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Poésie libre
Meaban : Serbies
 Publié le 02/12/10  -  6 commentaires  -  952 caractères  -  114 lectures    Autres textes du même auteur

À Mitrovica... ou ailleurs...


Serbies



Sous des ciels d’étain
Une pluie désespère d’absurdes maisons borgnes aux charpentes brûlées.

Dans ces chemins de guerre sarclés d’heures immobiles, espoirs enlisés
Elle transperce les flaques emplissant les ornières, tracées par les chenilles sur des arpents de boue.


Ils nous ont parqués là, fatales certitudes


Et pourtant nous rêvions de conquêtes faciles
Aux poussières de l’été que levaient nos convois
Nous étions jeunes alors et naïfs à la fois
Immortels et narquois en uniformes neufs.

Et s’éteignent maintenant, infertiles croyances
Où meurent des inconnus frappés de nos malchances
Les enfants de leurs femmes s’amusaient tout là-bas
Aux soleils flambants sous des cieux d’insouciances

Voici que maintenant nous nous tordons les mains
C’est ici le cimetière de nos pauvres destins.







 
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   Anonyme   
22/11/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour ! Un texte de plus sur la guerre diront certains ; sans doute, mais quand c'est pour la dénoncer, comme le fait de très belle manière l'auteur de ce texte, ce n'est jamais un texte de trop ! J'ai trouvé ici de très poignantes images qui reflètent parfaitement la folie des hommes....
J'aime surtout les deux quatrains et plus particulièrement celui-ci :

Et pourtant nous rêvions de conquêtes faciles
Aux poussières de l’été que levaient nos convois
Nous étions jeunes alors et naïfs à la fois
Immortels et narquois en uniformes neufs.

Bravo pour ce texte qui ne laissera personne indifférent...

   Marite   
25/11/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Le décor est planté avec les deux premières phrases ou strophes. J'ai aimé les mots qui, l'un après l'autre, déroulent et décrivent cette scène des lendemains de guerre, dans un camp de prisonniers j'imagine.
"Nous étions jeunes alors et naïfs à la fois
Immortels et narquois en uniformes neufs. "
L'expression "uniformes neufs" me gène et ne me paraît pas en harmonie avec l'ensemble de ces deux vers.
La lecture de ce poème est aisée, aucun mot inutile. Le rythme est en accord avec le fond je trouve.

   Anonyme   
27/11/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
un poème qui selon mon interprétation parle de désillusion d'un peuple frappé par la guerre, un sujet écrit avec beaucoup de pudeur mais reste poignant.

il va falloir revoir la ponctuation:
exemple après "fatales certitudes" il aurait été mieux de mettre un point, car à la suite le ton change.
et là aussi:

"Et s’éteignent maintenant, infertiles croyances
Où meurent des inconnus frappés de nos malchances
Les enfants de leurs femmes s’amusaient tout là bas
Aux soleils flambants sous des cieux d’insouciances

Voici que maintenant nous nous tordons les mains
C’est ici le cimetière de nos pauvres destins."

une lecture en apnée jusqu'à "nos pauvres destins"

ce que je veux dire c'est que dès qu'on commence à mettre des ponctuations, faut continuer à en mettre jusqu'au bout là où il y a besoin sur certains passages.

   Chene   
4/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonsoir

Je retrouve dans ce poème, un style qui me plaît, mêlant prose et versification avec un vocabulaire porteur d'images poétiques fortes.

Je ne reviendrai pas sur les remarques de ponctuation, j'en partage le ressenti et les "accrocs" dans la lecture que cela peut occasionner.

Cependant il me reste un ressenti très fort pour la première phrase et les quatrains.
Merci pour cette lecture

Chene

   Anonyme   
6/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Il est clair que ce texte fais passer quelque chose de fort, il très ( justement ) poétique, mais j'ai eu un peu de mal avec les 5 premières lignes, que j'ai trouvé un peu lourdes et pas très bien construites, mais la suite est très bien faite.
En revanche il faudrait penser à revoir la ponctuation, absolument ! Car la ponctuation, dans une poésie en particulier, influe beaucoup le lecteur sur ce que la poésie lui fait ressentir.

   Anonyme   
16/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème fort et dérangeant. Particulier, bien écrit même si par endroit je l'ai trouvé opaque et "arythmé".

"Ils nous ont parqués là, fatales certitudes."

Cette phrase je l'ai trouvée particulièrement forte.


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