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| Polza
2/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Tant d’écrits ont été écrits sur la folie, il faudrait être fou pour vouloir tous les répertorier !
Je pourrais parler de « Folie et déraison. Histoire de la folie à l’âge classique » de Michel Foucault, le frère de Jean-Pierre. « Le Horla » de Maupassant, l’un des seuls livres qui m’a marqué au cours de ma courte scolarité, prémices de la prise de conscience de ma propre folie sûrement… (avec « La ballade des pendus » de François Villon) Et pour finir sur ma liste très très loin d’être exhaustive, ces mots d’Antonin Artaud dans son livre « Van Gogh, le suicidé de la société » : « C’est ainsi qu’une société tarée a inventé la psychiatrie pour se défendre des investigations de certaines lucidités supérieures dont les facultés de divination la gênaient… Antonin Artaud… » Parce qu’en ce qui me concerne, ce poème ne parle pas que de bégaiement, il parle d’une certaine folie (du narrateur, je ne mélange pas narrateur et auteur), c’est toujours plus doux que la démence. William Blake n’écrivait-il pas quelque chose du genre « Si le fou persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse » ? À ce moment de mon commentaire, j’ai envie d’écrire instinctivement, après le jeudi le mardi, pourquoi pas après tout… « comme un sacré fils » jeu de mots de Maître Capelo, j’ai plutôt bien aimé… surtout avec la continuité « sacrifice » pour la rime et le sens… « En fait, le plafond se penche pour m’empêcher de dormir. » J’ai connu cela aussi, ça fait peur ! Je ne peux noter cette poésie en prose, ce serait une vésanie de ma part ! Bon, apparemment les règles ont changé, il faut absolument laisser une appréciation pour l’écriture et pour le ressenti, je suis bien embêté avec ça, mais puisque je n'ai pas le choix! Édition Il est dommage que l’on ne puisse pas revenir sur son commentaire une fois ce dernier envoyé. Mais heureusement, il reste le petit bouton magique après publication ! Pour être tout à fait honnête, je trouve que ce texte a des moments de fulgurance, mais pas assez pour que je l’apprécie dans son intégralité. L’ensemble reste trop flou pour moi et je n’ai pas envie de me prendre pour Freud, Jung ou Lacan en spéculant ou en faisant une interprétation psychanalytique. J’aime le genre surréaliste pourtant, la preuve, il n’y a pas si longtemps, j’ai regardé tous les épisodes des Bisounours ! |
| Myndie
19/2/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Il y a dans ce texte de l'absurde, de la poésie surréaliste comme chez B Vian, notamment dans la description de cette pièce dont « le plafond de penche pour (l')empêcher de dormir ».
Mais c'est surtout un remarquable sentiment de claustrophobie et d'angoisse qui s'en dégage. Corps et âme internés, prisonnier de l'espace vide entre les murs, le personnage décrit, comme il le peut, son enfermement, sa solitude, son besoin d'exister et d'être aimé («j’envoie mes lettres de candidature, adoptez moi comme un sacré fils ») Dans ce qui apparaît comme un cauchemar éveillé, le temps n'existe plus (les soupes en boîte du petit déjeuner) et une menace semble planer, renforçant sa paranoïa (le Monsieur et son ombre). Et malgré une porte ouverte, le seul véritable moyen de s'évader est alors l'écriture, fût-elle de calendriers. L'écriture est à la fois simple et brut comme le langage d'un enfant : le titre notamment, des phrases brèves parfois sans verbe, un rythme rapide. Mais, je le relève à nouveau, elle est aussi, par son caractère fantasque, profondément poétique : « Être aimé par un volcan qui attend son sacrifice. » « Je veux être vidé comme une lettre d’amour. » J'ai beaucoup aimé. |
| Provencao
2/3/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour tentacule_du48,
