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Poésie libre
Marite : Un regard...
 Publié le 13/02/10  -  14 commentaires  -  849 caractères  -  375 lectures    Autres textes du même auteur

Ce n'est qu'un regard dans un visage blanchi de poussière. Autour, rien d'autre que le chaos !


Un regard...



Il a suffi d'un instant, une minute, une seconde...

Sont venus les ténèbres et le silence.
Seule, immobile sous les gravats,
Sang et larmes mêlés,
Douleurs diffuses
Bourdonnement incessant
Car résonne encore le souffle puissant qui a tout balayé.

Corps lourd enseveli
Fermer les yeux
Surtout ne pas bouger
Écouter...
La vie est là
Cœur qui bat
Abolit le temps
Ne plus penser
Respirer seulement
À petites goulées
Cet air qui s'enfuit
Dans la chaleur et la poussière

Et soudain
Vibrations, coups sourds, appels,
Espoir insensé.
Et ce cri-gémissement
S'écoulant d'une gorge asséchée.
Puits d'ombre d'un regard tourné vers la lumière

Il avait suffi d'un instant, une minute, une seconde...


 
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   Garance   
28/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La forme de ce poème est intéressante :
- deux vers, l'un en introduction, l'autre en fermeture, dont seul change le temps du verbe.
- deux strophes qui encadrent la strophe centrale, l'une évoque la catastrophe alors qu'elle semble à peine arriver au niveau conscient du personnage, dans ce corps douloureux, l'autre l'intervention des secours, toujours perçue par le personnage.
- la strophe centrale qui commence par le mot "corps" ; une strophe comprimée comme l'est la respiration de la victime.
La construction en elle même est un exemple de réussite.

En général je n'aime pas voir traité de tels sujets, mais là il n'y a aucun voyeurisme, la plume évoque le ressenti de la vicitme, l'auteur lui a construit un texte sobre et bien charpenté.
Bravo.

   pieralun   
29/1/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Difficile d'être plus dans l'actualité.......mais difficile de trouver d'autres qualités à ce texte. Le rythme traduit bien la peur et l'essoufflement de la personne ensevelie, mais les mots, les phrases sont d'une grande banalité pour de la poésie; il ne s'agit pas d'un reportage.
Ce thème pourrait être traité avec des images, des sensations exprimées autres que les sensations primaires. Il doit être possible de choisir des mots et d'en faire quelques beaux vers.

   colibam   
30/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Malgré plusieurs lectures, je n'ai pas été touché par cet instantané clair-obscur. L'effet de saturation médiatique y est peut-être pour quelque chose.

La forme, qui suit la respiration de la victime, est pourtant intéressante. Elle sert le fond, dépouillé, sans surcharge ni fioritures inutiles ce qui est une bonne chose compte tenu de l'évènement relaté.

J'aime assez cette parenthèse qui ouvre et clôt le poème.

   Anonyme   
3/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Un petit texte court, marqué par l'actualité, c'est toujours tentant je crois... C'est une belle intention en tout cas.
Deux trois petites choses cependant me plaisent moins.

La phrase d'entame et de clôture : dommage le changement de temps, une symétrie parfaite aurait donné plus d'impact.

Première strophe, je suis gêné par la présence du car. Il est précédé par une phrase nominale et n'est donc pas une conséquence...

Dans la seconde strophe, je suis ennuyé par aboli, il me semble qu'un infinitif aurait lui aussi mieux convenu. Cette strophe aurait eu besoin de plus d'aération : vous avez fait le choix de ne pas la ponctuer et elle est pleine de temps de silence... Il faudrait marquer graphiquement ces silences. Alors oui en ponctuant cela aurait nécessité bcp de points de suspension, mais il y a d'autres solutions, comme de décaler certains vers vers la droite ou comme d'ajouter des séparateurs ou encore jouer sur un double interlignage.

La dernière strophe pourrait être plus rythmée pour marquer l'espoir fou qu'elle devrait faire naître. Ici la ponctuation ralenti le rythme, c'est presque dommage. J'aurais juste séparé le et soudain, puis l'espoir...
Vibration me semble un peu léger dans le contexte, inapproprié. Il aurait fallu plus fort.

