizarre ?

Mis à part ces deux petits détails j'ai beaucoup aimé.

   Castelmore   
19/10/2019
Modéré : Commentaire de l'auteur sous son texte (Si besoin, ouvrir un sujet dans "Discussions sur les récits".

   Hananke   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

J'aime bien ce double sonnet inversé avec, surtout, son symbolisme
de l'hirondelle.
Nous l'avons mise à tellement de "sauces" cette pauvre bête
qui inlassablement revient au même endroit chaque année lorsque
la mort ne la prend pas en vol.
Comme nous sommes en contemporain, je ne m' attarderai pas
sur la forme.
Pour avoir appris à l'école qu'elle annonçait le printemps, cette
belle noire et blanche est bien associée à l'enfance le plus souvent
à la campagne contrairement aux martinets qui squattent plus
les villes.

   papipoete   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Castelmore
elle s'est envolée, pour ne plus jamais revenir, l'hirondelle de mon enfance... je l'attendais à chaque printemps, qui empilait sur mon jeune âge les années sucrées du bonheur, de l'insouciance...
Mais point de grimace alors que la vieillesse est là ! je suis debout, je vis, alors Madame prenez mon bras et dansons !
NB comme ce passage de l'avant vers le futur présent, est bien illustré ! Oui, c'était bien quand pour nous, brillait le soleil dans notre coeur même si dehors le ciel était chagrin !
Le temps qu'il reste peut être compté, l'horloge du jour au lendemain peut s'arrêter, le corps las se raidir, mais alors il faut se ressaisir et profiter ! levant les yeux au ciel, des hirondelles virevoltent, semblent nous inviter...
l'avant-dernière strophe a ma préférence ( ...de vivre encore une heure, un siècle ou un instant )
Techniquement, vous avez opté pour une lecture en synérèse, or
au 26e vers, vous lisez " pré/ci/eux " en diérèse, dérogeant au choix ci-dessus ; votre vers ne mesure en fait que 11 pieds
au 20e vers, ( là/où ) fait hiatus
ceci expliquerait la classification " contemporain "

   Provencao   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai beaucoup aimé cette soif de vivre...

Les hirondelles partent en juste mot où frémit le désir de vivre.

Belle poésie qui épouse le "vivre" en une fièvre inconnue. Comme en écho, on devient en votre lecture, attentifs à notre intériorité et au bonheur cherissant l'immortel en ces vers: " Une dernière valse, à vos côtés Madame,
Celle qui mènera, par-delà le décor,
Là où l’amer destin a dessiné sa trame..."

Ce frémissementde l'âme rend présent l'envol des hirondelles.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   PIZZICATO   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une façon intéressante de décrire les époques de la vie.
L'hirondelle qui symbolise l'enfance, puis qui laisse la place à l'adolescence. " Pour ne plus revenir s’envolait l’hirondelle..."

"Je devais quitter là le temps de l’insouciance
Contraindre alors ma vie aux sueurs de l’effort,
Et laisser l’hirondelle emporter mon enfance..."

"Et devant moi, déjà, le temps de la souffrance...
Quand la pensée inquiète interroge la mort
Mais, pour la défier, imagine une danse."

Ainsi chemine la vie.

Mais emboîtons lui le pas sans nostalgie - autant que faire se peut -
" Aimons avec ardeur... Chérissons l’immortelle
Flamme de nos regards, si précieux trésor.
Oublions l’avenir, les aléas du sort.
Rêvons tel un enfant... rappelons l’hirondelle !".

J'ai bien aimé cette poésie.

   Lebarde   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La vie et son inéluctable cheminement qui fait passer de la jeunesse à la mort en mettant en scène l’hirondelle à la fois confidente et messagère.
Poème de constat et de résignation invitant à profiter des bons instants du temps qui passe.
Le sujet est bien traité avec sagesse et délicatesse.

Sur la forme, vous précisez qu’il s’agit de deux sonnets inversés avec effet de miroir sur les rimes. Je n’aurai pas trouvé seul mais le résultat est convaincant et réussi si on excepte les petits points de détails ( synérèse/ diérèse ) signalés par les spécialistes.

Voilà un beau travail original que j’ai apprécié. Merci.

