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Poésie en prose
Melusine : D'ici et d'ailleurs
 Publié le 27/11/17  -  5 commentaires  -  931 caractères  -  121 lectures    Autres textes du même auteur

Rêves d'ailleurs.


D'ici et d'ailleurs



Le crépuscule aux sanguines métamorphoses, dispose de la fleur éclose du soir. Jusqu’à totale absorption. Celle-ci renaît aux antipodes, dans une pleine brassée d’aube à pistil. Aveuglante résurgence que cette mise au monde de la lumière. Intime rémanence laissant au cœur un souvenir cristallin.
Je suis là sans y être.
Je suis faite de jours qui s’enfuient. De noces de cristal aux pampilles de Pluie.


Un deux trois soleil. L’ombre s’amuse au droit des murs. Elle vit ici, au fil de ses imperceptibles marées. La force du rayonnement sèche les fanes. Lézarde le dessus des étendues diaphanes. Le soleil glisse, au plus profond des fentes évasées, son sein incandescent. L’horizon vacille. Le ciel immensément nu, se suspend au fil du temps. Sans nœud. Sans fin. Sans adieu.
Je suis là sans y être.
Je suis faite de sources enfouies. De chants muets. Du vol feutré des oiseaux de nuit.


 
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   papipoete   
11/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
libre
Vous lisant, je dirais d'emblée que votre texte est une " prose ", mais c'est vous qui décidez !
Au risque de me tromper, je vois parler une journée, avec son lever du jour, " l'ombre s'amusant au droit des murs ", et le crépuscule qui dispose " de la fleur éclose du soir " .
NB même si je suis hors sujet, votre poème rutile à mes yeux, et si j'étais peintre, votre vision inspirerait mes pinceaux !
papipoète

   BeL13ver   
15/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est plus, à mon sens, de la prose poétique, avec un système un peu hybride il est vrai.

Il semble évoquer de manière forte un monde étrange, presque poétique ; c'est ce que dit d'ailleurs la description. La musicalité, le rythme, les sonorités, tout éveille en lui de beaux et bons sentiments. Ce texte apaise, mais évite les pièges du lénifiant. Les paysages sont plus évoqués que réels ; ils apparaissent probablement de manière très différente en chacun. C'est ce qui donne sa force principale à ce texte.
J'aime particulièrement la dernière ligne, d'une puissance rare.

BeL13ver, en Espace Lecture

   Mokhtar   
27/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce genre de poésie a l'avantage de laisser le libre choix de tous les jolis mots de notre langue, "repêchant" les maudits de la rime et de la diérèse. Mais la pléthore des élégances disponibles ne doit pas évacuer le souci d'allier le beau au sensé.
"Tais-toi" me réponds le poète. Les mots sont les maitres. Ils régissent mes envols, ils m'aident à planer..
J'aime beaucoup l'idée de la fleur absorbée le soir pour une renaissance au soleil des antipodes. "imperceptible marée", pour l'ombre qui s'allonge lentement : très joli.

   PIZZICATO   
27/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le tableau est plaisant, serein.
Les images sont intéressantes pour décrire cette lumière qui s'estompe au crépuscule et renaît à l'aube.
" Le crépuscule aux sanguines métamorphoses " celle-ci, très visuelle.
" Le soleil glisse, au plus profond des fentes évasées, son sein incandescent."

   Marie-Ange   
29/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je vous ai lu, relu attentivement.

Et d'emblée, ce "je suis là sans y être", répétitif, provoque un questionnement, surtout lorsque viennent ces deux phrases :

"je suis faite de jours qui s'enfuient. De noces de cristal aux pampilles de Pluie".
"Je suis faite de sources enfouies. De chants muets. Du vol
des oiseaux de nuit".

Il me semble que l'essentiel réside là dans ce discours, presque dissimulé au milieu de ce décor fort bien décrit, qui attire le regard.

Peut-être me suis-je égaré, dans le labyrinthe de vos mots,
qui ne manquent d'être étrangement déroutants.

Cependant votre phrasé d'une certaine manière "courtise" mon ressenti, suffisamment pour créer cet enthousiasme qui déclenche ce ...


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