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Poésie libre
Meaban : C’est le grain de tes yeux
 Publié le 28/03/17  -  7 commentaires  -  1019 caractères  -  199 lectures    Autres textes du même auteur

Comment trouver un sens à l’univers : peut-être dans la prunelle de tes yeux.


C’est le grain de tes yeux



Au seuil des horizons vers les cimetières d’ondes, les fréquences béantes des gravités s’effondrent, et les temps s’immémorent

De ces étoiles géantes implosant tout à coup en broyant leurs neutrons dans d’effroyables chutes, le tout change le rien c’est le temps de la fin

Qu’est donc notre conscience ?
L’amour de nos enfants ?
Nos gorges qui se serrent et nos yeux qui s’embuent ?
Que deviennent nos peines et nos remords diffus ?
Où sont partis nos pères ?
Leurs bras qui nous serraient ?

Et ces chants magnétiques en formes de cantates
Qu’un maître de chapelle vendait pour le Dimanche
Et ces vieilles michelines courantes sur les rails
De petits chemins de fer nivelant la campagne

Sommes-nous simplement des poussières d’étoiles ?
À la merci d’un temps somme toute relatif

Éternels ou quantiques ?

Atomes ou énergie ?



Qu’appelons-nous lumière ?

"le grain de tes yeux"


 
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   lucilius   
8/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hormis "A la merci d'un temps SOMME TOUTE RELATIF" à la formulation, à mon sens, un peu trop mathématique, j'ai aimé ce regard introspectif sur le sens de la vie et qui puise sa réponse dans l'autre regard (son énergie vitale).
C'est un texte sobre, concis, écrit comme je les aime.

   PIZZICATO   
28/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
" s’immémorent " ???

Je suis mitigé sur ce texte.
J'ai apprécié la première strophe :
" Qu’est donc notre conscience ?
L’amour de nos enfants ?
Nos gorges qui se serrent et nos yeux qui s’embuent ?
Que deviennent nos peines et nos remords diffus ?
Où sont partis nos pères ?
Leurs bras qui nous serraient ? ", moins le reste.

"chants magnétiques en formes de cantates " pas très séduit par ce jeu de mots, du moins, je ne saisis pas trop son sens.

" Et ces vieilles michelines courantes sur les rails " j'aurais mieux vu courant sur les rails.

   Leverbal   
29/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je suis grand amateur de cette poésie qui philosophe. Les periphrases qui évoquent la vacuité de l'Eglise ou du Progrès m'ont beaucoup plus. En revanche je trouve un peu dommage qu'il n'y ait pas d'explication, pas de légitimité donnée au fait qu'un amour suffit pour donner tout son sens à l'univers. Comme s'il manquait un refrain à cette ode...

   Pouet   
30/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Un texte très musical.

Si on reconnaît bien l'écriture de l'auteur, elle se fait plus accessible que parfois.

J'aime particulièrement ce passage:

"Et ces chants magnétiques en formes de cantates
Qu’un maître de chapelle vendait pour le Dimanche
Et ces vieilles michelines courantes sur les rails
De petits chemins de fer nivelant la campagne"

Peut-être un peu moins sensible à la "poussière d'étoile", un peu convenue comme comparaison. Quelques répétitions aussi, "temps", "étoiles", "yeux"...

Mais dans l'ensemble j'ai bien goûté à ce poème doux et nostalgique, amoureux, sur fond scientifico-métaphysique.

Au plaisir

   Raoul   
1/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ne serions nous qu'ondes… J'aime bien "les gens qui doutent" comme dit la chanson, les curieux, les questionneurs. (Et d'ailleurs, n'est-ce pas ça la poésie ? "Voir"/transcrire et en douter…)
De très belles images où s'accouplent profane et sacré, qui charrient dit et non dit, tout en retenue. Ça parle en profondeur, de l'amour qui se tisse entre les êtres - cocon ou toile d'araignée - entre les lieux , de l'infirment petit au cosmos tout entier.
Ce "grain" est plus encore, c'est un "chemin".
Beau texte.

   Anonyme   
3/4/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Le titre m'a interpellé "C'est le grain de tes yeux", le regard n'est-il pas le reflet de l'âme.

Texte qui en apparence peut paraître d'une grande simplicité mais il n'en est rien, dans ce vocabulaire "léger", se trouve une grande profondeur de réflexions et d'émotions". Nous ne manquons pas de nous questionner tout au long de vie, sur ce qui nous fait et nous défait, sur ce temps qui nous est très limité qui nous est imparti, une richesse qui s'épuise inexorablement.

Je trouve que ce poème véhicule une belle philosophie, il porte un résonnement d'une grande sobriété.

Je retiendrai pour ce souvenir qui m'a amené un grand sourire, une joie intérieure :

" Et ces vieilles michelines courantes sur les rails
De petits chemins de fer nivelant la campagne "

Quel bonheur simple mais bien loin, aujourd'hui il faut parler "rentabilité", on se moque bien de la valeur humaine qui était véhiculé.

Et par dessus tout :

" Qu’appelons-nous lumière ?

"le grain de tes yeux"

C'est merveilleux, et réconfortant ... dans ce monde brutal

   Marite   
4/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Intéressant par le thème choisi ce texte est, à mon sens, plus une réflexion qu'un poème
La première phrase est très agréable à l'oreille par les mots choisis et le rythme des sonorités. La seconde phrase change de registre semble-t-il et m'apparaît moins harmonieuse et poétique
Les quatre vers suivant les six questions nous ramènent à ce monde matériel qu'il est plus facile d'appréhender, sauf pour le magnétisme dégagé par certaines cantates tout comme d'ailleurs certaines oeuvres d'art en peinture, sculpture ou encore tout simplement certains spectacles offerts par la Nature qui nous entoure. Impossible de quantifier ou d'uniformiser car chacun l'absorbe à des degrés différents.
Les expressions utilisées : "poussières d'étoiles" et "le grain de tes yeux" m'a rappelé un rêve fait il y a très longtemps. Une personne disparue et très chère m'était apparue en silhouette blanche lumineuse et s'était dissoute en "poussière de lumière" lorsque j'avais fait un geste vers elle. Alors peut-être est-ce cette "lumière" qui est la réalité fondamentale qui transparaît dans "le grain de tes yeux".


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