"En fait, le plafond se penche pour m’empêcher de dormir. J’écris des textes qui servent de calendrier. Pas de sieste. Le matin n’existe pas, puisque je ne prends que des soupes en boîte, alors pas de petit déjeuner. Monsieur, sa présence passe sous la porte. Monsieur, son ombre traverse tous les escaliers, ceux qui descendent et entrent, et ceux qui montent et sortent." En cette finalité de cette poésie, l'allégorie et l'illusion ont à mon sens, une autre vérité pour nous aider à nous repositionner dans ce monde-ci. Le "Je" et " Monsieur" excisent un fidèle retournement : plus de contrôle qui éveillerait l'abord fantastique du réel, mais de dessiner une réalité allégorique et absurde qui le somme de chercher à mieux appréhender ce volcan, à dépasser, par la raison, les craintes que lui inspire sa propre incompréhension. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| papipoete
2/3/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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bonjour d'Oujda le poète
Je regarde le sol de ma chambre, juste en son milieu qui lui-même me regarde... je ne déjeune pas car le matin, je me nourris de soupe... j'attends curieux, alors que le plafond se penche comme pour m'empêcher de dormir... NB je ne pense pas que l'auteur écrivit ces lignes, en pleine possession de ses moyens ( Lexomyl ou autre substance nocive ) ? Cela m'arriva hier, ou demain de marcher sur le plafond, et me cogner la tête au plancher ; nul n'est à l'abri ! Mais je vois que chaque texte de notre ami, trouve ici un écho favorable, alors ce ne peut être qu'à cause d'un certain talent ? Je pourrais écrire ce que l'on opposa à un de mes derniers textes - où est la poésie - zéro effet de style - même pas de tonalité mais je n'ai pas ce penchant de vouloir blesser, alors je me dis que tentacule_du48, écrit différemment de ce que j'ai l'habitude d'écrire ou de lire ! j'aime bien " pas de fenêtre, moi, le cercle " je veux être vidé comme une lettre d'amour |
| Lebarde
2/3/2026
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Ce texte m'était déjà apparu très "déphasé" en EL et le fait qu'on lui ait permis d'atterrir ici dans une "chambre" sans "fenêtre" ne change rien à mon ressenti.
Moi le "Basique de base", pas souvent reconnu dans mes tentatives d'écriture, qui recherche toujours un brin de sens aux choses, une sensibilité dans l'expression et le choix des mots et accessoirement un peu de poésie... comment voulez vous que je ne me sente pas totalement mis à l'écart de ce "cercle au milieu du sol qui me regarde", et je suis démuni pour commenter ce genre de texte. Je ne comprends pas, donc n'aime pas et ne vois rien à dire de plus. Désolé. |
| LeChevalier
2/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
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Comment évaluer la qualité de l'écriture, à partir du moment où l'objectif de l'auteur est impossible à cerner ? "Aboutir" veut dire qu'on va vers un bout ; mais quel est le bout ici pour savoir si l'écriture est aboutie ?
Personnellement, je trouve que ce texte relève d'une manière d'écrire qui était à la mode au début du XXe siècle mais a très vite été dépassée. Si le surréalisme ne s'est maintenu que quelques années, c'est qu'il n'avait de séduisante que son idée ; la réalisation a bien montré que ce n'est pas vraiment un art, car l'art ne peut exister en dehors de la conscience. Ce texte suit un schéma très simple et clair. Il s'ouvre sur une description d'abord tout à fait réaliste, dans laquelle des éléments de plus en plus impossibles à imaginer s'immiscent. C'est la recherche de l'expression étonnante pour être étonnante et rien de plus. Cela n'est pas sans évoquer le culte de la métaphore, qu'on trouve dans d'autres courants, plus contemporains. Alors moi, je n'aime pas du tout. |
| Lariviere
2/3/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Tentacule,