Lebarde

   Davide   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Castelmore,

J'ai adoré :
- le titre, dont les trois mots condensent magnifiquement le poème ;
- le mariage de l'hirondelle et de l'enfance, tous deux associés au printemps (de la vie).
- la forme en miroir, où l'enfance revient à la rencontre du narrateur plus âgé, avec un beau parallèle entre les premier et dernier vers : "Pour ne plus revenir s’envolait l’hirondelle..." / "Rêvons tel un enfant... rappelons l’hirondelle !"
D'autant plus que cette forme-miroir est brisée en son milieu pour marquer la cassure entre l'enfance et l'adolescence/l'âge adulte.
- certaines images liserant la vulnérabilité de l'enfance : "à fleur de souvenir" ainsi que la quatrième strophe tout entière, pour ne citer que les passages les plus marquants.

Malgré toutes ces qualités, je regrette l'aspect "consensuel" de l'ensemble ; c'est un peu trop lisse, trop attendu, sur un thème rebattu, éculé...
Je suis donc moins "réceptif" à ce poème qu'au précédent "Murmures", où la délicate expression s'ourlait de belles surprises, mais tout de même, sur l'ensemble, je l'ai bien apprécié.

Merci du partage,

Davide

   jfmoods   
20/10/2019
Ce poème en alexandrins, à rimes pauvres, suffisantes et riches, se présente sous la forme de deux sonnets, le second étant construit à l'envers, en miroir du premier. Les rimes se distribuent deux fois : d'abord du haut vers le bas (embrassées et croisées) ; puis en remontant et en redescendant vers à vers à partir du centre du poème.

Cette disposition particulièrement virtuose épouse l'enjeu du texte : mettre à jour, derrière la linéarité du temps, par le truchement de rimes identiques et complices ("l’hirondelle", "trésor"), les correspondances secrètes qui s'établissent entre l'émerveillement de l'enfance et celui du grand âge.

Merci pour ce partage !

   Vincente   
20/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup cette image de l'hirondelle intemporelle qui traverse, en le drainant, le poème et vient apporter une transversalité à la progression irrépressible du temps. Il y a là comme un paradoxe où l'implacable avance semble se présenter en travers de l'intérêt de vivre tout en apportant les ingrédients qui le valorise. De plus, la façon dont cette "hirondelle" se présente au lecteur est un peu déroutante, la métaphore n'est pas directement raccordée au propos, sa "lisibilité" se propose dans un léger décalage par rapport au "Aimons avec ardeur…", comme dans le dernier vers " Rêvons tel un enfant... rappelons l’hirondelle !".

J'aime le ton à la fois délicat et sans illusion, mais pourtant positif, pas facile de réunir ces trois notions dans une harmonie adroite.

J'ai un peu accroché sur la proximité répétitive du "contrit" et "contraindre" à deux vers d'intervalle. Je n'ai pas d'avis sur la forme, en tout les cas, la lecture m'a été agréable, en accord avec la douceur du regard.

   Queribus   
20/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai bien aimé votre texte qui témoigne d'une grande maitrise de la versification et de cette forme redoutable: le double sonnet inversé; bien sur, les puristes auront remarqué quelques petites fautes(toutes petites) qui empêchent l'ensemble d'être classé en classique ou néo-classique.

Je vous avoue qu'en lisant le titre, je m'attendais, en ce qui concerne le fonds, à tous les clichés déjà vus concernant cette pauvre hirondelle mise régulièrement à toutes les sauces. Pas du tout, vous avez su donner à votre écrit une tonalité toute personnelle par un savant amalgame entre espoir et amertume au travers de notre charmant oiseau. Il fallait y penser et il fallait le faire. Bravo l'artiste pour cette belle réussite.

En conclusion, un grand coup de chapeau à ce poème et surtout à son auteur.

Bien à vous.

   BlaseSaintLuc   
21/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
ce n'est pas gentil de faire pleurer monsieur , un honnête poète qui vous lisant se fond .

se fond comme un glaçon qui sombre dans l'océans de larmes , qui de mes yeux perlaient .

retrouvons l'hirondelle pour partir avec elle au pays du souvenir, espérant que la porte s'ouvre encore sur demain.

   Cristale   
24/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Double sonnet inversé ou sonnet en miroir, j'aime voir en vos mots l'adulte, d'âge avancé, dans son reflet d'enfance. L'hirondelle s'en revient toujours là où elle est née.

Ce que j'aime aussi, c'est l'application de votre plume sur les rimes en écho. Je sais l'attention que cela demande et à part la répétition de "trésor" au premier et dernier quatrain, le tableau est réussi. Dommage que les rimes en "or" "ort" "ors" ne jouent pas le jeu de l'équivalence finale. Quelques petits hiatus se moquent des règles de prosodie.

Il s'en faudrait de peu pour que ce poème soit classique, un tel sonnet, pour sa forme rare, l'aurait bien mérité.

Cependant, j'applaudis le travail sur la forme et le thème.

Merci Castelmore.
Cristale


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