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Poésie classique
Max : Un Fleuve sous la Glace
 Publié le 16/01/11  -  12 commentaires  -  2267 caractères  -  133 lectures    Autres textes du même auteur

Brisez la Glace...


Un Fleuve sous la Glace



Ces charmes éthérés dardent sans aiguillons !
Hautaine mais discrète et pleine d’élégance,
Elle est l’Humanité dans toute son Essence,
Et sa figure close ouvre en moi des sillons
Où s’engouffrent bientôt une vive attirance,
La fascination, le trouble du désir,
Et tous ces émois que, pour notre bon plaisir,
L’imagination nomme amour – folle errance…
Confus, je m’engourdis ; je rêve en soupirant :
Dois-je me réveiller pour fuir le Sortilège ?
Mais ce regard si froid… Ce teint comme la neige…
– Blancheur immaculée ! Œil trop indifférent ! –
Son air impénétrable atteint la Haute Sphère ;
Il repousse et protège avec le blanc des yeux,
Sous les iris obscurs, les secrets merveilleux
D’un Univers subtil à la vierge atmosphère…
Son visage impassible, à l’auguste beauté,
Emprunte au marbre fin les veines solennelles
Et campe une présence aux grâces éternelles…
Qui ne l’a jamais vu n’a jamais grelotté !
Toute l’émotion auprès d’elle est fraîchie !
C’est l’hiver dans son âme et je ne sais pourquoi :
Elle semble alanguie, espérant Qui ou Quoi ?
L’Être des voluptés ; l’Existence affranchie ?
Moi je suis là, frôlant cet esprit qu’elle clôt ;
Puisqu’il est idéal, son exigence est dure ;
Mais rien ne brille autant qu’un lac gelé d’eau pure,
Quand l’Astre est au Zénith ou quand la lune éclot…
Et si, pour le commun, sa pupille est celée,
Moi j’y croise souvent des éclats de couleurs
Qui m’évoquent le feu de quelques voyageurs,
Illuminant le cœur d’une steppe gelée…
Il est temps de s’unir : l’Univers embrassé
Par nos dignes regards, la sueur de nos fièvres
Et nos souffles mêlés sans que gercent mes lèvres ;
Voilà notre Destin, le Monde est fracassé…
Aussi nobles qu’égaux, nos êtres face à face
Ne peuvent se manquer ou même s’éviter :
Évident, le lien ne cesse d’inviter ;
C’est comme une onde sûre ; il faut briser la glace !
Les Miroirs en éclats, c’est le moment d’agir
Car l’ange s’est posé ; les fragments s’équilibrent
Quand la lumière est blanche et que les âmes vibrent :
Ses pommettes d’albâtre avec moi vont rougir !


 
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   tibullicarmina   
2/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Du bon et du moins bon. Un plus d'ors et déjà pour avoir tenté cette longue suite d'alexandrin : c'est assez rare.
Le sujet est rebattu (l'amante indifférente et froide comme de la glace, les désirs pressants de l'amant invitant à l'amour). La poésie précieuse du XVIIème l'a vingt fois épuisé. Mais le traitement de ce poème est intéressant.

Des détails, pour commencer :
- La première phrase est longue. Trop. C'en devient lourd. Et puis je n'aime pas la reprise de la rime -ance au 5e vers.

- "Et tous ces émois que, pour notre bon plaisir" : la césure n'est pas classique du tout. Elle est même très laide.

- "grelotté" est prosaïque et laid dans ce contexte. Dommage, car le vers n'était pas mal.

- "à la vierge atmosphère", "à l'auguste beauté", "aux grâces éternelles" : répétition, sur quatre vers, de la même structure. Pas très léger.

- J'aurais préféré "Confus je m'engourdis et rêve en soupirant". C'est plus léger sans la répétition du "je".

- Plus généralement, il y a peut-être un abus de la généralisation par l'emploi des majuscules : "Humanité", "Essence", "Sortilège", "Univers", "Qui ou Quoi"... Il y en a beaucoup d'autres. C'en est lassant, à la longue.

- "Dois-je me réveiller pour fuir le sortilège" est bien un peu prosaïque, à mon goût.