Globalement un texte que j'ai apprécié. Il aurait pu être plus fort. Mais j'aime bien l'idée d'évoquer le cas particulier pour aborder un thème plus général. Je l'ai lu traitant d'une victime rescapée d'un tremblement de terre. Une bonne base, encore améliorable.

   Leo   
3/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un bon texte, dont le découpage est remarquable. Halètement, pression, souffle, errements... tout se ressent par ces vers courts, irréguliers, qui ciblent chacun un petit, tout petit bout de réalité.

On peut reprocher l'ancrage dans l'actualité, mais on peut aussi aimer la manière dont cette réalité est ainsi exorcisée, où son horreur est mise à notre portée, simplement, sans recherche du spectaculaire, au travers de sons, des mots, des souffles de la poésie.

Un très joli travail d'écriture.

   Anonyme   
13/2/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
un texte sur l'actualité ...

que dire si ce n'est que je le trouve ennuyeux et dans l'air du temps comme ces reportages à l'encan sur TF1

pas grande valeur littéraire ni poétique pour ma sensibilité, sincèrement désolé...

[Passage modéré : critique des choix de publication]

   widjet   
13/2/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Marite, à qui on doit deux très jolies nouvelles (que je vous conseille) nous offre son premier poème (sans doute inspiré par Haïti ?)

J’avoue que je n’ai pas été séduit. Pas du tout, même.

Absence totale d’images, pas de fulgurance poétique… Juste une impression, un ressenti qui pour ma part ne dépasse jamais le stade d’une série de faits énoncés avec sincérité peut-être, mais sans force, sans âme.

Tout est terriblement plat.

A force d’intérioriser autant, on en vient à tout étouffer, à rester froid.

Un équilibre pas facile à trouver, certes. Les bonnes intentions ne font pas toujours les bons textes.

W

   thea   
13/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
difficile d'être dans l'actualité et la poésie surtout là..pourtant je trouve à ce texte un souffle un rythme une osmose...j'aurais épuré un peu plus..

Sont venus les ténèbres et le silence.
Immobile sous les gravats,
Sang et larmes mêlés,
Douleurs
Bourdonnement incessant
résonne encore le souffle puissant

Corps lourd
Fermer les yeux
ne pas bouger
Écouter...
La vie est là
Cœur qui bat abolit le temps
Ne plus penser
Respirer à petites goulées
Cet air qui s'enfuit
Dans la chaleur
la poussière

Vibrations,
coups sourds, appels..
Espoir insensé,
cri-gémissement
S'écoulant d'une gorge asséchée.
Puits d'ombre
regard tourné vers la lumière

une minute, une seconde...

---------------------------

je supprimerais le mot écoulant (trop doux pour la circonstance) peut être le remplacer par s'arrachant plus fort..

voili voilou ce n'est pas moi l'auteur ....je peux me tromper!
bonne continuation

   Nour   
16/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai apprécié le texte tant dans la forme que dans le fond. L'émotion y est, conjugée à la chaleur humaine qui explose dans chaque vers, chaque mot.
Il et vrai que certaines règles poétiques font probablement défaut, je n'ai pas le savoir nécessaire pour porter une appréciation "scientifique", et je suppose que l'auteur entendait moins suivre scrupuleusement ces règles que transmettre un ressenti, chose qu'il (plutôt elle) a brillamment accomplie.
Et ça me suffit largement.

   jaimme   
19/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un poème pour témoigner de la douleur des ensevelis d'Haïti et d'ailleurs. Un thème très fort.
Mais un traitement très linéaire, descriptif, qui ne donne pas la mesure de la souffrance, de l'espoir, de l'horreur.
Surtout, surtout, on ne prend pas la mesure du temps effroyablement long, étiré de l'ensevelissement. A peine en souffrance, déjà l'espoir des sauveteurs. Un raccourci dommageable au poème.
Les seuls vers qui m'ont donné à ressentir fortement sont: "ne plus penser" et "Et ce cri-gémissement". C'est trop peu, je trouve.

