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Poésie contemporaine
MartinHer : Marcher
 Publié le 24/09/22  -  12 commentaires  -  790 caractères  -  219 lectures    Autres textes du même auteur

Penser au rythme de ses pas.


Marcher



Marcher
Marcher
Marcher
Marcher le vent de face
Sur la faim, dans la crasse
Dans la boue, sous la flotte
Contre trente mille hommes
À contretemps des bottes
Marcher pour quitter Rome
Aller de bourg en bourg
Habiter dans son sac
Tenir l'heure des cloches
Se laver dans les lacs
Sécher jour après jour
Dans un miroir de poche
Lorsque la pluie est dense
Fuir les médiathèques
Délogé en métèque
Par quelque triste engeance
Accumuler les pages
Des livres interdits
Peindre de noirs adages
Sur les murs des nantis
Traîner comme un Situ
Cartographie ses doutes
Au hasard des perdus
Puis reprendre la route
Parler peu
Parler seul
Et partir comme un Peul


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Queribus   
9/9/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

La bonne surprise du matin: un poème "moderne" mais compréhensible dans une langue simple habilement utilisée. J'ai particulièrement apprécié les trois premiers vers (marcher, marcher, marcher et les trois derniers 'parler peu, parler seul, et partir comme un Peul). L'ensemble du récit se déroule d'une façon logique avec de belles images poétiques. Je me demande mêle si en l'arrangent un peu, on ne pourrait pas en faire une chanson.

En tout cas, j’ai pris bien du plaisir à vous lire.

Bien à vous et à très bientôt j'espère.

   BeL13ver   
16/9/2022
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Ce poème est une longue accumulation de jeux de mots et d'images que je trouve inégale. La chute est de bonne facture, mais le reste ne m'a pas du tout convaincu. J'ai bien eu du mal à accrocher avec ce texte.

Je préfère retenir que vous avez bien - à mon avis - réussi à conclure ce texte ; dommage qu'il donne l'air d'être sans idée.

BeL13ver, en EL

   papipoete   
24/9/2022
 a aimé ce texte 
Pas
bonjour MartinHer
Votre pas m'entraîne derrière vous, et je suis votre plume qui n'en fait qu'à son encre, et de guerre lasse de ne pas être séduit par vos mots, je lève l'ancre !
Les jeux de mots, s'ils existent ici, ne me convainquent guère, et j'en suis bien désolé...

   Lotier   
24/9/2022
La route des Jacques (Jacques Lanzmann ou Jack Kerouac) n'est pas le chemin de St Jacques, il n'est pas balisé.
De ce poème, les accents de vérité poignent. Le rythme litanique s'y accorde parfaitement. J'ai bien aimé.

   Provencao   
24/9/2022
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour MartinHer,


Je n'ai pas du tout accroché à ce texte, j'ai trouvé le trait écrasant, balourd et assez indigeste.

Votre texte manque pleinement de construction, de travail . Vous avez me semble-t-il accumulé mot, écho, cliché...

Une autre fois!

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   senglar   
24/9/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour MartinHer,


Je vois effectivement cet homme marcher, je suis dans ses pas, dans ses heurts et cahots car cette marche est une révolte.
J'ai appris "Situ" que je ne connaissais pas bien qu'étant contemporain de mai 68.
Ainsi donc j'étais un Situ et je ne le savais pas, de coeur je m'empresse de le dire car marcher de la sorte est d'un coeur trop pur. Cette marche est Garibaldienne, dans quelque pays que l'on soit.
C'est sombre, cela écorche, c'est dramatique, c'est un océan de noirceur (dans un tout petit espace, quelle densité !) où j'ai entrevu cependant un rayon de lumière braver et traverser la pluie :
"Se laver dans les lacs
Sécher jour après jour
Dans un miroir de poche
Lorsque la pluie est dense"
Le combat est perdu, le Peul la solution
C'est abrupt !
C'est fort !
Devenons bergers... avec dans la poche un tout petit miroir.

   Donaldo75   
24/9/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour MartinHer,

J’ai aimé ce poème, je le dis direct comme ça sans me poser trente-six mille questions à deux balles. Pourquoi ? Parce qu’il se lit comme une chanson, un slam, de manière fluide et musicale. Les vers s’enchainent et ne semblent pas découpés à l’arrachée mais au contraire liés les uns aux autre comme une évidence mélodique ; j’insiste sur la mélodie que je ressens en lisant ce poème et non en le déclamant comme l’auraient fait dans un autre temps les récitants et les troubadours. La rime elle-même ne sent pas la récupération, le rattrapage aux branches d’un arbre chimérique, non elle sert la musique et appuie la mélodie.

