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Poésie libre
Meaban : Canicules
 Publié le 04/11/09  -  9 commentaires  -  821 caractères  -  160 lectures    Autres textes du même auteur

Une enfance où l'on ne se souvient que des étés.


Canicules



En été, les jardins ouvriers
Dessinent au long des voies ferrées
Leurs étendues démocratiques.

Là-bas, de petits hommes ployés
Sarclent à l'ombre des noisetiers
Et des poteaux télégraphiques.

En mirages ardents, l’air
Vacille sur l’horizon.

Les ballasts grésillent
Vapeurs de créosote.
Un long train lentement
Martèle les éclisses.

C'est l'heure des zéniths
Sous des ciels d'azurs
De ces jeudis d’étés
Par l'ennui cisaillés.

Aux pointes des clochers
En torpeurs immobiles,
Les girouettes assoupies
Pétrifiées et placides,
Rêvent aux pluies d'automne…

Et dans les rues abandonnées
Le dérailleur cliquetant
Sur mon vélo de communiant
Je vole, sur de vertes années.


 
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   Anonyme   
4/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai toujours un souci pour commenter les poèmes personnel: je me demande si il n'y a pas un risque d'abimer les souvenirs.

Si on prend celui ci: je le trouve très bon dans la forme et le fond. Les images sont simples, ressemblent au passé, mais sans l'aspect larmoyant que l'on trouve parfois.

La construction du texte me plait beaucoup, notamment dans le décalage constant entre les vers.

Mais j'ai un problème avec les trois derniers vers.
Certes, ils sont bien écrits, mais je les trouve parfaitement superflus. Le narrateur raconte son enfance, il ne me parait pas nécessaire de le préciser d'une manière aussi "forte".

Ca alourdit le texte, ça n'apporte pas grand chose je trouve.
Et j'en reviens à mon idée première: est ce que je ne vais pas abimer le souvenir?

C'est donc un beau texte, mais la fin le gâche ...

   jaimme   
4/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Joli poème, une belle musicalité pour moi, bien adaptée au contexte (sauf "télégraphiques").
Je trouve que le cadre est bien dessiné pour cet enfant qui paraît à la fin. Non, moi cela ne me choque pas. Sauf si on s'attend uniquement à un tableau. Je pense que les deux points de vue se défendent.
J'ai aimé: "Par l'ennui cisaillés." Et la première strophe.
J'aurais aimé soit un peu plus de recherche, soit un peu plus de simplicité, j'aime les deux, mais là on est à mi-chemin. C'(est juste mon goût.

Merci Meaban.

   Raoul   
5/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Poème contemplatif écrasé de soleil, évocateur d'odeurs et du bruit des activités artisanales lentes des hommes (jeux des consonnes).
J'aime la précision du choix du vocabulaire, voir technique, qui induit le milieu social et le travail de l'entourage ou la famille de ce regard d'enfant qui se souvient.
J'aime moins la strophe aux clochers, moins personnelle, plus attendue, plus carte postale…
Puis il y a l'envol des derniers vers nous sort de la rêverie nostalgique pour repartir…
Bien aimé.

   Anonyme   
5/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Très musical qui chante à l'oreille. J'ai bien ressenti bien cette atmosphère d'été, de chaleur. (Pas gentil d'ailleurs, j'ai froid, ça va être l'hiver)

J'aime particulièrement:

"C'est l'heure des zéniths
Sous des ciels d'azurs
De ces jeudis d’étés
Par l'ennui cisaillés."

un peu moins :

"En été, les jardins ouvriers
Dessinent au long des voies ferrées
Leurs étendues démocratiques."

Trop long à mon goût.

Un bien joli poème en tous cas. Très agréable. Sans accroc, qui roule sans problème.

Merci.

   Anonyme   
6/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
"Une enfance où l'on ne se souvient que des étés"

Oui c'est vrai. Ce poème me ramène en arrière (l'été donc) où j'allais en vacance à la campagne. J'ai beaucoup de souvenirs de ces étés d'enfance. Je crois qu'a une certaine époque, les jeudi étaient les mercredi d'aujourd'hui. Le jour sans école. (Mais je ne suis pas vraiment sûr).

J'aime le coté serein et descriptif de ce poème. Bon il ne s'agit plus là d'un regard enfantin mais plus d'un regard disons nostalgique, avec forcément un certain recul. Mais les souvenirs sont les souvenirs, et ici je pense qu'ils ont l'air bien retranscrits.

Un poème sans chichis et efficace.

   LiliBellule   
8/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Meaban

A moi aussi il me rappelle le passé et j'aime bien retrouver un peu de l'avant.

Le poème ne m'a pas conquise, mais je lui trouve de l'originalité dans le vocabulaire qui me plaît beaucoup.

à bientôt.

   FIACRE   
8/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La forme, en apparence simple, porte des mots techniques " créosote, éclisses " développant ainsi la métaphore filée du monde ouvrier en arrière-plan.
Le souvenir, au fond, bat le rappel d'un univers perdu qu'on aurait bien vu illustré par le Tati de mon " oncle ".

   David   
9/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Meaban,

Beaucoup de sons, de bruits évoqués dans ce poème, certains légers et d'autres non, à les imaginer. Les poèmes jouent plus souvent des couleurs, des formes et cherchent la musique d'une autre façon, j'ai vu aussi le jeu des consonnes : les Z, même sans trop forcer sur les liaisons, les P de la 5ème strophes... Un résultat singulier, une atmosphère de même.

   Anonyme   
4/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'art d'installer une ambiance.
Un jeu multiple sur les contrastes :

*mouvement et immobilité : les hommes qui travaillent, le train et le vélo qui roulent / la placidité de la girouette.

* nature et béton : jardins, noisetiers / poteaux télégraphiques...

* tradition et modernité : sarclage, clochers / voies ferrées...

...comme pour offrir une espèce de résumé du monde contemporain, à toute petite échelle, certes.

Plusieurs expressions font mouche : "étendues démocratiques", par exemple.

Une poésie de l'être humain que j'apprécie.


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