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Chansons et Slams
Million : L'oiseau de nuit
 Publié le 14/02/26  -  5 commentaires  -  1073 caractères  -  88 lectures    Autres textes du même auteur

Chanson et clip à venir bientôt…


L'oiseau de nuit



L'oiseau de nuit
Plane à Paname
L'aurore luit
Et tout se pâme



Ténébreuse bestiole
Dont mon cœur raffole
Fine anguille, babiole,
Pénétrante folle

Dans la cave, luisante
Comme un vers d'été
Éthérée, cabalante,
Magistral bébé


L'oiseau de nuit
Plane à Paname
L'aurore luit
Et tout se pâme



Où cours-tu, ma sirène ?
Reste, chante, ris !
Je fais de toi ma reine
Pour troubler l'ennui

Après la nuit qui chante
Vient le jour amer
Qui réduit les Bacchantes
En viles poussières


L'oiseau de nuit
Plane à Paname
L'aurore luit
Et tout se pâme



Tu fleures la saison
D'un premier avril
Je rentre en pâmoison
À l'ombre d'un cil

Je ferai de ton cœur
En pleine pénombre
Un réservoir de fleurs
Au paradis sombre !


L'oiseau de nuit
Plane à Paname
L'aurore luit
Et tout se fane


 
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   Provencao   
14/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Million,

"Où cours-tu, ma sirène ?
Reste, chante, ris !
Je fais de toi ma reine
Pour troubler l'ennui

Après la nuit qui chante
Vient le jour amer
Qui réduit les Bacchantes
En viles poussières"

J'aime beaucoup ce passage avec ce présent, passé qui se rapprochent, se mêlent.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   papipoete   
14/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
bonjour Million
" où cours-tu ma sirène ?...je ferai de ton coeur un réservoir de fleurs au paradis sombre !
Le genre de poème dont il ne faut selon moi, chercher le sens ; mais plutôt dire ce qu'il évoque.
Je vois un oiseau de nuit, fardé et mini jupe sur cuissardes, arpenter les trottoirs de Paname...que je déplacerais à Kiev, où pètent les bombes, où claquent des dents, les habitants de peur et de froid.
Et de cet oiseau rare, tomber éperdument amoureux...
NB une chanson sans musique, qui me fait à nouveau regretter nos chanteurs ( Pizzi et autre Djibedjan ) mais s'en inventant une, on peut fredonner sur ces lignes jolies.
" où cours-tu ma sirène " est ma strophe préférée.
Que l'auteur ( récent onirien ) ne m'en veuille point si je m'égare, mais j'interprète souvent un scénario.

   Donaldo75   
14/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Salut Million,

D'abord, j'attends avec impatience ce que promet l'exergue. Je ne sais pas quel style tu vas placer sur ce texte, genre la bossa-nova qu'on a eu un temps ici, les trucs jazzy ou alors parce que c'est Paname, du type cabaret. Qui sait ?

En tout cas, la chanson est réussie déjà sur le plan poétique. Elle ne s'encombre pas d'images à deux balles déclinées à l'ancienne quand poupou machouillait son Brassens dans le texte. Elle reste dans la lignée des textes rimés et s'avère quand même modernes parce qu'il a coulé de l'eau sous les ponts depuis la mort de Jacques Brel. J'aime bien le refrain.

Bravo !

   LeChevalier   
14/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Je crois que ce poème gagnera beaucoup grâce au chant. Il a peut-être même été conçu avec une mélodie en tête. Je ne suis pas expert en musique, je vais donc commenter uniquement le texte.

J'aime beaucoup le refrain, très organisé, très « ferme » pour beaucoup de raisons, dont je ne citerai que le parallélisme entre le 1er et le 3e vers.

Pour les couplets, je suis plus réservé. D'abord, métriquement, il me paraissent irrégulier (entre 5 et 7 syllabes, mais je penche pour 6.5.6.5). Ensuite, le premier quatrain a quatre fois la même rime, un hapax dans le poème (et, préférence personnelle, je n'aime pas les strophes monorimes). Je trouve aussi qu'il y a beaucoup de remplissage (comme dans « viles poussières » ou ce « magistral bébé » qui m'étonne à chaque relecture). Pour la rime « chante / Bacchantes », j'espère que vous ne prononcez pas avec la même consonne d'appui.

La strophe qui m'a le plus captivé, est celle-ci :

Où cours-tu, ma sirène ?
Reste, chante, ris !
Je fais de toi ma reine
Pour troubler l'ennui

La référence antique et le terme de royauté ont un charme intemporel ; l'accumulation de verbes à l'impératif est très réussie, comme la métaphore « troubler l'ennui ». Bref, pour le fond je trouve cette strophe tout à fait à la hauteur des grands romantiques du XIXe s. Des pédant diraient qu'une sirène ne court pas mais nage : c'est leur problème.

   Boutet   
14/2/2026
J'aime beaucoup les paroles. Dommage que la musique accompagnée de l'interprétation soient absents pour apprécier. Pas d'évaluation, j'attends avec impatience la suite pour éditer mon commentaire


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