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Poésie contemporaine
MFAYARD : Comme un fruit mûr
 Publié le 19/11/19  -  16 commentaires  -  584 caractères  -  220 lectures    Autres textes du même auteur

Le temps ne fait rien à l'affaire.


Comme un fruit mûr



Tu es belle comme un fruit mûr
Dans une livrée de satin.
Et douce ainsi que le murmure
De la brise dans le matin.

Ton corps alangui sur la couche
A des paresses de félin
Qui ronronne quand on le touche
Et se cambre sous les câlins.

Quand l’aube à la chambre s’invite
Pour nous tirer de nos sommeils
Ses chatoiements coquins m’invitent
À toucher ses rais de soleil.

Ce soleil qui, aux jours d’été,
T'a mise nue dessus les draps
Aux simples fins de m’inviter
À me blottir entre tes bras.


 
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   Gemini   
29/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le fruit du pêcher ?

Ce poème a de vagues airs baudelairiens. Cette façon de célébrer la femme à travers les amours du poète/narrateur est touchante.
Le choix de la forme : quatre quatrains en octosyllabes donnent un supplément de délicatesse au message délivré. Le deuxième quatrain est particulièrement réussi. Sans dire que les autres le soient moins.

Quelques remarques pourtant ;
V3, il semble que le bon mot soit « comme ». Je pense que vous avez choisi « ainsi que » (moins juste) pour éviter la répétition de « comme », présent au v1. Mais je pense qu’avec le « Et » d’introduction cela ne gênait pas.
V4, je trouve la brise « dans » le matin peu naturel, comme si « dans » faisait cheville.
V14, de même pour « dessus » les draps. Il semble que le mot le plus naturel soit « sur »
V9,11 un même mot à la rime « s’invite/m’invitent ».
Quelques erreurs dans la ponctuation.

Mais ce ne sont que des détails pour un ensemble très réussi et bien agréable à lire.

   Michel64   
30/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Ton corps alangui sur la couche
A des paresses de félin
Qui ronronne quand on le touche
Et se cambre sous les câlins."

Beaucoup de sensualité dans ce quatrain et dans le reste du poème.

Même si certains vers sont déjà vus et revus,

"Tu es belle comme un fruit mur", "A me blottir entre tes bras.",

et que l'ensemble ne bouleverse pas le genre, ma lecture à été agréable et l'exergue "Le temps ne fait rien à l'affaire" nous dit bien que la sensualité n'a pas d'âge lorsqu'on aime.

Au plaisir de vous relire.

   cherbiacuespe   
2/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oh! La coquinerie que voilà!

Poésie à l'érotisme discret, une petite chose frivole, une déclaration d'amour croustillante et pour l'éternité. "Le temps ne fait rien à l'affaire" ou quand on aime, on ne compte rien et c'est vrai.

C'est superbement écrit, on aimerait avoir une telle légèreté dans ses propres mots. Les images choisies sont plutôt classique ("douce ainsi que le murmure, De la brise dans le matin") mais aussi ardentes, palpables si j'ose dire ("Qui ronronne quand on le touche, Et se cambre sous les câlins", "Ses chatoiements coquins m’invitent, A toucher ses rais de soleil"). "Belle comme un fruit mûr", quoi de plus évident pour mettre en évidence que le temps n'y peut rien.

Comment ne pas adhérer à une telle sensualité, un univers polisson comme on en rêve.

   papipoete   
3/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
contemporain
Le soleil est mon ami, et d'un clin de rayon illumine la chambre, où tu t'éveilles, nue sous la chaleur des rais divins.
Et je te regarde...
NB l'auteur, les yeux coquins nous dévoile le spectacle, auquel il a droit chaque matin ; ce nu qui enchante son regard et enivre ses sens... " belle est elle comme un fruit mûr "
Une jolie déclaration à la plume, pour dire sa contemplation à son aimée...
la seconde strophe est ma préférée " qui ronronne quand on la touche... " et ce dernier vers si tendre !
Des octosyllabes bien mesurées, aux assonances plutôt que rimes bien agréables !
papipoète

   Hananke   
7/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

C'est court mais très évocateur. Me rappelant un peu la chanson
de Pierre Perret : Quand le soleil entre dans la maison.
Un beau quatrain d'introduction qui pose de suite le décor pour donner
plus de consistance à la suite.
Un joli petit poème qui nous fait attendre le printemps ou l'été
avec encore plus d'impatience.

   grandin   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Du début à la fin, on est bercé par cette mélodie douce, ces belles métaphores, un érotisme "léger" par une description précise avec peu de mots. Vraiment bien écrit. Un régal.