J'ai trouvé ce dernier texte moins impactant que les précédents. Mon ressenti est donc en demi teinte. Toutefois j'apprécie encore le ton général et je me retrouve assez dans le com. de Myndie. Je trouve moi aussi qu'il y a une filiation avec l'absurde dans ce texte, comme souvent. Ca tombe bien, de Ionesco à Kafka en passant par Vian, j'adore l'absurde. Ca colle parfaitement à la condition humaine. Sinon, je me répète mais pour moi la poésie ne passe pas par le sens qui est toujours trop réducteur car il est étranglé par les chicanes finalement assez étroites de la raison. En plus du sens ici il y en a il me semble. L'analyse de Myndie (encore elle !) me semble plutôt pertinente pour comprendre ce que peut exprimer ce texte. D'ailleurs c'est rare qu'un poème n'ait aucun sens. Ce n'est pas parce que le sens échappe au premier abord, qu'il n'y en a pas et au passage c'est assez prétentieux sur sa capacité cérébrale de prétendre ça quand on ne comprend pas ce que l'on lit. Ensuite une poésie n'est pas et ne sera jamais une notice de meuble à monter. Ce qu'elle procure se situe bien au delà du confort intellectuel et de la compréhension immédiate. Ca doit remuer et interroger et nous remplir d'une certaine émotion qui ne passe pas souvent par les méninges. Ce texte réussi cela et la petite part d'énigme qui subsiste sur le pourquoi du comment est pour moi bien plus source de stimulation que d'irritation. Alors poème surréaliste ? Peut être, je ne sais pas. En tous cas, le surréalisme n'a pas du tout échoué dans son ambition artistique et il influence encore la plupart des auteurs dans l'air du temps. Comme tout courant il a ses tares et ses limites, mais il a contribué à aller de l'avant, à ouvrir d'autres voies, et à faire avancer les moeurs littéraires, picturales et surtout poétiques. En résumé, c'est un courant certainement plus intéressant et authentique que bons nombres de vieilleries complètement désuètes qui frôlent le ridicule quand on les lit aujourd'hui, mais bon... Ce qui est sur, c'est que ce texte à de l'audace et quand plus du plaisir de lecture qu'il procure à ceux qui aiment ce genre poétique, il y a une prise de risque dans l'écriture que je ne peux que saluer. Merci de permettre aux amateurs de ce genre de forme de passer des moments de lecture agréable ici et bonne continuation ! |
| Passant75
2/3/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Faut-il ou non qu’il y ait un sens ? Par ailleurs, le surréalisme, quand bien même il jongle avec l’absurde, dévoile-t-il un message ? Que de questions !
Maupassant reste très clair, même lorsqu’il écrit le Horla. Vian est tout aussi compréhensible sans difficulté quand il écrit L’écume des jours. Je reconnais quelque peu me perdre à lire ce texte présenté comme un poème en prose. Cela étant, certaines images sont assez parlantes, Les murs gris, sans fenêtre, peuvent s’éclairer sans intervention extérieure grâce (ou à cause) d’une lampe jouant les fantômes. Du « sacré fils » au « sacrifice », des jeux de mots jouent avec les sons et peuvent avoir un côté plaisant. Et la mort, se prononçant « la mour » s’associe dès lors avec la « lettre d’amour » vidée de toute substance. Quant au plafond qui penche, quel grand migraineux n’a pas eu un tel ressenti lors d’une grise invalidante ! Quant à l’ombre qui traverse des espaces, l’image du brouillard de la pestilence destinée à faire périr tous les premiers nés égyptiens lors de l’Exode Biblique s’est alors associée à mes pensées. Mais mon regard est passé sans s’arrêter sur les textes servant de calendrier, l’absence de sieste et les soupes en boîte. Allez savoir pourquoi ! Au final, un texte qui en dit moins qu'on pouvait espérer, mais qui pourrait faire resurgir, chez le lecteur, des souvenirs, voire des angoisses personnelles. Mais mon excès de rationalité m’a tout de même trouvé quelque peu perdu à la fin de ma lecture. |
| Robot
3/3/2026
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Si encore ce texte était proposé en brève littéraire ! Mais poésie en prose ?
Je ne trouve pas de poésie particulièrement frappante dans le texte lui même ni dans son développement. Des banalités trés souvent. Je me promène dans ma chambre. Ça m'arrive aussi ! Les murs sont gris. Et alors ? Puis des images qui se cantonnent dans un surréalisme forcé dont les ressorts ne me parlent pas. Et le titre ? A supposé que les 50% et les 30% se retrouvent dans le récit il reste 20% d'inexpliqués. |




