Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Vincent : Abandon
 Publié le 03/03/26  -  8 commentaires  -  544 caractères  -  113 lectures    Autres textes du même auteur

S'abandonner.


Abandon



Lorsque la nuit revient,
tu marches sur les étoiles
pour enfin te trouver,

Tu es le funambule
qui glisse sur la toile
de ton âme égarée,

Tu trouves sur le chemin
des étagères froissées,
emplies de tes mémoires,

Tes yeux se tendent au loin
et touchent le sacré,
enveloppant ta peau,

Tu entends tout ce bruit
frapper derrière la porte,
sombrant vers le néant,

Alors tu t'abandonnes
au reflet du regard,
encombrant ton destin.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   ANIMAL   
19/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
S'agit-il d'un rêve, de pensées, de sensations, de prescience pourquoi pas ?

J'ai bien aimé ce voyage nocturne, ce toucher délicat englobant la mémoire, la vue, l'ouïe pour composer un tableau racontant les abandons de l'âme au coeur de la nuit.

Le ton est à la fois léger et empreint d'un doux fatalisme qui convient parfaitement au sujet.

Une belle lecture pour ma part.

   A2L9   
22/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
j'aime beaucoup cette image des étagères froissées, elles sont comme les souvenirs qui se froissent, se superposent et disparaissent émiettées.
Le reste du poème est classique.

   Provencao   
3/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Vincent,

"Tes yeux se tendent au loin
et touchent le sacré,
enveloppant ta peau,"

Ce tercet à mon sens est la veritable clé de votre poésie. Il y a un éclairage, une assonance propre qui étoffe votre écrit par ce "Tu"..J'y ai lu une dévotion concise, avec ce mouvement intérieur de délivrance, de libération, d’évasure de l’âme à l’abandon.

Au plaisir de vous lire ,
Cordialement

   Robot   
3/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Le narrateur par ce tutoiement semble se parler à lui même dans un moment de laisser aller. Il se transporte sur des chemins oniriques vers des lieux ou rassembler ses souvenirs avant de les emporter avec lui par la porte qui s'ouvre vers le néant.
Une composition qui regorge d'images et de symboles.

   papipoete   
3/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
bonjour Vincent
D'abord, il y a ce que tu vois
D'abord, il y a ce que tu entends,
D'abord et finalement, il y a ce que tu ressens...
Et ce film se déroule la nuit, avec ces stars les étoiles, et un chemin qu'elles éclairent...attention, il y a des décors qui l'encombrent...étagères froissées emplies de tes mémoires.
NB un rêve extraordinaire, mais sans la moindre bête immonde, ni apocalypse, une voie avec issue.
les deux premières strophes me plaisent particulièrement.

   Passant75   
3/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
C’est la nuit, le chemin vers les étoiles est-il alors celui d’un départ définitif ? La question mérite d’autant plus d’être posée que l’âme s’égare alors. Sur ce chemin vers un ailleurs, tout le passé se déroule sous les yeux, mais un passé froissé qu’on imagine très proche d'être laissé derrière soi.

Au moment de ce départ, le regard porte au plus loin, vers un sacré fantasmé qui semble prendre possession du corps. Et la porte étant franchie, on laisse derrière le bruit de la vie, pour enfin se laisser aller, pour enfin s’abandonner.

Tout cela n'est que mon ressenti personnel. Il est évidement lié au choix des mots et des expressions, ainsi que du ton de ce texte.

Sur la forme, se parler en se tutoyant permet de sortir de son être pour le regarder, peut-être pour le voir prendre un passage vers un ailleurs libéré des mémoires de son passé. Peut-on aller jusqu'à évoquer l'image d'une dissociation du corps et de l'âme ? Allez savoir !

   Mangrove   
3/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
J'ai aimé le rythme et l'atmosphère de ce poème. Les strophes de trois courts vers contribuent à la sensation d'avancée, mais délicate comme d'un funambule.
Ce que j'ai moins aimé, ce sont surtout deux vers : "frappant derrière ta porte", que je trouve un peu maladroit, et "encombrant ton destin" que je comprends mal.
Mais dans l'ensemble on a déambulation rêveuse menant à l'abandon assez réussie.

   LeChevalier   
4/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
De vrais vers blancs (hexasyllabes ou moitiés d'alexandrins). On pourrait être tentés de voir des rimes entre les deux premières paires de strophes, mais c'est une illusion.

Je lis le texte comme une description du processus du sommeil qui nous entraîne dans tous les sens de notre vécu.


Oniris Copyright © 2007-2025