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Poésie contemporaine
Meaban : Banlieues
 Publié le 10/04/13  -  11 commentaires  -  896 caractères  -  250 lectures    Autres textes du même auteur

Dans le parc l’été sous le kiosque à flonflons, il y avait la fanfare qui jouait du Massenet.


Banlieues



Je sais bien qu’ils m’observent, assis sur les fontaines
J’y trottine vers l’oubli, en craintes effarées
Et leurs grandes silhouettes s’ennuient pliées de haines
Et mon regard hirsute n’ose pas les croiser

Ils sont venus de loin, dans le cœur de leur mère
Elles sont vieilles maintenant, effrayées comme moi
Tremblantes elles aussi en charpentes de verre
Rabougries par les ans, assignées sous leur toit

Et pourtant nous dansions en petites guinguettes
Où des hommes un peu rudes et parfumés d’usines
Virevoltaient nos cœurs en d’infinies bluettes
De ces heures immortelles, où la vie nous fascine

Je sais bien qu’ils m’observent, assis sur les fontaines
J’y trottine vers l’oubli, en craintes effarées
Et leurs grandes silhouettes s’ennuient pliées de haines
Et mon regard hirsute n’ose pas les croiser


 
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   tchouang   
29/3/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bonjour. je ne sais pas pourquoi ce texte est en "poésie libre". c'est du néo classique en vers rimés et comptés. bon, le troisième quatrain me semble bizarre syntaxiquement parlant... quel est le sujet de "virevoltaient" ? des hommes ou nos cœurs ? virevolter n'est pas transitif > on ne dit pas "virevolter un cœur" ? si ?

   Anonyme   
29/3/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce poème est très beau.
Certains seront peut-être génés par la répétition d'une strophe entière mais je trouve qu'entourer le passé du présent est une belle réussite.
La deuxième strophe est très touchante.
Particulièrement ce vers:
" Tremblantes elles aussi en charpentes de verre"
Mais c'est bien tout le poème qui est beau.
Félicitations

   Ioledane   
30/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Histoire d'une banlieue, histoire d'un être frêle en voie de disparation qui, tout doucement, l'a vue évoluer vers quelqu'un chose d'effrayant, qu'il ne comprend plus, qui ne le comprend plus.

Les images sont pour la plupart bien trouvées : les grandes silhouettes qui s'ennuient pliées de haine, le regard hirsute, les hommes parfumés d'usines ...

Certaines cependant me paraissent moins heureuses :
- "craintes effarées" : un peu pléonastique, non ?
- "ils sont venus de loin, dans le coeur de leur mère" : vu le sens j'aurais plutôt vu "depuis le coeur de leur mère" (et au passage j'aurais mis "mères" au pluriel)
- "de ces heures immortelles, où la vie nous fascine" : un peu plat.

De plus j'aurais apporté une ou deux modifications dans le dernier quatrain pour lui donner un peu plus de relief, au lieu de le reprendre à l'identique du début.

Mon impression générale reste toutefois très positive.

   Pouet   
10/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pas en "poésie contemporaine" ce texte? Je ne comprends pas vraiment les différents classement du coup. Pour moi "vers libres" ce n'est pas cela mais bon.

J'ai trouvé trop court pour ma part. Trois strophes finalement, la première et la dernière étant identiques. Ce sont d'ailleurs, ou plutôt c'est ma strophe préférée. J'aime bien notamment le "regard hirsute", sympathique.

Un poème un brin hermétique d'où s'échappe une ambiance toutefois.

Pas forcément très emballé, les banlieues ne m'inspirent pas cela, je les connais un peu. (je suppose que l'auteur aussi)
Mais ce n'est qu'un avis subjectif.

Bonne continuation

   brabant   
10/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Meaban,


Un poème qui ne se donne pas immédiatement ; j'ai dû courir du texte à l'incipit en m'appuyant sur le titre et aussi sur mon kiosque à moi sur la petite place attenante à la grand-place de mon village, rasé sur décision du maire en raison de sa non-modernité pour y installer un parking, ces âmes en fanfare étaient-elles devenues si encombrantes ?

J'imagine celui-ci dans un square en pointe d'une esplanade encadrée d'immeubles. Il a échappé à la mort là où pourtant la mort guette. sa faune a changé et tu nous y montres des jeunes désoeuvrés parce que la société a failli. Je lis la haine dans leur regard, des envies de casser et l'absence d'âme là où les hommes rudes des combats d'ouvriers guinchaient leur bonheur tout simple et se reposaient de leurs victoires, de leurs espoirs, de leur labeur.