   ANIMAL   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très beau poème qui célèbre l’amour à tout âge, puisque l’aimée est belle comme « un fruit mûr », ce qui change agréablement des odes aux fruits verts de l’âge tendre.

La sensualité est là, dans chaque vers, dans chaque geste, dans ces poses alanguies, pour un amour émouvant et sincère qui s’expose fièrement en pleine lumière sans craindre les (peut-être) quelques défauts venus avec la maturité. L’œil amoureux les transcende.

Je n’ai pas de passage préféré car tout le poème est superbe et charmant, équilibré, si visuel que l’on se sent un peu voyeur dans cette chambre de gens heureux.

La tendresse est au rendez-vous et c’est un plaisir de vous lire.

   sympa   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Très joli poème sensuel avec une petite pointe d'érotisme bienvenue.
Des vers charmants , une belle musicalité agréable.

" Ton corps alangui sur la couche
A des paresses de félin
Qui ronronne quand on le touche
Et se cambre sous les câlins."

Ce quatrain est superbe !

Belle déclaration à votre dulcinée

   Robot   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une écriture correcte, très fluide. Simple mais avec beaucoup de poésie.
Beaucoup aimé ce quatrain:

"Quand l’aube à la chambre s’invite
Pour nous tirer de nos sommeils
Ses chatoiements coquins m’invitent
À toucher ses rais de soleil."

   Provencao   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Quand l’aube à la chambre s’invite
Pour nous tirer de nos sommeils
Ses chatoiements coquins m’invitent
À toucher ses rais de soleil."

Un pur délice, ce poème où l'âge n'a nullement sa place, et donne une liberté totale dans ces étreintes.

J'en ai aimé l'ivresse des sens ainsi offerte en cette poésie câline et presque murmurée.

Perdre son âge, perdre son esprit ( Tu es belle comme un fruit mur), nous invite avec beaucoup de délicatesse "quand l'aube à la chambre s'invite".

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Vincente   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Le poème est agréable à lire, plaisant par ses images jolies, il s'offre à une assez goûteuse dégustation de l'advenue évoquée.

Le regard charmé du narrateur est touchant, nous lecteurs seront sensibles à apprécier cet amour qui ne paraît plus de jeunesse (cf. l'exergue "Le temps ne fait rien à l'affaire" et ce "fruit" qui est "mûr"…), mais, toujours réceptif à ses résurgences, va se réjouit de s'aimer, et plus puisqu'il y a affinités.

Au cœur de l'évocation suave, je trouve l'emploi de l'expression "tirer du sommeil" un peu rude, voire triviale, elle gâche un peu de la douceur de l'ambiance.

Ensuite j'ai particulièrement apprécié les six derniers vers ("toucher", "caresser" aurait été plus délicat, le corps de son amoureuse par le chatoiement des rais de soleil sur son corps est une très belle trouvaille) :

" Ses chatoiements coquins m’invitent
À toucher ses rais de soleil.

Ce soleil qui, aux jours d’été,
T'a mise nue dessus les draps
Aux simples fins de m’inviter
À me blottir entre tes bras.
"

   Lebarde   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà bien un joli poème délicatement et pudiquement sensuel comme j’essaie souvent d’en écrire, mettant en valeur les amours pleins de sensibilité et d’émotions qui peuvent unir les amoureux même quand le temps est passé par là.
Vous avez produit là un poème particulièrement réussi qui me plaît beaucoup, par la douceur, la simplicité et la tendresse des scènes décrites servies par des vers d’un érotisme maîtrisé.
«  Ton corps alangui sur la couche
À des paresses de felin
Qui ronronne quand on le touche
Et se cambre sous les câlins. »

Sur la forme, ces octosyllabes présentent bien quelques imperfections de prosodie sans importance, tolérées en contemporain, qui ne nuisent surtout pas à la poésie et la musicalité du texte dont la lecture évocatrice est très agréable.