- idem pour "Ne peuvent se manquer ou même s'éviter" : prosaïsme, cheville et remplissage.

- le dernier vers est bon, mais ceux qui précèdent sont compliqués et alambiqués. Trop difficile.

Mais dans l'ensemble, ça se lit assez facilement et avec plaisir. De très beaux vers que je ne prendrai pas la peine de citer tous.
Mention spéciale pour
"Emprunte au marbre fin les veines solennelles".
"Mais rien ne brille autant qu’un lac gelé d’eau pure,
Quand l’Astre est au Zénith ou quand la lune éclot…"

   Anonyme   
6/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Je suis désolée de ne pas accrocher à cette poésie qui a trop d'emphase, qui est trop lourde de mots. C'est compact. J'ai trouvé que quelques mots étaient posés là comme des cheveux sur la soupe, "fracassé" par exemple.

"Voilà notre Destin, le Monde est fracassé…
Aussi nobles qu’égaux, nos êtres face à face
Ne peuvent se manquer ou même s’éviter :
Évident, le lien ne cesse d’inviter ;"

Pour briser la glace il aurait peut-être fallu un feu doux...

   Lechat   
8/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
L'amour difficile d'un "je" masculin pour un ange féminin.
Je trouve le texte très touffu à lire. La mise en forme manque d'aération (il faudrait à minima séparer les différents quatrains par une ligne vide puisque le texte est construit sur une suite de rimes a/b/b/a).
Le texte est également très solennel au niveau du style. J'ai eu l'impression de lire une imitation des textes classiques. Beaucoup d'images et de termes romantiques sont repris sans être renouvelés. Ce qui fait que le texte semble figé dans ce passé qu'il essaye de reproduire.

Globalement déçu pour ma part.

Désolé

   Lunastrelle   
8/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un texte assez dense, qui oblige plus ou moins le lecteur à lire avec attention plusieurs fois... Et la présentation n'arrange rien. Cela aurait été mieux si cela avait été disposé en quatrains.
Pour ce qui est du fond, il y a de bonnes choses, mais d'autres qui accrochent moins, et qui me semble un peu hors atmosphère du texte.
Je cite par exemple:

"Hautaine mais discrète et pleine d’élégance,": j'ai du mal avec la cadence imposée, et l'enchaînement. Pourtant, les assonances sont agréables.

"Où s’engouffre bientôt une vive attirance,
La fascination, le trouble du désir,
Et tous ces émois que, pour notre bon plaisir,
L’imagination nomme amour – folle errance…": ce passage est trop long...

"Son visage impassible, à l’auguste beauté,
Emprunte au marbre fin les veines solennelles": un peu trop commun par rapport au reste...

"Il est temps de s’unir : l’Univers embrassé
Par nos dignes regards, la sueur de nos fièvres
Et nos souffles mêlés sans que gercent mes lèvres ;": j'ai du mal ici aussi...

   colibam   
8/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème de belle facture, au style légèrement suranné qui nous offre un bouquet de délicieuses formules :
« Sous les iris obscurs, les secrets merveilleux »,
« Emprunte au marbre fin les veines solennelles »,
« Et nos souffles mêlés sans que gercent mes lèvres ».

Un petit bémol cependant pour l'utilisation de fraichie dans « Toute l’émotion auprès d’elle est fraichie ! », « lune éclot » ainsi que pour la fluidité heurtée dans les vers « L’imagination nomme amour – folle errance… », « Moi je suis là, frôlant cet esprit qu’elle clôt » et « Évident, le lien ne cesse d’inviter ».

   bulle   
10/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien
C'est une belle envolée lyrique qui s'entend là.

L'ensemble est très homogène, porté par des images qui appuient sur la musicalité, et inversement. L'harmonie est bien présente, et ces rimes embrassées en deviennent embrasées.