Et si l'on rejouait du Massenet sous les charpentes dentelées des kiosques ? les banlieues brûleraient-elles toujours ? Ou bien assisterait-on à de nouveaux Noëls où Werther ressusciterait ?
On peut toujours rêver ! Lol

Joue-t-on du rap dans les kiosques ?

   marimay   
10/4/2013

   troupi   
10/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les banlieues d'avant et celles d'aujourd'hui...
Le temps n'arrange pas toujours les choses et les nouvelles banlieues sont là pour le prouver. Tant pis.
"Tremblantes elles aussi en charpentes de verre" Très belle image si évocatrice de la fragilité.
La répétition de la première strophe est plutôt une bonne idée.
Il me semble que la troisième strophe est un peu bancale dans son ensemble et mériterait d'être revue. Je conviens qu'en poésie on peut prendre certaines libertés mais des hommes qui virevoltent des cœurs. l'ensemble est tout de même pas mal.

   Rathur   
11/4/2013
 a aimé ce texte 
Pas ↑
“Je sais bien qu'ils m”observent” donne un ton mystérieux qui me rappelle “Le Horla” de Maupassant ou “La cafetière” de Gaultier ou Buzatti. L'entrée vers une aventure où la paranoïa s'active.

“Hirsute” renvoit au capillaire, non ? ...un “regard hisrsute” amène alors une image vraiment surréaliste ! Sans doute qu'il aurait fallu la développer ou poser un cadre équivalent à son étrangeté. Sans ce contexte, je la perçois surtout comme une maladresse. Le troisième quatrain, trop convenu, n'arrange pas la situation.

Du coup la tension dramatique de l'ensemble retombe comme un soufflé. Un ticket pour l'interloppe était proposé et on se retrouve dans les bornes du classique. Frustrant.

   ikran   
11/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

j'ai beaucoup apprécié ce poème parce que certaines expressions, telles "craintes effarées" sont pleines de sensibilité poétique. J'aime beaucoup aussi le fait que "virevoltaient" puisse être lié à "hommes" aussi bien qu'à "coeurs". Je ne sais pas si c'est fait exprès mais j'apprécie cela. Et l'angle du texte, vers les mères et les souvenirs, est une vision qui me semble bien ouverte.

   croquejocrisse   
11/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
je suis partagé, entre un effroi diffus qui fonctionne et qui me fait m'accrocher aux maladresses présentes sur la 3 ème strophe
il manque un morceau a cette production, cette troisième strophe ne fait que d'évoquer succinctement un passé dont le lien n'est pas évident avec le reste,
c'est quoi ces heures immortelles , j'aurais souhaité que cela soit développé
le cercle du propos n'est pas entièrement refermé en dépit du retour de la 1ère strophe, c'est bien cependant...

   David   
11/4/2013
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour Meaban,

Je trouve que le poème a beaucoup d'atmosphère : la lecture m'a immergé dans cette histoire, ce tableau plutôt, où juste je peux lire que quelqu'un traverse une place, la tête à des souvenirs. Il y a comme une culpabilité devant ces "grandes silhouettes", partagée même par leur propre mère... Je ne suis pas sûr, le singulier pose question parce qu'il est suivi d'un "elles" au pluriel et toute une suite d'accord au féminin pluriel. À part "mère", il y a ce "ils" qui est aussi décrit au féminin avec "grandes silhouettes". Il se pourrait que "mère" n'entre pas en jeu mais que "Ils sont venus de loin" et "Elles sont vieilles maintenant" soient du même sujet, décrit comme "ceux qui observent" et comme "grandes silhouettes".

C'est dommage d'employer cinq virgules et de ne pas noter la ponctuation finale ou de fin de vers, ça trouble la compréhension : Au 11ème vers, je pense qu'il y a inversion et que ce sont les "cœurs" qui virevoltent, mais on pourrait aussi bien choisir les "hommes" du vers précédent comme sujet.

Le poème est intéressant avec de beaux vers mais il y a un problème de lecture. Ce genre de vers s’accommode très mal d'une ponctuation par la mise en page, sans signes, et là avec quelques virgules qui se promènent, le texte ressemble quand même à un brouillon de ce qu'il pourrait être.


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