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Poésie contemporaine
Meaban : Quiberon 1942
 Publié le 10/02/11  -  6 commentaires  -  926 caractères  -  196 lectures    Autres textes du même auteur

1943 vers Quiberon sur la côte sauvage, un brave type loin de chez lui, un fusil à l'épaule, regarde la mer...


Quiberon 1942



Feldwebel

Comme un vieux feldwebel qui dodeline au vent
J’esquisse mon avenir au souffle du printemps

Qu’au for de mon éveil :

J’envisage sans toi...

Le chant de mes visions tourne comme des cantates
Qui résonnent souvent dans ces grandes casemates

Je dérive loin de toi…

Et mes pas sur le sable, des plages atlantiques
Effacent tendrement mes peurs hypothétiques

Je m’éloigne de toi…

Le grondement des houles assourdit mon regard
Vers ces écumes grises s’en venant de nulle part

J’y dessine ta voix.

Les oyats de la dune battent la démesure
Sous mes tempes en césure
Où chantonnent tes yeux

Sur ce chemin de garde un fusil à l’épaule
Rêver de toi m’enjôle :

Aux prisons de l’oubli.


 
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   Anonyme   
10/2/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir ! Je me représente très bien cette sentinelle allemande, soliloquant loin des siens sur une plage du Mur de l'Atlantique...
le thème est intéressant et je pense qu'on peut en tirer un très bon texte. Je ne trouve pas ici cette poésie que nous en sommes en droit d'attendre. Tous les éléments sont présents mais je crois que le poème est mal présenté et renferme beaucoup de maladresses :
-Qu’au for de mon éveil : ???
j’envisage sans toi...
- Rêver de toi m’enjôles: ???
Par contre j'aime bien :
Les oyats de la dune battent la démesure
Sous mes tempes en césure
Où chantonnent tes yeux
Peut-être que ce texte mériterait une petite remise en forme avant une nouvelle présentation ?

   Anonyme   
6/2/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Après avoir cherché la signification de "feldwebel" je suis resté interdit sur le sens du premier vers. Quelle comparaison !
J'ai buté ensuite sur "tendrement" qui est pourtant un joli mot mais que je n'ai pas trouvé naturel dans cette phrase, ou même "hypotétiques" sonne faux. Plus loin "les houles" aussi; Il n'y a que "des" houles en mer, pas sur la côte.
Au total, c'est une sensation d'effort qui me reste. Le texte n'est pas venu à moi, je suis allé le chercher.
1942 ? 1943 ?

   Raoul   
6/2/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Comment un mot déclenche… "Feldwebel".
Et l'on suit la naissance d'un texte divagations -pas tant que ça-, le temps à la voix d'oublier "sa" condition d'envahissant pour être un vague à l'âme.
Les images, tissées et signifiantes, ne parviennent pas à me happer (problème de distanciation?) pour moi, l'écriture reste trop en surface, descriptive.
Si c'est un déroulé d'idées, la structure n'est pas, pour moi, assez compacte, le découpage en strophes trop artificiel.
J'aime assez, en revanche le choix des assonances qui donne vraiment un sentiment de lointain, d'ennui, d'attente.
À l'oreille le vers deux me gêne, (j'aurais préféré un Je m'esquisse un avenir, par exemple…).
Dommage.
J'aime bien l'idée qui gouverne le texte, mais je ne parviens pas à m'approprier cette voix.

   wancyrs   
6/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien
La construction du poème rend bien l'émotion qu'il essaye de susciter. J'aime bien ces rimes qui reviennent avec le "toi" après ces strophes de deux vers, un peu comme les courbes d'un électrocardiogramme. Le rythme est cependant perturbé vers la fin avec cette strophe de 3 vers, où le troisième est un non-sens et inutile ; dommage !

   Lunar-K   
10/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ce poème transporte avec lui, et en seulement quelques mots, tout un paysage. Étrangement, c'est d'abord cela que j'en retiens : une ambiance, plus que les considérations du "feldwebel" qui me semblent davantage être présentes pour participer à cette atmosphère et lui conférer toute sa consistance.
Les vers sont efficaces, cohérents. On voit que l'auteur maîtrise, sans chercher à tout prix la tournure alambiquée.
J'ai aussi beaucoup apprécié la répétition du refrain, renouvelé à chaque fois, et qui donne au poème tout entier cette impression d'obsédante nostalgie.
Petit bémol cependant, mais qui ne vient peut-être que de moi : les "cantates". Lorsque je lis ce mots, je pense à un petit poème plutôt gai, ce qui tranche avec la mélancolie du poème et, plus particulièrement, du "chant de mes visions". Mais c'est peut-être simplement moi qui ne comprend pas bien le sens de ce mot.
Une très bonne lecture néanmoins...

   Charivari   
10/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
D'entrée de jeu, j'ai bien sûr pensé à...

Et la mer efface sur le sable
Le pas des amants désunis.

Je trouvais qu'il y avait la même ambiance, la même litanie, et une très belle mélodie dans ces mots nostalgiques. Je croyais à un poème d'amour, à ce moment là de ma première lecture.

Il n'empêche, j'étais quand même intrigué par un certain nombre de termes que je ne connaissais pas, donc je passe sur google pour regarder
Feldwebel -> adjudant en allemand / casemate -> bunker

Voilà que le sens du texte est différent... Et je comprends mieux du coup les "peurs hypothétiques", le "fusil à l'épaule", etc...

Du coup, ce n'est plus aux "feuilles mortes" que j'ai pensé, mais à "Barbara"

C'est un très beau texte, j'apprécie particulièrement l'association très fine entre la vue et le son, une vraie mélodie de couleurs tout au long du poème. Je regrette juste d'avoir dû recourrir au dictionnaire pour saisir le sens, je pense que que l'auteur aurait pu être un petit poil plus explicite, quitte à renoncer au terme "fedwebel" qui sonne très bien, certes, mais nous fait perdre quelque chose au niveau du sens. (de même, remplacer "casemate" par bunker, ou se débrouiller pour que le terme soit compris). C'est ce qui m'a empêché, au moment de noter le texte, de mettre`un + à la mention "très bien", d'ailleurs


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