Je relève cependant ces deux vers :
"Et tous ces émois que, / pour notre bon plaisir,
L’imagination / nomme amour – folle errance…"

Il faut éviter de placer ce genre de monosyllabe (que - te - le - me, etc.) à l'hémistiche, au risque de casser le rythme. J'y entends là une licence pour introduire et appuyer l'incise, mais l'effet produit par l'incise suivante peut aussi alourdir. Petit bémol donc, qui, s'il semble justifié, dessert quand même la qualité et l'esthétique de ce(s) vers.

L'ensemble rattrape cet accroc, mais il ne passe pas inaperçu.

Une agréable lecture, quoi qu'il en soit.

   Leo   
10/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Un joli poème, qui souffre à mon sens de rythmes parfois saccadés sans véritable justification, comme apr exemple celui-ci "Moi je suis là, frôlant cet esprit qu’elle clôt ;", qui n'est ni un alexandrin "standard" ni un trirème, mais un rythme en 4/5/3 que je trouve personnellement désagréable. Je reprocherai aussi la répétition de mots "bateau", comme "moi" par exemple (en début de vers qui plus est, cinq vers en dessous de celui cité).

L'ensemble est agréable, mais la lecture laisse apparaître des imperfections rythmiques qui finissent par donner une impression de finition incomplète. C'est dommage, parce que le fond en lui-même, le souci de la justesse dans la métrique et l'écriture en général (avec un vocabulaire précis) sont de grande qualité.

   Anonyme   
16/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Max ! Une bien belle tirade classique avec toutefois quelques couacs qui alourdissent le texte, par exemple :
-"Et tous ces émois que, pour notre bon plaisir,"
Pas très légère cette tournure...
-hiatus de Qui ou Quoi au vers 23
-les diérèses de fascination, émotion et imagination, bien que conformes à la prosodie, ne sont pas (pour moi) un plus à la lecture
Quant au thème, cet éternel amour, il est pour moi intemporel sans pour autant être "bateau". Pourquoi ne pas le traiter comme tant d'autres avant nous ?
Que te dire ? Peut mieux faire sans aucun doute sans oublier que la perfection n'est pas de ce monde... Au plaisir de te lire. Amicalement, Alex
Ps J'allais oublier cette avalanche de majuscules qui ne sont sans doute pas toujours justifiées...

   Arielle   
16/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je me demande, je me demande vraiment si le narrateur parviendra à trouver les arguments capables de dégeler sa belle !
Sera-t-elle sensible à une telle pompe, une telle emphase ? Une telle lourdeur parfois :
Ah le "le blanc des yeux,
Sous les iris obscurs...
Qui ne l’a jamais vu n’a jamais grelotté !"
Je m'interroge encore sur le côté parodique de ces émois. Auquel cas je lui souhaite une sérieuse dose d'humour à la dulcinée !
Désolée, une autre fois peut-être tomberai-je sous le charme...

   Anonyme   
17/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pourquoi ne pas avoir aéré en formant des quatrains ? C'est vraiment trop touffu et n'aide pas à la lecture.
J'ai décelé de très beaux vers, comme ceux-là :
"Son visage impassible, à l’auguste beauté,
Emprunte au marbre fin les veines solennelles
Et campe une présence aux grâces éternelles…
Qui ne l’a jamais vu n’a jamais grelotté !"
et d'autres un peu mal fagotés.
Il y a du lyrisme. j'ai quand même du mal à me sentir émue. Un peu trop d'emphase, peut-être ?
Et je n'ai pas compris pourquoi affubler de majuscules certain nom communs, et pas aimé surtout.
Un peu mitigée, donc

joceline

   Miguel   
31/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Beau texte, avec des vers bien balancés et des images évocatrices. Il me semble toutefois que le pronom relatif "que", du vers sept, n'étant pas un mot accentué, ne peut figurer à la césure ; de même le "Qui ou Quoi", qui n'est pas sans charmes, présente un hiatus fort peu classique.

   Anonyme   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
"Un Fleuve sous la Glace" m'a laissé, hélas complétement de "glace".

Cet amoncellement de mots, est aussi froid qu'un iceberg.
Malgré plusieurs lectures, je trouve cet ensemble très confus,
l'aspect fait brouillon, le sujet monotone.

Peut-être avec un écrit un peu plus aéré, et un peu plus épuré, j'aurais pu être captivé.


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