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| papipoete
24/11/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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classique
Je nous revois, abattus de fatigue après l'amour que nous faisions, dans cette chambre éclairé d'un rayon rose de lumière. je revois dans ton regard, comme de l'effroi avant notre étreinte, et puis un ange passe et tu me regardes rassurée... NB une scène d'amour que nous connûmes avant que le poids des ans, vienne ranger bien sagement envies, et sueurs de plaisir ; je me souviens, et 40 ans plus tard te contemple toujours... j'aime bien le premier tercet, d'où monte cette impression de terreur...d'amour de plein-gré. en un vocabulaire si ordinaire, l'auteur nous conte un bien beau souvenir ! des alexandrins au Classique sans faute ( ten/si/on ) surprend quand même en 2025... papipoète |
| Cristale
24/11/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Un poème d'amour et de débats amoureux sur un sonnet parfaitement construit.
Que dire de la fougue et la passion qui anime ces deux tourtereaux sinon que la scène est bien représentée quoi que, la description olfactive me semble un peu trop … odorante ^^. Un "instant bizarre et merveilleux" plaisant à lire. |
| Lebarde
24/11/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Un superbe sonnet classique d'un érotisme doux.
Le sujet n'est certes pas nouveau mais vous avez l'art et la manière de le mettre en valeur avec une maitrise et un métier que "Isabelle", l'instigatrice active dans cette scène amoureuse ne peut être que séduite quand elle lira ces vers magnifiques: "L'amour et le repos te révèlent divine." Quel joli compliment. J'aime beaucoup et la forme de l'écriture ,d'une belle poésie, sans aucun accroc et le fond délicat et élégant de ce tableau charmant où se mêlent "une fauve senteur ;/ Un mélange puissant de cuir, de musc et d'ambre". De belles trouvailles. Bravo c'est super et j'apprécie. En EL Lebarde |
| Ornicar
1/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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De l'amour physique incarné, fait de chair, de corps, d'odeurs, de sudation et de songes. On est loin de certaines évocations florales, même si je ne déteste pas. C'est seulement une autre façon de traiter le thème, plus crue, mais non dénuée de charme et de poésie. J'ai beaucoup aimé la première stophe avec ses charmants "lézardeaux allongés sur la grève", ses "serments aussi doux que l'orgeat", son subjonctif à la rime. En tant que lecteur, j'ai vraiment l'impression que le temps est supendu, d'être dans un état second, de flotter dans les airs. Comme si cette strophe d'ouverture était en fait le dernier tableau du poème, succédant à l'étreinte. Et le second terme du titre : "le repos".
Un léger bémol au vers 5 ("Un moite rayon rose"). Je ne trouve pas l'inversion gracieuse et ne vois pas la plus-value qu'elle apporte au poème. Pourquoi ne pas avoir écrit tout simplement : "un rayon rose et moite" ? Il me semble que la métrique et les règles de la prosodie n'en auraient pas souffert. |
| Provencao
19/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Million,
"Désir mêlé d'effroi dans tes yeux, Isabelle, Lorsque la tension maquille ta prunelle ! Que j'aime cet instant bizarre et merveilleux…" Mon passage préféré S’il y a encore un désir, c’est un désir clos, offert à l'orbe des désirs de l’autre. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Anonyme
19/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Voiler,
décrire en dentelles les moments animaux, leur prêter un autre rythme, une lumière mystique... Ce n'est pas vraiment mon goût. Cependant, des vers m'ont parlé. Ils m'ont parlé d'un temps révolu (le subjonctif imparfait) ils m'ont dit que le rêve a sa pente et la promesse un parfum d'amande. Ils ont mêlé un ange à de l'effroi. ils m'ont dit son prénom. Et j'ai écouté. Bravo. |
| Boutet
19/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Un joli sonnet classique sur les ébats amoureux. Que dire de + simplement que je trouve la chute
un peu fade comparée au reste du poème mais ce n'est qu'une broutille. |
| Kirax
22/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour,
J'ai bien aimé ce sonnet, légèrement sensuel, mais surtout romantique. La métaphore saurienne est très imagée et agréable. C'est rigolo, pour des amants au sang bouillant, de l'avoir imagé par des animaux à sang froid. Le vers entre parenthèse fonctionne très bien pour moi, car effectivement le narrateur aurait désiré que le temps soit également mit... entre parenthèses. Il y a trois vers dédiés au sens de l'olfaction. Certains diraient que c'est beaucoup ; mais cela donne une pulsion presque animale au poème, en tout cas cela renforce le côté "exaltation des sens". "Lorsque la tension maquille ta prunelle !"... peut être que je me trompe, mais j'y vois quelque chose de très sensuel, peut être un orgasme ? Le regard se retirant sous le plaisir, trop intense. En tout cas cela serait cohérent avec le dernier tercet. D'ailleurs ce dernier tercet a ma préférence, car après la tension, l'excitation retombe et l'on peut se concentrer sur la beauté de choses, la perfection des corps, la finesse des lignes. Et voici les deux vers que je trouve les plus beaux : "Puis, quand l'étreinte meurt, un ange t'illumine L'amour et le repos te révèlent divine." Mais qu'on le se trompe pas : c'est tout le travail sur la versification qui me plaît, et je trouve le poème solide dans toute sa construction. Bravo. Cela me donne envie de... ... lézarder. |
| LeChevalier
27/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Je trouve que ce poème s'inscrit très clairement dans la lignée baudelairienne, tant par le fond (avec les parfums, le maquillage) que par la forme (avec les deux quatrains sur rimes différentes). L'astuce de croiser les rimes dans les quatrains a permis de conserver la même séquence de rimes féminines et masculines, ce qui est, à mon sens, nettement mieux que ce qu'auraient donné les rimes embrassées mais différentes. J'ai été un peu surpris par l'hémistiche "un moite rayon rose" où, il me semble, il y a un peu trop d'adjectif. La suite "de musc et d'ambre" me paraissait familière : après vérification, il se trouve que je l'avais déjà croisée dans "Le Melon" de Saint-Amant.