Et j’adore les trois derniers vers.

Bravo !

   Ornicar   
24/9/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour MartinHer,

Oups ! Un poème coup de poing, comme écrit d'un seul jet, fait d'un seul tenant aussi, à la façon de ces pirogues taillées dans un tronc, sans aucun chevillage. C'est l'impression immédiate que je ressens à sa lecture, comme si votre texte répondait à une urgence vitale, une impérieuse nécessité. Aussi, je n'ai pas envie de l'analyser dans le détail. Je préfère me laisser porter par ce souffle, prêt à mettre les bouts, moi aussi.
J'adhère sans réserve au fond, à la forme, au ton.

Les hexasyllabes collent bien au rythme de cette marche rapide, nerveuse, ambitieuse, que Senglar décrit fort justement comme "garibaldienne".
De belles images sont exprimées sous forme d'allusions à peine voilées, mais qui ne sont pas lourdingues pour autant : "À contretemps des bottes / Marcher pour quitter Rome", les bottes comme un symbole des dictatures présentes ou à venir et le souvenir à rebours de la marche sur Rome de Mussolini. Voilà ce que je crois voir dans ces deux vers.
Jouissif comme un slogan de 68 : "Peindre de noirs adages / Sur les murs des nantis". Belle et puissante également, votre chute avec ses trois derniers vers jouant sur les sonorités : "Parler peu / Parler seul / Et partir comme un Peul"

J'entends ce texte incantatoire, cette ode à la marche au long cours, comme un appel à la liberté, à secouer les chaînes qui nous entravent, à quitter la sédentarité. Ce texte immédiatement conmpréhensible, ne cherche pas vainement à cultiver des images sophistiquées ou alambiquées. Il est un véritable bol d'air frais dans le paysage d'Oniris. Et ça fait un bien fou. Merci à vous.

Ornicar

   StephTask   
24/9/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Ah ! Marcher, comme l’homme qui marche de Giacometti, à la fois fragile et sûr de lui. Je trouve cette marche au pas de course, rythmée par des hexasyllabes convaincante… je ne sais pas si c’était l’intention de l’auteur mais ce poème est également pour moi une piqûre de rappel avec « accumuler les pages de livres interdits » . Il fait écho à la situation politique en Italie avant les élections législatives. La référence au situationnisme m’y a immanquablement fait penser.

Un poème moderne et politique que j’ai apprécié.

   Corto   
25/9/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Scotché !
A une époque où marcher est devenu ringard, ou réservé à quelque rêveur, vous nous entraînez dans un périple terriblement humain.
Quel est l'effort qui mobilise les exploits d'un bébé ? apprendre à marcher, poussé par la conviction que vu d'un peu plus haut le monde sera différent.

Paradoxalement dans ce poème "Marcher" n'est pas une sinécure, c'est une lutte pour la vie, pour un peu de reconnaissance, pour affronter ceux qui ne veulent pas voir, pour affronter le mépris
"Habiter dans son sac // Se laver dans les lacs // Délogé en métèque
Par quelque triste engeance // ...

Le final est amené presque comme une évidence:
"Parler peu d'une survie
Parler seul
Et partir comme un Peul".

Avec vous "Marcher" nous ramène à la recherche d'un essentiel.
Tout cela est très beau.
Bravo.

   Anonyme   
26/9/2022
Bonjour,

Je vois que votre poésie attire les contraires. Pour ma part, je vais rester neutre car je pense avoir bien aimé l'idée mais j'accroche moins au traitement télégraphique.

Merci pour la lecture gratuite et le temps que vous avez passé dessus.

PS : je n'ai pas trouvé ce que voulait dire le mot "Situ".

Anna

   Anonyme   
26/9/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour, l'avertissement d'usage pour mon ton, qui n'est jamais dirigé contre l'auteur. J'ai un ton. Ceci étant posé.

Je regrette les rimes, mais j'ai trouvé l'exercice réussi.

Les références (le situationniste, le Peul,...) distillées ne sont ni lourdes ni trop évidentes.
Amha, vous auriez du tenter le libre à fond, faire fi des rimes et aérer plus, pour accentuer l'effet chemin, marche, que je trouve finalement logique rimée plus je lis, ça donne un effet metronomique qui s'accorde assez bien avec le sujet.

J'ai apprécié marcher au fil de votre poème.

Un gros + pour le vers de fin. C'est beau de savoir finir avec élégance.

Merci pour le partage et au plaisir de vous lire.


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