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Poésie contemporaine
Marjean : Un rêve
 Publié le 04/03/26  -  8 commentaires  -  723 caractères  -  135 lectures    Autres textes du même auteur

Ce poème m'a été inspiré à la suite d'un rêve qui m'a paru trop réel pour être ignoré.
J'ai tenté de le retranscrire en y ajoutant un registre religieux.


Un rêve



Partons vite avant que le plaisir ne se change
En désespoir qui peinerait même les anges.
Allons là-bas, loin du péché originel
Dans un pays aux arbres immenses et immortels

Dont les champs dorés pareils à tes longs cheveux,
Où l’on sèmera les graines de notre amour,
Où l’on s’aimera aux pâles lueurs du jour,
Verront éclore les fleurs que pour toi seule je veux.

Ôte-moi donc de ce doute que j’abrite
Et aspire au merveilleux qui partira vite
Vivre au milieu de l’absolu qui nous aspire.

Car je te donnerai l’or, l’encens et la myrrhe
Pour que les chagrins las n’abîment pas ton être.
Ferme tes yeux et vois au fond l’horizon naître.


 
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   Polza   
19/2/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Si je suis parfois en désaccord avec Gilles Sorgel à propos de son traité, je ne peux que conseiller à l’auteur de ce poème de tout de même le lire afin de mieux comprendre les règles et les lois de la poésie classique (Dura lex (ou Luminarc) sed lex !).

Votre rêve coche malheureusement toutes les cases pour (si toutefois il est publié sur Oniris) aller faire un tour dans le monde contemporain (hémistiche irrégulier, rime singulier pluriel, alternance rimes masculines féminines non respectée, métrique des alexandrins irrégulière, hiatus… ça commence à faire beaucoup !).

« Partons vite avant que le plaisir ne se change » je pense qu’il vaut mieux éviter de faire tomber un mot comme « que » à la césure, c’est peut-être toléré ou peut-être existe-t-il des exemples, mais personnellement, je ne le ferai pas (après je ne fais pas office d’exemple, chacun fit bien comme il l’entend !).

« En désespoir qui peinerait même les anges. » trimètre volontaire ou pas, je ne sais pas, mais j’ai bien aimé le rythme.

« Allons là-bas, loin du péché originel » trimètre également, mais avec hiatus « péché/originel ».

« Dans un pays aux arbres immenses et immortels » ici, vous avez un vers de 14 pieds (ça dépend ça dépasse comme dirait Katia dans le père Noël est une ordure !). Il y a d’autres problèmes avec ce vers, mais je vous laisse un peu de travail aussi !

« Allons là-bas, loin du péché originel
Dans un pays aux arbres immenses et immortels »…


… « Dont les champs dorés pareils à tes longs cheveux,
Où l’on sèmera les graines de notre amour,
Où l’on s’aimera aux pâles lueurs du jour,
Verront éclore les fleurs que pour toi seule je veux. » j’ai mis beaucoup de temps à comprendre la logique de cette strophe, je n’avais pas fait attention à l’enjambement de strophe à strophe. C’est de la poésie proustienne !

On se rapproche de l’Oulipo avec le calembour ou l’équivoque « Où l’on sèmera/Où l’on s’aimera », je ne suis pas sûr que cela soit des plus pertinents.
Le verbe voir est assez loin de son sujet (les champs), il m’a fallu lire plusieurs fois pour saisir. Il y a un hiatus « s’aimera/aux » et dernier vers 14 pieds…

« Ôte-moi donc de ce doute que j’abrite » 11 pieds.

« Et aspire au merveilleux qui partira vite » je me suis moi-même fait avoir une fois, on ne m’y reprendra plus, bien que la conjonction « Et » se termine par une consonne, ça fait un hiatus avec le mot qui suit s’il commence par une voyelle.


« Car je te donnerai l’or, l’encens et la myrrhe
Pour que les chagrins las n’abîment pas ton être.
Ferme tes yeux et vois au fond l’horizon naître. » je trouve que c’est le meilleur passage de ce sonnet, même si tout ne me semble pas parfait.

« Ferme tes yeux et vois au fond l’horizon naître. » on sait bien que ce sont ses yeux, « Ferme les yeux » me semble mieux et plus doux.


Ce rêve, qu’il soit de l’auteur ou du narrateur, n’est pas dénué d’intérêt, mais il y a un gros travail à effectuer pour prétendre à la catégorie poésie classique.