   David   
23/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Marite,

J'ai cherché les sens évoqués après avoir lu le poème. La vue est celui qui donne le titre, mais il n'est pas si en avant que cela je crois, pour un "regard" implorant, il faut un vis à vis j'imagine, un témoin, et c'est le lecteur qui tient ce rôle. La scène se déroule dans le noir, la vue n'entre pas en jeu et le "regard" sera plutôt la félicité, le moment où le personnage sera secouru. C'est le bruit, l'ouïe, qui arrive en premier, qui permet le retour à la conscience, l'odorat pourrait être dans :

"Ne plus penser
Respirer seulement"

Et le toucher dans des sensations comme :

"Écouter...
La vie est là
Cœur qui bat"

C'est difficile de savoir quel est le ou les sens qui restent en éveil après avoir été victime d'un éboulement, on peut imaginer qu'ils sont saturés justement, la douleur empêche le toucher, le bruit gène l'ouie, ou un bruit important la laisse handicapée pour un temps, sous les décombres, la vue ne sert plus à rien. Le goût, l'odorat, seraient les plus "protégés".

Il y a ce vers :

"Seule, immobile sous les gravats"

La marque du féminin à "seule" précise un peu le "personnage" au début du poème, mais la lecture n'en donnera pas plus, sur la personne ou sur le lieu d'ailleurs. Ça m'aurait sans doute déplu de raccrocher trop directement le poème à un évènement précis, tout comme d'exprimer l'horreur par des images fortes ou bien l'évocation de bruits trahirait une mise en scène comme au cinéma ou la télévision, enfin des moyens ou l'écriture ne peut vraiment apporter un plus. Qu'est-ce que le poème dit de plus qu'une photo d'une victime sous les décombres au regard implorant, c'est ce que je me suis demandé. Il manque une "mise en scène" le passage à l'écrit en est forcement une, une "mise en mot" peut-être plutôt, elle aurait gagné à être moins directe je crois, plus près de l'ébahissement de la victime que de la compassion du témoin.

   Anonyme   
23/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Désolé Marite mais je n'ai guère accroché, une fois n'est pas coutume, à votre poème.

Je regrette cette excès de "simplicité" flirtant avec le ressassé, à l'instar du premier vers (qui se répète en plus).

Bon, j'entends bien (me semble-t-il) le message du poème.

Je ne sais, rien que "immobile sous les gravats", difficille de danser le Tango sous les décombres non? Bon je titille c'est vrai.

Puis, la redondance juste après avec "corps ensevelis", par exemple.

Ici je comprends et adhère à l'implication mais ne parviens pas à me fondre entre les lignes. une prochaine fois (j'en suis sûr)

Force et inspiration!

   Anonyme   
9/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ici, on est dans l'actualité, et aussi dans l'instant.
On imagine, sans les lire, la souffrance, l'incompréhension, la peur, qui sont dites à travers les petits évènements comme les bruits, ceux du cœur, des coups.
On sent bien qu'il n'y a de place que pour le strict nécessaire.

Je regrette juste les premier et dernier vers, que j'aurais souhaité plus brefs : ici, ils en disent presque trop.

mais l'émotion, elle, elle est bien là.

joceline

   pierre   
27/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
OK ! je viens de lire les commentaires et viens donc seulement de comprendre que ce poème de marite évoque le drame d'Haïti. juste avant, j'ai lu l'oiseau bleu, du même auteur et j'avoue être resté ds son ambiance ce qui a orienté la compréhension de ma lecture suivante, a savoir " un regard ". j'ai donc eu un regard indépendant de toute actualité et ce texte, qui m'a plu a résonné en moi d'une toute autre manière. après relecture bien sur, il y a les mots: gravas, souffle puissant qui a tout balayé, enseveli, mais ça ne me dérange toujours pas pour le comprendre autrement, après, tout est affaire de gout, d’affinité ou pas. a la prochaine


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