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Poésie contemporaine
Pluriels1 : Les Rouges Fleurs d'un Rêve de Papier
 Publié le 17/01/11  -  7 commentaires  -  1076 caractères  -  143 lectures    Autres textes du même auteur

... L'après-spectacle.


Les Rouges Fleurs d'un Rêve de Papier



Vergers féconds des mots sur les hauteurs du temps
en la pleine foulée des mots divinisés,
un alphabet de vers coule, cascade vive
où la mémoire aiguë se récite ses chants.

Dansent des petits riens.

On se meurt à rebours en nouvelle naissance,
vivant rires et cris comme un appel à vivre,
le vide des fauteuils a ses murmurateurs
sous le plafond doré qui s'enfonce en sa nuit.

Dansent des petits riens.

Parfait désert marin d'un vide effiloché
au velours très éteint des rideaux refermés.
Les capots noirs, ouverts sur la scène du jour,
soufflent les vents puissants d'un immortel silence.

Dansent des petits riens.

Les mots restent décor au mur des souvenirs
sous des ombres d'acteurs à l'étonnant verbiage,
quand la salle applaudit, vide phénoménal,
les acteurs statufiés dans l'encre des affiches.




* capot : cache du trou du souffleur sur scène



(extrait de "À Côté" dans "AINSI LE MONDE")


 
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   Anonyme   
6/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Honnêtement, même si je reconnais la qualité de la plume de l'auteur, je suis très embêtée quand les mots deviennent si abstraits. Loin de moi de vouloir convaincre toutefois. J'accepte le contenu et affirme la qualité de cette poésie, techniquement. Mais je n'apprécie pas quand ça ne parle pas de façon plus directe. Il faudra accepter aussi mon absence de réception.

"On se meurt à rebours en nouvelle naissance,
vivant rires et cris comme un appel à vivre,
le vide des fauteuils a ses murmurateurs
sous le plafond doré qui s'enfonce en sa nuit."

   Arielle   
11/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ah, la mélancolie du "velours très éteint des rideaux refermés."
gracieusement évoquée ici par cette danse des petits riens !

J'ai aimé tout particulièrement les première et dernière strophes.

Un bémol pour cette nouvelle naissance qui résonne un peu redondant à mon sens et un autre pour la répétition "d'acteurs" dans la dernière strophe qui, sans cela serait vraiment parfaite.

   Lunastrelle   
12/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte qui ne me laisse pas indifférente, par le contenu surtout. Même si la forme et les mots ont été finement ciselés, travaillés, je trouve qu'il y reste un fond de spontanéité et de candeur qui leur vont bien. J'aurais aimé que ce côté là soit un peu plus présent c'est vrai, mais c'est déjà pas mal.
J'ai repéré le mot "acteurs" deux fois dans la dernière strophe, ça me gêne un peu, d'autant plus que l'on aurait pu s'en passer je pense... Avec une formulation différente...

   Coline-Dé   
23/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le titre m'a attirée... et si je n'ai pas trouvé dans ce texte ce qu'il promettait, j'y ai pris grand plaisir quand même : j'aime les détournements, l'inventivité qui règne ici, la façon chatoyante d'agencer les mots, de les décaler un peu : la poésie se glisse dans les interstices que tu laisses ( ou "vous", je ne sais jamais quel est le bon usage !)
Je suis sensible au thème évoqué mais plus encore séduite par le traitement et cette danse des petits riens.

   alalea   
14/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
''Dansent des petits riens.''
me plait vraiment beaucoup.....
pour le reste, j'avoue, n'y ressentir presque rien
je sens un peu l'histoire, mais pour le coup
il vaudrait mieux, pas un extrait, mais bien le tout...
sinon, j'avoue que de ton "À Côté" dans "AINSI LE MONDE"
je ne ressens que l'à côté et rien qui gronde....

   Nescience   
20/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J’ai bien aimé ces petits riens, ces rideaux refermés sur une vie qui palpite encore derrière, presque mais pas tout à fait immobile. J’ai eu un peu de mal à entrer sur cette scène désertée, mais à partir du deuxième quatrain, c’était chose faite.

Quelques petits bémols cependant. « vivant […] à vivre » dans le même vers, ça fait beaucoup de vie pour un silence tout de même. « qui s’enfonce en sa nuit » : je trouve ça un peu lourd comme formulation, mais peut-être est-ce voulu. « au velours très éteint », là, j’ai vraiment l’impression que le « très » est là pour que le compte soit bon. Il est éteint ou il ne l’est pas, il peut l’être à demi, mais très… ? Le « vide » revient trois fois en trois strophes (j’aurais préféré les quatre, quitte à devoir le répéter) et « acteurs » deux fois en une seule…

Je retiendrai surtout deux vers qui m'ont particulièrement plu : « le vide des fauteuils a ses murmurateurs » et « les acteurs statufiés dans l’encre des affiches ».

   Anonyme   
18/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'adhère totalement au rythme de cette mélodie! Les mots se répondent et chantent à mon oreille! Bravo à l'auteur


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