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Poésie contemporaine
Memere : De l’art de séduction en sonnet désuet
 Publié le 14/10/20  -  8 commentaires  -  750 caractères  -  140 lectures    Autres textes du même auteur

Une amusette en langage suranné.


De l’art de séduction en sonnet désuet



Je ne suis point manant accointeur de chamaille
Mais si fieffé faquin pavoise de m’occire
De son outrecuidance il déclenche mon ire
Pour céans rendre gorge pourfendu sur la paille.

Bien que sobre à l’envie, faire force ripaille,
Écluser des godets à finir par gésir
Est loin de me déplaire car j’aime à m’ébaudir
Quand j’ai bourse remplie de jaunets et cliquaille.

Aucunement paillard, je n’attente à séduire
Les drôlesses en mon lit m’aimant sans coup férir,
Qu’elles soient damoiselles ou de la gent merdaille.

Peu me chaut quelles fables ce jour vous puissiez ouïr
Sans aucune méprise c’est bien vous que j’aspire,
Devant l’autel ma mie, à prendre en épousailles.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
14/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le fait qu'une bonne quantité des vers de ce poème, sept si j'ai bien compté, constituent des dodécasyllabes parlés et en aucun cas des alexandrins, m'apparaît plutôt sympathique, cela accentue à mes yeux l'impression dépoitraillée générale apportée par le vocabulaire. Les rimes aussi me semblent assez cool !
Le texte est une amusette, je suis d'accord, une fin en forme de blague lui aurait mieux convenu à mon avis ; telle quelle, je trouve la fin assez plate.

EDIT : Texte commenté en Espace Lecture, repris ce jour pour rectifier une erreur de frappe.

   Mokhtar   
30/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Ce texte vaut uniquement, à mon goût, par sa recherche de vocabulaire ancien qui peut séduire les amoureux des mots dont je suis.
Je n’ai pas bien compris pourquoi le début des strophes 2 et 3 attribue au narrateur des vertus immédiatement démenties.
Une « , » après rendre gorge, me semble indispensable.
« aimer sans coup férir » « attenter à séduire » me semblent un peu impropres. J’aurais écrit « envie » sans le « e » final.
Enfin, proposé en néo-classique, ce sonnet comporte cinq ou six vers fautifs sur la métrique.
Poème sympathique, un peu catalogue, assez divertissant, et qui devrait pouvoir être techniquement affiné.

Mokhtar en EL

   papipoete   
30/9/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
néo-classique
même en langage suranné, votre poème n'oblige pas à s'énerver sur un dictionnaire, et l'on comprend que ne voici pas un chercheur de bagarre, mais qui ne rechigne pas à faire bombance. De bonne éducation, le héros ne cherchera pas à se laisser aller vers une ribaude, mais à séduire l'élue de son coeur !
NB comme c'est plaisant de lire un texte que l'on ne saurait comprendre, et qui au contraire même en " chinois " coule telle une onde tranquille !
Chaque strophe porte une note croquignolesque ( dans la première ) " j'suis gentil, mais faut quand-même pas m'chercher, sinon ça pourrait coûter cher à l'impudent ! "
on savoure vos vers avec grande gourmandise !
le 7e vers mesure 13 pieds
le 10e aussi
le 11e aussi
le 12e mesure 13 ou 14 pieds ( si diérèse )
le 13e mesure 13 pieds
les rimes en " ir " sont désaccordées
mais cela n'altère pas la qualité du poème !
papipoète

   Lebarde   
30/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Séduisant poème de ménestrel, trouvère ou troubadour, nos ancêtres poètes du moyen-âge, que l'utilisation d'une orthographe modernisée permet de comprendre sans trop de difficulté malgré les mots vieillots dont il est truffé.
On savait si bien manier la langue en ces temps anciens pour chanter et séduire les damoiselles.

Le sujet est de toutes les époques mais agréablement traité.

L'écriture est plaisante, surannée dans l'expression, mais c'était le but, magnifiquement atteint, fluide et tellement lumineuse, délicate et subtilement enjouée.
Bravo vous m'avez enthousiasmé.
Mais il eut été sans doute possible de faire un sonnet classique de belle facture qui m'aurait comblé, avec un peu d'attention et de rigueur dans la prosodie :

Dommage, les rimes ( merdaille/épousailles par exemple), mais surtout les trop nombreux vers bancals de 13 et même 14 syllabes risquent de faire perdre le néo-classique.
Vraiment dommage.

Je relis encore fois pour le plaisir.

En EL

Lebarde

   Donaldo75   
30/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
L'exergue prépare bien le lecteur à ce qui va suivre. Même si je ne suis pas fan de ce genre, je ne peux que saluer le travail de stylisation de ce poème dont la métrique, le rythme et la rime apportent de la couleur au propos. Je ne peux que féliciter l'auteur d'avoir su aborder la poésie néoclassique sous cet angle, amusant au demeurant.

   bipol   
14/10/2020
Bonjour

Sincèrement je ne sais à quelle époque

vous avez écrit ce texte

mais ça me paraît très lointain

bien sûr vous écrivez comme vous désirez

mais je ne rêve pas en vous lisant

   sympa   
14/10/2020
Bonsoir Memere,

Ce que je retiens avant tout, c'est le travail fourni et le résultat obtenu qui peut plaire à une certaine catégorie de lecteurs .

Pour ma part, je n'y connais et comprend pas grand chose en vieux français .
La lecture n'est pas si désagréable que ça puisque je me suis amusée ( sans trop capter) à lire ces vers étranges, mais pas inintéressants

Sinon, dommage pour les vers 4, 5, 7, 8 et 13- j'en oublie peut être- ( e non élidés donc 13 pieds) et les vers 10, 11 12 avec ces pluriels qui font aussi des vers de 13 pieds, bien que nous soyons en contemporain.
Avec ce vieux français, la catégorie classique aurait été , selon moi, plus adaptée .

Je ne me prononcerai pas niveau notation, n'ayant pas suffisamment de recul pour évaluer cette poésie, mais je salue le travail fourni et l'originalité du sonnet .

   pieralun   
15/10/2020
Jean Dujardin a bien obtenu un Oscar pour The Artist : un film muet en noir et blanc en 2012.
Personnellement je n’ai pas trop adhéré, pas plus que je n’adhère à votre texte.
Pompidou écrivit, dans une anthologie d’anthologie de la poésie, qu’il y avait une poésie de la langue française, une poésie de langue anglaise, une poésie dans la langue de Goethe, mais qu’aucune n’était traduisible tant la langue de la poésie recèle de subtilités. C’est pourquoi il se devait d’exclure de son anthologie les textes en trop vieux français, langue trop différente de celle des auteurs du 19 eme par exemple.

Mais vous montrez une certaine aisance pour l’écriture, essayez la poésie classique, vous devriez bien figurer


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