   LeChevalier   
4/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime bien
Les références, le vocabulaire et certaines expressions (« Ôte-moi donc de ce doute ») sont classiques mais la forme pas du tout, ni au niveau du vers, ni au niveau de la strophe ou même du sonnet. Les adjectifs substantivés (« au merveilleux », « de l'absolu ») produisent, pour moi, un effet plutôt amusant. Je pense que c'est un texte dont l'inspiration n'a pas encore trouvé sa bonne forme.

Ajout après publication :
Je voudrais préciser qu'on remarque quelques alexandrins trimètres, comme « en désespoir // qui peinerait // même les anges » ou « vivre au milieu // de l'absolu // qui nous aspire ». L'homophonie entre « où l'on sèmera » et « où l'on s'aimera » est intéressante aussi mais ne fait qu'augmenter le nombre de dodécasyllabes césurés en 5 + 7.

   Passant75   
4/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Sur le fond, vouloir quitter le monde du péché originel, c''est-à-dire l'Eden d'Adam et Ève pour souhaiter retrouver un pays aux arbres immortels et aux champs dorés, c'est-à-dire un eldorado proche de ce que fut cet Eden, c'est déjà un vœu assez paradoxal.

Puis, quittant l'Ancien Testament, retrouver la myrrhe et l'encens du Nouveau Testament, c'est vouloir enjamber ce qui relie les textes sacrés. C'est une ambition qu'on ne peut que saluer !

Sur la forme, ce texte ayant été initialement proposé dans la catégorie "poésie classique", choisir ce cadre en usant d'alexandrins faisant fi de la césure et n'ayant pas toujours douze pieds, c'était sortir des contraintes imposées.

Au final, une volonté de côtoyer l'absolu qui se perd par un manque de rigueur dans la composition.

   papipoete   
25/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
classique
" Hâtons-nous de partir là-bas où tout n'est que douceur, où toutes les graines semées donnent de si belles fleurs ( que je ne veux que pour toi )
Que notre bonheur ne connaisse que des jours ensoleillés, sans la nuit qui nous fait traverser des rêves, mais aussi d'horribles cauchemars...pour cela, il te suffit de fermer les yeux !
- es-tu prête ? viens !
NB vouloir gagner l'Eden alors que l'on vit sous les étoiles...me fait penser à une autre vie ( après la mort ) aussi, je songe à un départ de son plein gré ? un suicide ?
le second quatrain me plaît particulièrement.
techniquement :
1er quatrain : singulier/pluriel
péché/originel = hiatus
8e vers ( 14 pieds )
tous ces bémols interdisent la forme classique
papipoète

   Provencao   
4/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Bonjour Marjean et Bienvenue,

"Ôte-moi donc de ce doute que j’abrite
Et aspire au merveilleux qui partira vite
Vivre au milieu de l’absolu qui nous aspire.

Car je te donnerai l’or, l’encens et la myrrhe
Pour que les chagrins las n’abîment pas ton être.
Ferme tes yeux et vois au fond l’horizon naître"

Vous touchez en ces deux tercets le hiatus du sacré à l'instar d'un fond hadal comme une croisée, un étant fondé comme éminence.
Votre poésie essaie de maintenir cette lumière soignant tous les possibles en modernisant le sens des mortels aux immortels. Le sacré, le rituel sont à mon sens des sujets difficiles et votre poésie essaie d'éluder cet aspect salvateur en conservant ouverte la myriade des possibles.

Je n'ai pas retrouver, après plusieurs lectures , cette question de l'être et cet appel sur le divin.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   Robot   
4/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Il est de ces rêves aux accents de réalité que l'on aimerait poursuivre dans le merveilleux d'un monde différend.
Ici c'est l'espérance d'un retour à l'Éden qui est souligné.

Le traitement du thème me plait beaucoup. Un peu plus mitigé sur la composition du texte.

   Boutet   
4/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
Nous sommes en contemporain, je ne parlerai donc pas de la forme. J'aime bien les 2 quatrains contrairement aux 2 tercets que je trouve nettement de valeur moyenne.
En désespoir qui peinerait même les anges : beau trimètre.
Dont les champs dorés pareils à tes longs cheveux : très joli.
Dommage que le poème ne continue pas sur le même registre.

   Lebarde   
4/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Sachez Marjean que l'essentiel est d'être publié et pour une première, c'est réussi, bravo .

La catégorie n'est qu'accessoire mais celle que vous aviez revendiquée ne pouvait pas être retenue compte tenu des nombreuses entorses aux règles qui ont été signalées par ailleurs.

Sinon malgré ces imperfections et quelques maladresses dans l'expression, j'ai bien aimé cet approche en rêve d'un paradis auquel tout le monde idéalement aspire.

Le ton emprunt de poésie de ce "sonnet" n'ai pas déplaisant, il ne reste qu'à peaufiner la technique pour me convaincre totalement.


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