Bravo et merci

Lebarde comblé et admiratif

   emilia   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une jolie poésie visuelle et légère, agréable à lire, dans la douceur de cette invitation matinale au temps suspendu d'un couple "blotti" amoureusement qui "ronronne" de tendresse et de sensualité..., même si le verbe "inviter" utilisé trois fois aurait pu trouver un synonyme...

   Davide   
19/11/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour MFAYARD,

J'aime l'idée d'un couple vieillissant ; cela confère au poème une toute autre atmosphère. Cependant, je trouve dommage que cette "idée" se fasse si discrète dans les vers, à tel point que sans l'exergue, elle ne me serait même pas apparue...

Un texte joliment suggestif, mais dont le traitement tombe dans la facilité et souffre de quelques maladresses :

v1 : "Tu es belle comme un fruit mûr". Une déclaration comme celle-ci me paraît difficile à appréhender ; comparer la beauté d'une femme à un fruit mûr me laisse perplexe, même revêtue d'une robe de satin. De plus, le mot "mûr" m'évoque davantage une femme d'âge moyen qu'une femme âgée. S'il était question de suggérer la vieillesse, il aurait été peut-être plus pertinent d'évoquer les ridules d'un fruit ou la pâleur de ses teintes...

v2 : J'ai eu du mal à comprendre en première lecture que la belle "livrée de satin" se référait à la femme et non pas au "fruit mûr" ; j'aurais écrit : "Dans CETTE livrée de satin" pour éviter la confusion.

v4 : un détail, le mot "dans" sonne étrangement dans le vers "la brise dans le matin".

v9 : "Quand l’aube à la chambre s’invite". L'aube s'invite DANS la chambre ; l'usage du "à", je crois, est une faute de français ou une extension de sens peu scrupuleuse. On s'invite à une fête, à un dîner ou à un bal (lorsqu'on n'y est pas convié) mais on s'invite dans une chambre.

v10 : "Pour nous tirer de nos sommeils". Le verbe "tirer" dissone ; j'aurais peut-être utilisé le mot "sortir", plus élégant.

v14 : J'aurais préféré "T'a mise à nu", plus imagé que "T'a mise nue", cette dernière expression objetisant maladroitement la femme aimée. Le "dessus" qui suit surajoute à cet effet.

Enfin, beaucoup de répétitions en peu de mots, souvent rapprochées, dont "dans", "quand" et "s'invite"/'m'invitent"/"m'inviter" (qui plus est, tous trois à la rime !).

Un poème qu'il faudrait peut-être retravailler, aux images un peu trop simples à mon goût, mais dont celle des vers 11 et 12 me séduit beaucoup : "toucher [les premiers] rais de soleil" qui pénètrent dans la chambre. En certains endroits, le poème rayonne autant que la chambre baignée de lumière...

   Francois   
20/11/2019
Le poème est plein de charme, et véhicule un érotisme de bon ton...

J'aime beaucoup le premier quatrain, d'une musicalité verlainienne :
"Tu es belle comme un fruit mûr
Dans une livrée de satin.
Et douce ainsi que le murmure
De la brise dans le matin."

Le second quatrain est assez réussi excepté le premier vers, un peu banal :
"Ton corps alangui sur la couche"

J'aime moins le 3ème quatrain avec sa répétition du verbe "invite" (à la rime, en plus)

Les premiers vers du 4ème quatrains sont charmants :
"Ce soleil qui, aux jours d’été,
T'a mise nue dessus les draps"
Mais dommage que le verbe inviter revienne une 3ème fois...

   BernardG   
21/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir,

ça démarre fort:
"Tu es belle comme un fruit mûr"
"Dans une livrée de satin"

ça se termine fort en douceur:
"Aux simple fins de m'inviter"
"A me blottir dans entre tes bras"

Tout s'enchaîne avec légèreté dans ce petit poème et cette légèreté n'arrive pas seule; elle sous tend évidemment du travail :)

J'aime bien cet érotisme léger qui suggère le désir au lieu d'imposer grassement, lourdement ses envies .....

Et puis, c'est bien foutu ce jeu avec le soleil, le fruit mûr et les chatoiements. Bravo

Bernard G.


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