J'ai aimé les vers isolés (v. 2 et v. 11) qui viennent comme une sorte de commentaire. C'est aussi les seuls où apparaît le "je". Il me semble qu'un point d'exclamation ne serait pas mal venu avant la parenthèse fermante dans le v. 2. |
| Polza
10/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Je ne suis pas le plus technicien de ceux qui essayent d’écrire de la poésie en dilettante, mais ce sonnet m’a l’air parfait techniquement parlant. ». Je ne me souviens plus si dans un sonnet toutes les rimes doivent être riches ou si les rimes suffisantes sont tolérées.
D’ailleurs j’ai encore un peu de mal à discerner les rimes riches des suffisantes, les règles sont complexes (pour moi en tout cas). Pour Isabelle/prunelle et merveilleux/cieux, je pense qu’il s’agit de rimes suffisantes, mais à prendre avec des pincettes ! « Comme deux lézardeaux allongés sur la grève » j’ai bien aimé lézardeaux zallongés, c’est astucieux, me suis-je dit, avec désiré pour compléter le tout. « Un moite rayon rose illuminait la chambre Quand de nos corps montait une fauve senteur ; » Si Philippe Martinon considère l’inversion comme la principale de toutes les licences poétiques, en abuser peut selon moi nuire à la forme classique qu’est le sonnet, il faut l’utiliser à bon escient. « moite rayon « est à mon avis trop proche de « fauve senteur ». Je n’ai d’ailleurs pas particulièrement apprécié l’inversion fauve senteur. Suave senteur ou je ne sais quel autre adjectif m’aurait sûrement moins dérangé. J’ai bien conscience que c’est « fauve » que vous voulez exprimer, mais j’ai du mal avec ce passage. « Comme l’exhalaison d’un valeureux lutteur » là encore j’ai du mal avec ce passage. Autant le puissant mélange de cuir, de musc et d’ambre m’inspirait, autant j’ai beaucoup de mal à faire la comparaison avec un lutteur. Dans mon esprit, amour transpirant égal odeurs agréables et sensuelles, mais lutteur (aussi valeureux soit-il) égal transpiration dont j’ai envie de m’éloigner au plus vite ! Il y a quelque chose d’antinomique à mes yeux dans ce parallèle, mais cela n’engage que moi bien entendu. « Désir mêlé d’effroi dans tes yeux, Isabelle » puisque je parlais antinomique, j’ai également du mal à associer désir et effroi. Je ne saisis pas bien où peut se situer l’effroi dans l’acte amoureux ou dans le repos qui suit, mais quelque chose a dû m’échapper, j’imagine. Je ne sais si ce fait est inspiré d’une histoire vraie, il y a une date en exergue, mais bien malgré moi, Isabelle et prunelle égal association d’idées dans mon cerveau égal Isabelle a les yeux bleus (désolé pour la référence peu glorieuse). J’essaye de faire attention à ça quand j’écris. Il y a peu, j’avais utilisé le mot « libéré » dans un poème, il allait bien à l’endroit choisi. Mais au bout de je ne sais combien de lectures et relectures, j’ai pensé à « Libérée délivrée » de la reine des neiges. Le mal était fait, j’ai changé ma formule ! « Que j’aime cet instant bizarre et merveilleux » comment ne pas penser au cultissime drôle de drame avec Michel Simon et Louis Jouvet. Je trouve que bizarre ne va pas avec ce poème, mais encore une fois, c’est une affaire de goût personnel. Le dernier tercet conclut de très belle manière ce non moins beau sonnet dans son ensemble. |





